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Ken le Survivant

manga
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Ken le Survivant
Image illustrative de l'article Ken le Survivant
Logo de l'édition française du manga Hokuto no Ken.
北斗の拳
(Hokuto no Ken)
Type Shōnen
Genre Science-fiction, post-apocalyptique
Thèmes Arts martiaux, combat
Manga
Cible
éditoriale
Shōnen
Auteur Buronson (scénario)
Tetsuo Hara (dessin)
Éditeur (ja) Shūeisha
(fr) J'ai lu, Kazé
Prépublication Drapeau du Japon Weekly Shōnen Jump
Sortie initiale
Volumes 27
Anime japonais
Réalisateur
Toyoo Ashida
Studio d’animation Toei Animation
Chaîne Drapeau du Japon Fuji TV, Animax
1re diffusion
Épisodes 109
Film d'animation japonais : Fist of the North Star
Réalisateur
Toyoo Ashida
Studio d’animation Toei Animation
Durée 105 minutes
Sortie
Anime japonais : Hokuto no Ken 2
Réalisateur
Toyoo Ashida
Studio d’animation Toei Animation
Chaîne Drapeau du Japon Fuji TV
1re diffusion
Épisodes 43
OAV japonais : New Fist of the North Star
Réalisateur
Studio d’animation Toei Animation
Sortie
Épisodes 3
OAV japonais : Shin Kyūseishu Densetsu Hokuto no Ken
Réalisateur
Takahiro Imamura
Studio d’animation TMS Entertainment, North Stars Pictures
Sortie
Épisodes 5 (3 films et 2 OAV)

Autre

Ken le Survivant, aussi connu sous le titre original Hokuto no Ken (北斗の拳?, trad. litt. : « Le Poing de la Grande Ourse »[1] ou plus précisément « Le Poing du grand chariot »[2]), est un manga de type shōnen dessiné par Tetsuo Hara et écrit par le scénariste japonais Buronson, prépublié à l'origine entre 1983 et 1988 dans le magazine Weekly Shōnen Jump de l'éditeur Shueisha.

Considéré comme une référence en matière de manga, ce titre a eu un énorme succès et a passé la barre des 100 millions d'exemplaires vendus dans le monde[réf. nécessaire].

UniversModifier

SynopsisModifier

L'histoire se déroule dans les années 1990[3] (ce qui était alors un futur relativement proche), sur une terre ravagée par une guerre nucléaire, ayant eu pour conséquence l'évaporation de la plupart des mers et océans, tout comme la destruction d’une grande partie de la végétation. Dans cet univers post-apocalyptique, les survivants sont soit d'humbles villageois s'efforçant de survivre, soit des bandits vicieux regroupés en gangs qui s'adonnent au pillage et à la persécution des villageois.

Cependant, un artiste martial nommé Kenshiro, dit Ken, un homme reconnaissable aux sept cicatrices qu'il porte sur le torse (formant la constellation de la Grande Ourse), a été choisi pour devenir le successeur d'une légendaire école d'art martial assassin, le Hokuto Shinken (北斗神拳?, l'art divin de l'Étoile du Nord). Au début de l'aventure, Ken ne cherche pas réellement à aider les villageois, mais au fur et à mesure que son étoile le guide, il se révèle comme étant le sauveur tant attendu par une population au bord du désespoir. Accompagné dans son périple par deux jeunes enfants nommés Bart et Lynn, Ken sera confronté à un grand nombre de gangs, et devra affronter deux de ses frères adoptifs, eux aussi disciples de l'art du Hokuto Shinken, et se mesurer à cinq des six maîtres de l'école concurrente Nanto Seiken (南斗聖拳?, le poing sacré de l'Étoile du Sud).

Avant de rencontrer son ultime adversaire Raoh (Raoul en version française), qui n'est autre que son frère ainé (adoptif), un aspirant conquérant qui a enfreint les lois de Hokuto Shinken (en refusant d'abandonner son art suite à la désignation de Kenshiro comme unique héritier, puis en employant le Hokuto dans un but de conquête), le parcours de Ken l'amène à faire face à une série de tragédies qui l'affectent profondément (disparition de sa fiancée, mort de ses frères d'armes, etc.)[4].

Plusieurs années après la mort de Raoh et de Yuria (Julia en version française), Ken effectue une seconde venue pour prêter main-forte à Bart et Lynn, maintenant adultes et leaders de l'armée du Hokuto, milice rebelle contre la tyrannie des troupes de l'Empereur céleste, commandées par un régent nommé le Gouverneur Jakoh. Ken se mesure alors aux maîtres de l'école Gento Kokken. Après la défaite finale de Jakoh, Lynn est enlevée et Ken doit traverser le seul océan restant pour se rendre sur les terres de Shura (修羅の国, Shura no Kuni?), aussi connu comme le Pays des Démons. Les terres de Shura sont d'ailleurs les terres natales de Raoh et son frère de sang, Toki. Ce pays est gouverné par Kaioh, le frère biologique de Raoh, qui est aussi dépositaire du Hokuto Ryūken (北斗琉拳, Le poing du dragon de l'étoile du nord?), une branche maléfique du Hokuto Shinken.

Après avoir retrouvé le secret du Hokuto originel (Hokuto Sōke), Ken se défait de Kaioh, sauve Lynn et libère le pays des démons. Enfin, Ken retrouve Ryu, le fils de Raoh, et le prend comme disciple pour faire de lui son successeur[5].

PersonnagesModifier

Article détaillé : Personnages de Ken le Survivant.

Écoles d'arts martiauxModifier

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Le récit recense trois types majeurs d'écoles d'arts martiaux, chacune possédant ses techniques spécifiques.

  • Le Nanto Seiken est une technique de coups externes visant à détruire par découpe ou perforation. Il en existe trois branches :
    • Nanto Roku Seiken (les six poings sacrés du Nanto), la branche la plus puissante ;
    • Nanto GoshaSei (étoiles de la Petite Ourse, les cinq protecteurs du général Nanto) ;
    • Hyaku Hachi Nanto Seiken (les 108 poings, au service du Nanto Roku Seiken).
  • Le Hokuto, dont il existe trois branches :
    • Hokuto Sōke no Ken (la branche d'origine, un seul héritier) ;
    • Hokuto Shinken (la branche principale, basée sur une expertise des points vitaux et visant la destruction de l'intérieur du corps de l'adversaire, un seul héritier). Cette branche a donné naissance à quatre lignées[pas clair] :
      • Hokuto Sōka Ken (famille Cao gardien de Wei) ;
      • Hokuto Sonka Ken (famille Sun Quan gardien de Wu) ;
      • Hokumon No Ken, créée par un ancien disciple du Hokuto Shinken qui n'est pas devenu l'héritier gardien du hokuto) ;
    • Hokuto Ryuken, la branche secondaire. A donné naissance à une lignée de descendance :
      • Kyoku Juji Seiken (poing du Ryukaken), inspirée des techniques de coups externes et tranchants caractéristiques du Nanto Seiken.

Parmi les autres écoles secondaires :

  • Le Gento Ko Ken, caractérisé par la projection de vagues d'énergie destructrice pouvant détruire les tissus de l'adversaire. Il n'en existe qu'une : Gento KoKen (trois généraux dans le manga, cinq dans l'anime).
  • Le Taizan Ken, qui est la plus jeune école, utilise une technique comparable au Nanto avec ses attaques par griffures, ainsi que la maîtrise d'armes spécifiques. Il en existe plusieurs branches : Le Taizan Tenroken (la plus puissante branche, un seul héritier, sa technique tranche et gèle en même temps).
  • Le Rakan Niôken, école qui fut créée il y a 2 000 ans, cet art fut interdit par l'empereur, ce style de combat étant considéré comme beaucoup trop violent, transformant celui qui le pratique en démon.

La technique du « Nanto » et celle du « Hokuto » sont opposées mais complémentaires, le « Hokuto » faisant exploser le corps de l'adversaire de l'intérieur, tandis que le « Nanto » le lacère de l'extérieur. Il est dit que la paix reviendra sur Terre lorsque le « Nanto » et le « Hokuto » s'uniront. L'école du « Gento », quant à elle, n'apparaît pas dans la première série.

Production et supportsModifier

HistoriqueModifier

Le dessinateur Tetsuo Hara a déclaré dans un entretien que l’idée originale du manga Hokuto no Ken lui était venue d’une suggestion faite par son éditeur, Nobuhiko Horie. Horie lui avait conseillé d’inventer un personnage d'expert en arts martiaux qui vaincrait ses ennemis en pressant leurs points vitaux. À l'époque, Tetsuo Hara connaissait quelques difficultés et n'arrivait pas à percer sur le marché du manga (sa première série, Iron Don Quixote, ayant été déprogrammée seulement dix semaines après son lancement[6]). Une version prototype de Hokuto no Ken fut publiée comme histoire courte dans Fresh Jump en , suivie de Hokuto no Ken II, une seconde histoire publiée en .

Les deux parutions furent bien reçues par les lecteurs de Fresh Jump. Le résultat d'un sondage parmi les lecteurs permit à Tetsuo Hara d'adapter son œuvre en une série hebdomadaire. Buronson fut assigné pour scénariser la version hebdomadaire. L'histoire fut réécrite, l'univers contemporain de la version originale faisant place à un univers post-apocalyptique fortement inspiré par le film Mad Max, et le protagoniste, Kenshiro, à l'origine un lycéen, devint un héros plus âgé et plus stoïque[7].

Le design des personnages est ouvertement inspiré par des références culturelles issues de domaines très divers. Ainsi, Kenshiro est basé à la fois sur Bruce Lee (d'où son célèbre « Atatatatatatatatata !! Ho wata !! » (あたたたたたたたたた!!ほぉわたぁ!!?)) et Max Rockatansky[7], le protagoniste de la série de films Mad Max. Toki évoque Jésus Christ, tant par son physique que par son sens du sacrifice et ses pouvoirs guérisseurs, de même que Shû qui périt suite à un long calvaire en portant non une croix mais la pierre supérieure d'une pyramide[réf. nécessaire]. Uda est une caricature de Boy Georges[réf. nécessaire]. D'autres personnages secondaires sont des caricatures de Richard Gere (Ein), Mister T. (un des frères Harn), Arnold Schwarzenegger ou Jabba le Hutt.[réf. nécessaire] Mad Max fut une grande source d’inspiration pour le manga, Kenshiro et Max Rockatansky connaissent d'ailleurs un type d’évolution similaire[réf. nécessaire] : au début, tous deux ne pensent qu’à venger leurs proches (Yuria pour Kenshiro et Jessie pour Max Rockatansky) ; au fur et à mesure, tous deux vont venir en aide aux plus faibles (comme dans Mad Max 2 et dans Mad Max 3) ; dans Mad Max 2, un gang de motards terrorise la population ; Kenshiro et Max Rockatansky sont habillés de façon similaire (gilet avec col en V, épaulette à l'épaule droite uniquement) et les antagonistes se ressemblent, notamment Jagi, un des frères adoptifs de Kenshiro, qui porte un masque métallique rendu nécessaire par une ancienne blessure, comme le Seigneur Humungous de Mad Max 2.

Au fur et à mesure que la série se développe, le personnage de Kenshiro est présenté comme un messie malgré lui, et les parallèles avec Jésus Christ se multiplient[réf. nécessaire] : à plusieurs reprises, Kenshiro fait preuve de compassion envers ses ennemis ; il est appelé le « sauveur » par la population qui a foi en lui ; les personnes qui croient en lui sont persécutées par le gouvernement ; il effectue une seconde venue et répond ainsi aux prières de la population qui l'invoque directement ; enfin, il subit une crucifixion dans la deuxième série avant de revenir grâce à une miraculeuse résurrection.


MangaModifier

Au Japon, la série est prépubliée dans le magazine Weekly Shōnen Jump de l'éditeur Shūeisha entre 1983 et 1988 et compte au total 245 chapitres qui, par la suite, ont été compilés sous forme de tankōbon. Au total, 27 volumes sont sortis. En France, les 27 volumes de la série ont été repris par les éditions J'ai lu et publiés entre août 1999 et novembre 2001. Pour fêter les vingt-cinq ans de la série, une nouvelle version française a vu le jour avec les éditions Asuka et Kazé depuis mai 2008[8]. Elle comprend 26 volumes au lieu de 27.

Une édition deluxe de 14 volumes voit le jour en 2006 au Japon par l'éditeur Shōgakukan[9]. La version française est commercialisée par Kazé depuis août 2013 pour fêter les trente ans de la série[10].

Le manga a fait l'objet de plusieurs autres séries dérivées :

  • Ken - Fist of the Blue Sky (蒼天の拳, Sōten no ken?, littéralement « Le Poing du ciel bleu »), Tetsuo Hara (dessins) et Buronson (scénario), 2001-2010
  • La Légende de Raoh (天の覇王 北斗の拳 ラオウ外伝, Ten no haō Hokuto no ken Raō gaiden?, littéralement « Le Roi suprême du ciel - Hokuto no ken, la légende de Raoh »), Yûkô Osada (dessins), 2006-2007
  • La Légende de Julia (北斗の拳 ユリア外伝 慈母の星, Hokuto no Ken Yuria Gaiden - Jibo no Hoshi?, littéralement « Hokuto no ken - La légende de Julia, l'étoile d'une mère aimante »), Akimi Kasai (dessins), 2006-2007
  • La Légende de Rei (蒼黒の餓狼 -北斗の拳 レイ外伝-, Sôkoku no garô - Hokuto no ken Rei gaiden?, littéralement « Le Loup affamé bleu-noir - Hokuto no ken, la légende de Rei »), Yasuyuki Nekoi (dessins), 2007-2009
  • La Légende de Toki (銀の聖者 北斗の拳 トキ外伝, Shirogane no seija - Hokuto no ken Toki gaiden?, littéralement « Le Saint d'argent - Hokuto no ken, la légende de Toki »), Yuka Nagate (dessins), 2007-2008
  • La Légende de Jagi (極悪ノ華 北斗の拳 ジャギ外伝, Gokuaku no hana - Hokuto no ken Jagi gaiden?, littéralement « La Fleur atroce - Hokuto no ken, la légende de Jagi »), Shin'ichi Hiromoto (dessins), 2008-2009
  • La Légende de Jyuza (彷徨の雲 北斗の拳ジュウザ外伝, Hôkô no kumo - Hokuto no ken Jūza gaiden?, littéralement « Le Nuage errant - Hokuto no ken, la légende de Jyuza »), Kakurai Missile (dessins), 2010
  • Kinyoku no Garuda – Nanto Goshasei Zenshi, Yoshiji Yamaguchi (dessins), 2013[11],[12].

AnimeModifier

Séries téléviséesModifier

En 1984, le manga est adapté en série télévisée d'animation par la Toei et diffusé sur Fuji TV. Le succès de la série engendre deux ans plus tard son adaptation en film d'animation. Deux séries télévisées ont été créées : une première de 109 épisodes et une deuxième de 43 épisodes.

En France, la première série est diffusée à partir d' sur TF1, sous le titre Ken le Survivant, attribué par AB Productions et éloigné du titre d'origine. La diffusion est interrompue après le 84e épisode pour raisons de censure. Par ailleurs, l'épisode 35 est longtemps resté inédit en version française, non doublé à l'époque à cause d'un problème technique.[réf. nécessaire] Des épisodes en version originale sous-titrée, réalisés par des amateurs, ont circulé sur Internet, incluant les épisodes inédits en France. En 2005, AB Productions a finalement fait doubler l'épisode manquant sous le titre Le Frère renégat, par une nouvelle équipe, les acteurs du doublage d'origine n'ayant pas été rappelés. Les épisodes 85 à 91 ont été diffusés pour la première fois en 1996 sur AB Cartoons, les 18 derniers (92 à 109) restant alors officiellement inédits, n'ayant pas été doublés. En 2005, une nouvelle édition DVD voit le jour, contenant uniquement la série en version française. Pour cette occasion, les 20 derniers épisodes devaient être doublés par d'autres acteurs, mais cela n'a pas abouti. Le , les épisodes 92 à 109 qui restaient inédits ont été remastérisés et doublés par AB, puis diffusés sur la chaine Mangas[13] du au [14]. Le doublage de la première série en version française est donc désormais complet.

La deuxième série n'a jamais été doublée en France et n'existe qu'en version originale sous-titrée.

Films d'animation, film live et OAVModifier

Une première adaptation de la série en film est réalisée par Toyoo Ashida et diffusée le au Japon[15] et en 1991 aux États-Unis ; le titre de la version française est Ken le Survivant, le film. Le manga n'étant pas terminé à l'époque, le scénario a été modifié et condensé pour les besoins du film et l'histoire s'arrête après le premier combat contre Raoh. Deux fins existent : la version française comporte la fin cinéma d'origine au cours de laquelle Raoh émerge victorieux du combat et épargne Ken à la demande de Lynn, c'est la fin disponible dans toutes les versions étrangères au Japon ; la seconde fin n'est disponible qu'en version japonaise (à l'exception d'un DVD malaisien qui, bizarrement, comprend cette version) et est une version remaniée par rapport à la version cinéma : aucun vainqueur n'émerge du combat final, les deux "frères" se retrouvant K.O. (soit une issue plus conforme à celle de leur premier combat dans la série)[réf. nécessaire]

En 1995, un film américain en prise de vue réelle est réalisé par Tony Randel. Cette adaptation est généralement très mal accueillie, au point de figurer parmi les « nanars » chroniqués sur le site Nanarland[16]. En France, le film est sorti en réédition DVD sous le nom North Star : La Légende de Ken le Survivant.

En 2002, une série de trois OAV voit le jour sous le nom de Shin Hokuto no Ken. L'histoire de ces OAV se déroule après les deux premières séries :

  1. La Forteresse idolâtre
  2. La Technique interdite
  3. Tout le poids de la compassion.

En 2005, North Stars Pictures annonce une nouvelle série de trois films et deux OAV du nom de Fist of the North Star (真救世主伝説, Shin Kyūseishu Densetsu?, trad. litt. : Fist of the North Star : La Légende du véritable sauveur). Ce projet reprend le manga original avec quelques modifications scénaristiques et de nouveaux personnages :

En 2006 est annoncée la mise en production d'un court métrage en images de synthèse. Des images montrant Kenshiro et Raoh sont révélées[réf. nécessaire]. Ce court métrage, de 15 minutes, résume l'essentiel du combat final entre Kenshiro et Raoh, avec un épilogue où Kenshiro s'éloigne en portant Julia dans ses bras[réf. nécessaire].

DoublageModifier

Personnages Voix japonaises[21],[22],[23] Voix françaises[21],[22],[23],[24]
Film 1[21]
Kenshiro[25] Hiroshi Abe Frédéric Souterelle
Reina Kō Shibasaki Julie André
Raoh Takashi Ukaji Pascal Casanova
Shû Hōchū Ōtsuka Marc-Antoine Frédéric
Souther Akio Ōtsuka Bruno Moury
Bart Daisuke Namikawa Nicolas Beaucaire
Toki Kenyu Horiuchi Renaud Heine
Soga Unshou Ishizuka Fabien Jacquelin
Lynn Māya Sakamoto Isabelle Volpe
Yo Yuzuru Fujimoto Jacques Albaret
la narratrice Kō Shibasaki Claudine Grémy
Film 2[22]
Julia Yuriko Ishida Marie Diot
Ryaku Katsuhisa Houki Gérard Rouzier
Balga Masaki Terasoma Jean-Bernard Guillard
Fudô Daisuke Gouri Loïc Houdré
Ryuken Chikao Ohtsuka Jacques Albaret
Girack Masanori Takeda Patrick Noérie
Film 3[23]
Julia Yuriko Ishida Marie Diot
Gades Tetsu Inada Christopher Ambomo
Shin Takuya Kirimoto Frédéric Popovic
Jugai Rikiya Koyama Francisco Gil
Amo Hiromi Konno Gabrielle Jeru
Cisca Shozo Iizuka Jean-Bernard Guillard
Garuma Tesshô Genda Loïc Houdré
Fugen Takeshi Aono Olivier Angèle
Jinia Shigeru Chiba Patrick Noérie
Yaman Keiichi Nanba Serge Noël

MusiquesModifier

Les génériques d'ouverture de la série d'animation s'intitulent Ai wo Torimodose (épisodes 1 à 82) de Crystal King et Silent Survivor (épisodes 83 à la fin) de Kodomo Band (ja). Les génériques de fin s'intitulent Yuria… Forever (Yuria… Eien ni) (épisodes 1 à 82) de Crystal King et Dry Your Tears (épisodes 83 à la fin) de Kodomo Band. La bande-originale s'intitule Hokuto No Ken / Fist of the North Star Original Songs (1987).

Le groupe de métal parodique Ultra Vomit a repris le thème du film dans son titre Keken, quatorzième titre de l'album Panzer Surprise, sorti en 2017.

Controverse et censureModifier

Particularités du dessinModifier

Selon Yoshio Takami, qui a produit l’anime, celui-ci s'adressait aux adolescents à partir de 16 ans. La série utilise les codes des histoires de samouraïs, par exemple les duels chorégraphiés.

Les coups donnés par les héros de la série ont généralement pour effet de faire imploser leurs adversaires (pour les adeptes du Hokuto Shinken), non pas sous la force des coups mais en frappant les points vitaux, comme s'il s'agissait d'une sorte d'acupuncture de combat, ou encore de découper leurs adversaires (pour les adeptes du Nanto Seiken). Dans la première série, les gerbes de sang résultant de ces techniques sont rendues sous la forme de jets de lumière blanche pour en atténuer l'effet « gore ». Il arrive a contrario qu'un effet de transparence évoquant une radiographie mette en évidence les destructions internes occasionnées, comme le bris du squelette ou l'éclatement des organes. Dans la version française, Ken ponctue souvent un coup fatal du Hokuto Shinken par la phrase rituelle « Tu ne le sais pas encore mais tu es déjà mort », avec parfois l'apparition d'un compte à rebours matérialisant l'irréversibilité des effets destructeurs de la technique.

ViolenceModifier

Au Japon, le manga était publié dans le Weekly Shōnen Jump, un magazine destiné à un public de 8 à 22 ans. En comparaison, la violence du manga est atténuée dans la série télévisée, par diminution des effets sanglants. Quant à la série télévisée, elle était diffusée à 19 h, une heure de grande écoute[26], sans jamais susciter de vagues de protestation comme en France.[réf. nécessaire]

En France, la série a été diffusée dans le Club Dorothée, une émission pour enfants produite par AB Productions pour le compte de la chaîne TF1 à partir d'octobre 1988[27]. Selon Philippe Ogouz, responsable du doublage et voix française de Kenshiro, la société AB Productions achetait pour le Club Dorothée les droits de diffusion des dessins animés japonais par lots à bas coût, sans être très regardante quant à leur contenu. Ainsi ont été diffusées à la chaîne des séries aux tonalités très variables, des titres légers et humoristiques (Juliette je t'aime, Le Collège fou, fou, fouetc.) alternant avec des titres un peu plus sombres et / ou violents (Les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seiya), Dragon Ball Z, Nicky Larson, ou Ken le survivant), plutôt conçus pour un public adolescent. Face aux réactions outrées d'associations familiales et de personnalités politiques (notamment Ségolène Royal, à l'époque députée des Deux-Sèvres[28],[29]), les épisodes ont été de plus en plus censurés[27] et ont, en outre, fait l'objet d'un doublage outrageusement fantaisiste pour Ken le Survivant (à l'initiative de l'équipe des comédiens de doublage), parfois très éloigné de la version originale, bien plus sombre[30]. Cette forme d'édulcoration et de dénaturation de la série a reçu un accueil très partagé de la part du public.

Dialogues en françaisModifier

Dans un entretien en 2001, Philippe Ogouz, le comédien français qui doublait Ken, a expliqué que le milieu du doublage français, dans ces années-là, n'appréciait pas les anime japonais, n'étant pas sensible à leur esthétique. À l'époque, les responsables de la direction artistique ont été effarés par la violence de la série, que Philippe Ogouz a en outre qualifiée de « nazie » (affirmant, à tort, y avoir vu des croix gammées[31],[32]). Les comédiens ont alors demandé à cesser de travailler sur Ken le survivant ; mais comme les dirigeants tenaient à maintenir la diffusion d'une des séries les plus appréciées par le jeune public, les comédiens ont posé comme condition pour poursuivre le doublage d'avoir une liberté totale sur les dialogues[32],[33],[34]. C'est alors qu'ils ont commencé à improviser des répliques fantaisistes à base de jeux de mots ou d'expressions populaires décalées, visant à la fois à édulcorer la violence autant que possible et à se rendre la tâche moins pénible. Une partie du public a perçu ces improvisations comme dénaturant l'œuvre originale et relevant d'une attitude quelque peu anti-japonaise ; d'autres y ont vu un effet comique contribuant à l'intérêt de la série[31],[32]. Quoi qu'il en soit, ces modifications nuisent souvent à la compréhension de l'intrigue ; en particulier, les noms des deux principales écoles d'arts martiaux, le « Hokuto » et le « Nanto », ont fait l'objet de multiples calembours déconcertants et variables d'un épisode à l'autre : Nanto de vison ou Nanto de fourrure, Hokuto de cuisine ou Hokuto à pain, etc.

Quelques exemples de répliques fantaisistes du doublage français[35] :

  • « Par le hokuto à viande, je couperai vos gigots[31] ! »
  • « Dis moi où se trouve Ryuga ! — À Montélimar[32] ! » (Par vague homophonie avec « nougat ».)
  • « Décidément les temps comme les œufs sont durs, et la bêtise n'a pas de limite[31]… »

Produits dérivésModifier

DVDModifier

En 2009, le studio AB Video a produit et édité six coffrets DVD « collector » en version intégrale non-censurée regroupant la VOSTFR et la VF, avec une remasterisation complète de l'image et une bande son de meilleure qualité. Le premier coffret (épisodes 1 à 22), est sorti le [36] ; le deuxième (épisodes 23 à 38) est sorti le [37] ; le troisième (épisodes 39 à 54) est sorti le [38] ; le quatrième (épisodes 55 à 70) est sorti le [39] ; le cinquième (épisodes 71 à 86) est sorti le [40] ; le sixième (épisodes 87 à 109) est sorti le [41].

En 2013, le studio Black Box a acquis les droits des deux séries et annoncé la sortie d'une réédition intégrale en DVD de la première série (en VO / VF) et de la deuxième série (restée inédite en version française) prévue à partir de la fin de l'année[42].

Jeux vidéoModifier

De nombreuses adaptations en jeu vidéo sont apparues, principalement au Japon. Le premier jeu, produit par Enix pour PC-8801, porte simplement le nom Hokuto no Ken. Par la suite Toei Animation a sorti une série de jeux pour les plateformes Nintendo. Sega a développé ses propres versions, d'abord pour SG-1000 Mark III puis une suite pour Mega Drive. Elite Systems, éditeur anglais, a ensuite racheté la licence à Sega pour convertir le jeu sur C64, Amiga et Atari ST ; ce jeu est adapté de la seconde saison de la série animée. Les versions Amiga et Atari sont incomplètes par rapport à la version Megadrive d'origine ; de plus, Elite, n'ayant eu les moyens de payer la licence, a renommé tous les personnages du jeu, renommé Last Battle.

Banpresto a de nouveau publié le jeu original sur Sega Saturn, avec un scénario original.[pas clair] Le jeu a ensuite été adapté sur PlayStation, puis plus tard un remake a été édité sur PlayStation 2 dans la série Sega Ages 2500. En 2000, Bandai a sorti Hokuto no Ken : Seikimatsu Kyūseishu Densetsu sur PlayStation. Plusieurs jeux sont également sortis sur arcade, dont une série de pachinko associée au thème, également adaptée pour PlayStation 2. Une version est également sortie sur ordinateur sous le nom Hokuto no Ken.

En 2010, Koei a sorti sur PlayStation 3 et Xbox 360 Fist of the North Star: Ken's Rage (Hokuto Musō au Japon), une adaptation beat'em up, dérivée de sa série Dynasty Warriors. Le jeu a atteint 5 000 000 copies vendues au Japon en mars 2010[43].

En 2018, Sega a sorti Fist of the North Star: Lost Paradise (Hokuto ga Gotoku au Japon). Le jeu a été développé par Ryū ga Gotoku Studio, responsable de la série Yakuza depuis 2012. L'idée de base était de transposer les mécaniques de jeu qui ont fait le succès de Kazuma Kiryu dans l'univers post-apocalyptique de Kenshiro. Fist of the North Star: Lost Paradise est sorti le au Japon et le aux États-Unis et en Europe.[réf. nécessaire]

En 2019, Sega a annoncé la sortie de Fist of the North Star: Legends ReVive sur iOS / Android.[réf. nécessaire]

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Ken: The Great Bear Fist », sur Toei-animation.com (Europe) (consulté le 2 mars 2011).
  2. En japonais, la Grande Ourse se dit Ōguma-za (おおぐま座?, traduction littérale), Hokuto (北斗?) ne représente que l'astérisme des sept étoiles de la Grande Ourse, appelé le « grand chariot » en français.
  3. Lors de l'introduction de la série animée on peut lire « 199X », soit une année indéterminée à la fin du XXe siècle.
  4. Hokuto no Ken manga, Volumes 1-16.
  5. Hokuto no Ken manga, Volumes 16-27.
  6. (en) « Interview with Hara Tetsuo », sur Raijin Comics (waybacked)consulté le=21 juillet 2007
  7. a et b « Interview with Buronson », sur advfilms.com, (consulté le 22 octobre 2019)
  8. « Hokuto No Ken (Ken le Survivant) tomes 1 et 2, la nouvelle édition par Asuka », sur Actualitte.com
  9. (ja) « 北斗の拳 完全版 », sur Skygarden.shogakukan.co.jp.
  10. « Hokuto no Ken en version deluxe », sur Manga-news.com.
  11. « Nouveau Spin-off d'Hokuto no Ken », sur Manga-news.com
  12. « Fin de Kinyoku no Garuda - Nanto Goshasei Zenshi », sur Manga-news.com
  13. « Inédits de Ken sur Mangas » sur AnimeLand.com, consulté le 6 novembre 2009.
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Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier