Kathleen Kenyon

archéologue britannique

Kathleen Kenyon, née le à Londres et morte le à Wrexham, est une archéologue et universitaire britannique. Elle est connue pour les fouilles qu'elle a menées à Jéricho qui ont mis au jour les fondations néolithiques de la cité.

Kathleen Kenyon
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Fonction
Principale (d)
St Hugh's College
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
WrexhamVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Kathleen Mary KenyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Archéologue, principaleVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Amy Hunt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Distinctions

Elle est principale de St Hugh's College de 1962 à 1973.

BiographieModifier

Kathleen Kenyon naît à Londres en 1906, fille aînée du papyrologue, bibliothécaire du British Museum Frederic Kenyon et de son épouse Amy Hunt[1]. Elle fait ses études secondaires à la St Paul's Girls' School, puis au Somerville College d'Oxford, où elle obtient son diplôme d'histoire médiévale en 1928[1]. Durant ses étude, elle obtient également un blue (en), distinction sportive universitaire, en hockey, et elle participe aux activités de la société archéologique de l'université[1].

Elle participe en 1929 à une expédition financée par la British Science Association en Rhodésie, où elle est photographe et assistante de l'archéologue Gertrude Caton-Thompson[1]. Elle participe en 1930 à la fouille de la porte nord-ouest de Verulamium (St Albans) conduite par Mortimer Wheeler et son épouse Tessa Wheeler, puis participe de 1931 à 1934 à l'expédition de John Winter Crowfoot en Samarie[2]. Elle introduit les méthodes stratigraphiques dans la région, connue ultérieurement comme « méthode Wheeler-Kenyon » et largement utilisée en archéologie du Proche-Orient ancien[1]. Elle mène également des fouilles en Angleterre, sur des sites de Leicester et du Shropshire. Elle participe, avec Mortimer Wheeler, à la fondation de l'Institut d'archéologie de l'université de Londres, dont elle est secrétaire de 1935 à 1948, faisant fonction de directrice intérimaire de 1942 à 1946[1].

Elle est maître de conférences d'archéologie palestinienne à l'Institut d'archéologie de l'université de Londres de 1948 à 1962. La situation politique ne lui permet pas de revenir en Palestine, mais elle fait des fouilles à Sabratha, ville romaine en actuelle Libye de 1948 à 1951. Elle est nommée directrice d'honneur de l'école britannique d'archéologie à Jérusalem. Elle reprend en 1952 à Jéricho, dans la basse vallée du Jourdain, où elle fait d'importantes découvertes d’archéologie biblique et néolithique. Elle publie Archeology in the Holy Land, en 1960, ouvrage dans lequel elle retrace l'histoire de la civilisation ancienne en Palestine. Elle mène des fouilles à Jérusalem, sur la colline de l'Ophel, site de la première cité de 1961 à 1967[3], au même moment que Roland de Vaux, de l'École biblique et archéologique française[4].

Elle quitte en 1962 l'Institut d'archéologie de l'université de Londres pour devenir principale de St Hugh's College, fonction où elle succède à Evelyn Procter[5]. Elle prend sa retraite en 1973 et est remplacée par Rachel Trickett.

Kathleen Kenyon reste en lien avec l'archéologie, en prenant la présidence du conseil de l'école d'archéologie britannique à Jérusalem en 1966 et s'investit dans les négociations pour la fondation d'un institut britannique à Amman (British Institute at Amman for Archaeology and History), qui est créé peu après sa mort[1]. L'école d'archéologie britannique à Jérusalem est renommée Kenyon Institute en son honneur en 2001[6]. Les deux centres de Jérusalem et d'Amman deviennent deux pôles du Council for British Research in the Levant (en) en 1998.

PublicationsModifier

  • Excavation Methods in Palestine, Palestine Exploration Quatterly, 1939
  • Beginning in Archaeology, 1952
  • Samaria-Sabaste III : the Objects, 1957
  • Archaeology in the Holy Land, 1960
  • Excavations at Jericho, 5 vols., 1965
  • Royal Cities of the Old Testament, 1971
  • Digging up Jerusalem, 1974

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g (en) P. J. Parr et Piotr Bienkowski, « Kenyon, Dame Kathleen Mary (1906–1978) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne)  
  2. Kathleen Kenyon, « Obituary John Winter Crowfoot », Palestine Exploration Quarterly, vol. 92, no 2,‎ , p. 161-166 (lire en ligne, consulté le ).
  3. « The Palestine Exploration Fund: Dame Kathleen Mary Kenyon, 1906-1978 », sur Palestine Exploration fund (consulté le )
  4. [hommage] Jean Perrot, « Kathleen Kenyon (1906-1978) », Paléorient, vol. 5,‎ , p. 5-6 (lire en ligne, consulté le ).
  5. (en) J. R. L. Highfield, « Procter, Evelyn Emma Stefanos (1897–1980) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne)  
  6. « Our history », sur Council for British Research in the Levant (consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Miriam C. Davis, Dame Kathleen Kenyon : Digging Up the Holy Land, Left Coast Press, , 280 p. (ISBN 1598743260).
  • André Parrot, « Dame Kathleen Kenyon (1906-1978) : nécrologie », Syria, vol. 56, no 1,‎ , p. 215-216 (lire en ligne)
  • Eve Gran-Aymerich, Les chercheurs de passé, Éditions du CNRS, 2007, p. 907  

Liens externesModifier