Keisuke Kinoshita

réalisateur japonais
Keisuke Kinoshita
Description de cette image, également commentée ci-après
Keisuke Kinoshita dans les années 1950.
Nom de naissance Shōkichi Kinoshita
Naissance
Hamamatsu (Japon)
Nationalité Drapeau du Japon Japonais
Décès (à 86 ans)
Tokyo (Japon)
Profession Réalisateur
Scénariste
Films notables Le Fantôme de Yotsuya
Vingt-quatre prunelles
La Ballade de Narayama
Site internet www.cinemaclassics.jp/kinoshita

Keisuke Kinoshita (木下惠介, Kinoshita Keisuke?) est un réalisateur et scénariste japonais, né le à Hamamatsu dans la préfecture de Shizuoka et mort le à Tokyo. Il a notamment mis en scène le premier film japonais entièrement en couleur, Carmen revient au pays (1951), Vingt-quatre prunelles (1953) ainsi que La Ballade de Narayama (1958). Son nom de naissance est Shōkichi Kinoshita (木下正吉, Kinoshita Shōkichi?).

BiographieModifier

Né le à Hamamatsu dans la préfecture de Shizuoka de parents épiciers, Kinoshita se passionne pour le cinéma dès l'âge de huit ans. Son désir de devenir réalisateur rencontre l'opposition de ses parents. Quand il est au lycée, une équipe de cinéma vient dans sa ville pour une journée de tournage. Il en profite pour sympathiser avec l'acteur Junosuke Bandō venu dans l'épicerie de ses parents acheter des produits locaux. Celui-ci l'aide à s'enfuir pour Kyoto où étaient alors tournés des films historiques en costume. Son grand-père réussit à le faire revenir dès le lendemain, mais malgré cette escapade, sa détermination finit par amadouer ses parents qui finissent par le laisser poursuivre son rêve. Sa mère l'aide même à postuler pour les studios de la Shōchiku, producteurs de Mikio Naruse, Yasujirō Ozu et d'autres célèbres réalisateurs. Sans diplôme universitaire, il n'est pas admis comme assistant-réalisateur et doit étudier la photographie avant d'entrer à la Shōchiku. Il débute dans les laboratoires de développement puis travaille comme caméraman-assistant avant de devenir assistant-réalisateur sur le conseil de Kōzaburō Yoshimura.

Keisuke Kinoshita a réalisé 50 films et est l'auteur de près de 60 scénarios entre 1939 et 1988[1].

Il est le frère du compositeur Chūji Kinoshita (ja) (1916-2018)[2] et de la scénariste Yoshiko Kusuda (1924-2013).

FilmographieModifier

 
Affiche de Carmen revient au pays (1951).

RéalisateurModifier

Sauf indication contraire, les titres en français se basent sur la filmographie de Keisuke Kinoshita dans l'ouvrage Le Cinéma japonais de Tadao Satō[3].

ScénaristeModifier

(Sélection)

DistinctionsModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

DécorationsModifier

RécompensesModifier

 
Keisuke Kinoshita en 1955.

Sélections et nominationsModifier

PostéritéModifier

Le réalisateur Keiichi Hara, qui se définit comme un amoureux de l’œuvre de Keisuke Kinoshita, réalise Hajimari no michi (はじまりのみち?) en 2013, un film en son hommage, qui relate sa relation avec sa mère Tama après sa démission de la Shōchiku à la fin de la Seconde Guerre mondiale[23]. C'est Ryō Kase qui interprète le rôle de Keisuke Kinoshita.

Notes et référencesModifier

  1. (ja) « Filmographie », sur JMDB (consulté le )
  2. Collectif d'auteurs sous la direction de Pascal-Alex Vincent, Dictionnaire du cinéma japonais en 101 cinéastes : L'Age d'or 1935-1975, Carlotta Films, , 242 p. (ISBN 978-2-37797-017-9), p. 62.
  3. Tadao Satō (trad. du japonais), Le Cinéma japonais (tome II), Paris, Éditions du Centre Pompidou, , 324 p. (ISBN 2-85850-930-1), p. 265
  4. L'Armée (1944) : titre français du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais (1ère partie) » du 26 septembre au 22 octobre 2018 à la Cinémathèque française
  5. Un toast pour mademoiselle (1949) : titre français du film lors de la rétrospective « 100 ans de cinéma japonais (2e partie) » du 23 janvier au 25 février 2019 à la Cinémathèque française
  6. Note : Rafale de neige, titre français du film lors de sa diffusion à la Cinémathèque française lors de la rétrospective « Chefs-d’œuvre inconnus du cinéma japonais » de novembre à décembre 1978. Source : Nolwenn Le Minez, Histoire du cinéma asiatique en France (1950-1980) : Étude d'une réception interculturelle et réflexion sur l'exotisme cinématographique (Thèse de doctorat en études cinématographiques), Metz, Université Paul Verlaine, , 427 p.
  7. (ja) « 20e prix Kinema Junpō - (1946年) », sur kinenote.com (consulté le ).
  8. (ja) « 6e cérémonie des prix du film Mainichi - (1951年) », sur mainichi.jp (consulté le )
  9. (ja) « 1953年 第4回 ブルーリボン賞 », sur www.allcinema.net (consulté le )
  10. (ja) « 8e cérémonie des prix du film Mainichi - (1953年) », sur mainichi.jp (consulté le )
  11. (ja) « 1954年 第5回 ブルーリボン賞 », sur www.allcinema.net (consulté le )
  12. (ja) « 28e prix Kinema Junpō - (1954年) », sur kinenote.com (consulté le ).
  13. (ja) « 9e cérémonie des prix du film Mainichi - (1954年) », sur mainichi.jp (consulté le )
  14. (en) Stuart Galbraith, Japanese Filmography : A Complete Reference to 209 Filmmakers and the Over 1250 Films Released in the United States, 1900 Through 1994, Mcfarland, , 509 p. (ISBN 978-0-7864-0032-4), p. 475
  15. (ja) « 13e cérémonie des prix du film Mainichi - (1958年) », sur mainichi.jp (consulté le )
  16. (ja) « 22e cérémonie des Japan Academy Prize - (1999年) », sur www.japan-academy-prize.jp (consulté le )
  17. (ja) « 1998年 第41回 ブルーリボン賞 », sur www.allcinema.net (consulté le )
  18. (ja) « 53e cérémonie des prix du film Mainichi - (1998年) », sur mainichi.jp (consulté le )
  19. (it) « Nijūshi no hitomi », sur asac.labiennale.org (consulté le )
  20. (it) « Narayama bushikō », sur asac.labiennale.org (consulté le )
  21. (ja) « 3e cérémonie des Japan Academy Prize - (1980年) », sur www.japan-academy-prize.jp (consulté le )
  22. (ja) « 10e cérémonie des Japan Academy Prize - (1987年) », sur www.japan-academy-prize.jp (consulté le )
  23. Ouvrage collectif, 100 ans de cinéma japonais, Paris, Éditions de La Martinière en collaboration avec la Fondation du Japon, , 272 p. (ISBN 978-2-7324-8819-6), p. 65

Liens externesModifier