Karl Leonhard Reinhold

philosophe autrichien

Karl Leonhard Reinhold, né le à Vienne et mort le à Kiel, est un philosophe autrichien, franc-maçon et membre des Illuminés de Bavière.

Karl Leonhard Reinhold
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BiographieModifier

Né à Vienne, il fut dans sa jeunesse placé chez les Jésuites. Se sentant peu de vocation, il prit la fuite et se rendit à Leipzig, où il suivit les leçons de Platner, puis en 1784 à Weimar, où il devint le collaborateur de Wieland, dont il épousa la fille.

Franc-maçon, il fut membre de a loge viennoise Zur wahren Eintracht, de la loge de Weimar Anna Amalia zu den drei Rosen (de) et de l'Ordre des Illuminés de Bavière sous le nom de "Decius"[1], il succéda à sa tête à la mort de Johann Joachim Christoph Bode [2].

Il publia dans cette ville des Lettres sur la philosophie de Kant (1786), qui commencèrent sa réputation. Il fut nommé en 1787 professeur de philosophie à l'université d'Iéna, et appelé en 1794 à la chaire de l'université de Kiel : il resta dans cette ville jusqu’à sa mort.

Trouvant la philosophie de Kant incomplète, Reinhold voulut faire précéder l’analyse de la raison, qu’avait donnée le philosophe de Kœnigsberg, d’une analyse de la conscience. Selon lui, dans la conscience, la représentation ou la pensée se rapporte à deux termes dont elle reste distincte, le sujet et l’objet.

Ayant à son tour rencontré d’ardents contradicteurs, il finit par douter de la solidité de sa théorie et l’abandonna pour adopter successivement les idées de Fichte, de Bardili et de Jacobi.

Il crut enfin trouver dans l’abus des mots la source des disputes des philosophes, et entreprit une critique du langage de la métaphysique.

Notes et référencesModifier

  1. Jan Hassmann, Religio duplex. Comment les Lumières ont réinventé la religion des Égyptiens, Paris, Aubier, 2013, pp. 117 et 267.
  2. Lambros Couloubaritsis, La complexité de la Franc-Maçonnerie. Approche Historique et Philosophique, Bruxelles, 2018, Ed. Ousia, p. 367.

BibliographieModifier

On a de lui une foule d’écrits, entre autres :

  • Nouvelle théorie de la faculté représentative, Iéna 1789;
  • Moyens de remédier aux malentendus en philosophie, 1790;
  • Lettre à Lavater et à Fichte sur la croyance en Dieu, 1799.

SourceModifier

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Léonard Reinhold » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)