Karfa Diallo

écrivain et fondateur de l'association Mémoires & Partages
Karfa Diallo
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Karfa Diallo en visite guidée
Naissance (49 ans)
Thiaroye, Sénégal
Activité principale
Écrivain, poète
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement Humanisme, Négritude
Genres
poésie, essais

Œuvres principales

  • Triangle doré (2008)
  • Matins noirs (2010)
  • Sénégal – France, mémoires d’alternances inquiètes (2015)
  • Les légions de Senghor, recueil de poèmes (2017)

Karfa Sira Diallo est un essayiste, éditorialiste et consultant franco-sénégalais, né à Thiaroye en , et installé à Bordeaux depuis . Engagé depuis de nombreuses années sur les questions de la diversité culturelle et du travail de mémoire, en particulier autour de l’esclavage[1] et de la colonisation, il dirige actuellement l’association internationale Mémoires & Partages, basée à Bordeaux et à Dakar. À ce titre il a participé à la reconnaissance du passé négrier de la ville girondine[2], et a obtenu le vote par le Sénégal de la première loi africaine[3] reconnaissant la traite des noirs et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Il réalise également de nombreuses expositions documentaires sur la mémoire, parmi lesquelles Frères d’âme, héritages croisés de la Première Guerre mondiale, qui a reçu le label de la Mission centenaire 14-18[4].

En 2019, à la demande de l'ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault, Karfa Diallo intègre le conseil d'orientation de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.

BiographieModifier

Né le à Thiaroye, dans la banlieue de Dakar, Karfa Diallo est le fils d'Abdoulaye Diallo, ancien combattant français ayant des origines peules et kabyles, devenu ensuite infirmier dans l'armée sénégalaise ; et de Soukeyna Doucouré, dioula originaire de Casamance. Il commence par suivre des cours de droit à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, avant de poursuivre son cursus par un troisième cycle à Sciences Po Bordeaux. Il travaille ensuite une dizaine d’années pour Sida Info Service.

Parallèlement à ce travail, Karfa Diallo s'engage activement dans le monde associatif et militant, principalement autour des questions du vivre-ensemble et du travail de mémoire concernant l'esclavage et la colonisation, aussi bien en France qu'en Afrique. C'est dans ce cadre qu'il fonde l'association Mémoires & Partages, et lance plusieurs campagnes qu'il défend pendant plusieurs dizaines d'années. Les principales étant la construction d'un Mémorial de l'esclavage à Bordeaux, la sensibilisation à la signalétique urbaine célébrant des esclavagistes (les plaques des rues portant des noms de négriers) et la réhabilitation des tirailleurs naufragés de l'Afrique.

En 2010, il connaît une période de doute et exprime une certaine forme d'impuissance, qui l'amène à dissoudre DiversCités, la première association qu'il a fondée[5]. C'est à ce moment qu'il publie son premier essai, Matins noirs, présenté comme un long poème.

Finalement, l'année suivante, il retrouve l'énergie suffisante pour reprendre le combat associatif. Karfa Diallo met alors en place la visite guidée Le Bordeaux nègre qu'il propose au public à partir de 2012.

Depuis 2014, Karfa Diallo est aussi consultant et directeur de l’agence de communication KakatArt Consulting[6], spécialisée dans l’Intelligence mémorielle.

Engagement associatif et militantModifier

Mémoire de l'esclavage à Bordeaux, La Rochelle et Le HavreModifier

En , Karfa Diallo fonde une première association, DiversCités, qui travaille notamment à la reconnaissance du passé négrier de Bordeaux. En parallèle, il crée le , à l’Assemblée nationale, la Fondation pour le mémorial de la traite des noirs, placée sous la présidence d’honneur de Patrick Chamoiseau, Noël Mamère, Roni Brauman et Françoise Vergés. Cette association, installée à Bordeaux, se donne comme objectif de « promouvoir un travail de mémoire serein et apaisé autour des héritages de la traite des noirs et de l’esclavage au niveau local, national et international »[7]. En 2013, afin élargir le domaine d'action de l’association aux questions coloniales et inter-mémorielles, la fondation change de nom et devient l'association internationale Mémoires & Partages[8]. En 2020 des antennes sont ouvertes dans deux autres ports négriers : Le Havre[9] et La Rochelle[10].

Face à la pression exercée par l'association de Karfa Diallo, la municipalité de Bordeaux, alors dirigée par Hugues Martin, met en place en 2005 un Comité de Réflexion sur la Traite des noirs[11]. Celui-ci, présidé par le journaliste et écrivain Denis Tillinac, regroupe des dignitaires religieux, des historiens, les présidents du Port autonome et de la Chambre de commerce, ainsi que des militants associatifs dont Karfa Diallo[12]. Dans son rapport final, le comité dresse un état des lieux des connaissances historiques (150 000 africains déportés par 150 armateurs bordelais), et fait des propositions pour pérenniser ce travail de mémoire. Tout d'abord il y a l'installation d'une plaque commémorative sur les quais, inaugurée l'année suivante par Hugues Martin. Ce dernier déplorera plus tard sa taille ridicule[13]. Puis la seconde proposition retenue est la mise en place d'un lieu dédié à la transmission de cette histoire. Confiée au Musée d'Aquitaine[14], elle permet l'ouverture en 2009 de quatre salles permanente consacrées à Bordeaux au XVIIIe siècle, le commerce atlantique et l'esclavage[15]. En revanche, deux propositions de Karfa Diallo sont rejetées : la construction d'un mémorial ex nihilo (indépendant des musées) ; et l'installation de plaques explicatives sur les rues portant des noms de négriers, au motif que cela « choquerait la population » et « jetterait l’opprobre sur des familles dont d’ailleurs certains membres ont pu être abolitionnistes »[11].

Renommer les rues de négriers ou mettre des plaques explicatives ?Modifier

 
Happening organisé le 20 février 2018 à Bordeaux en présence du conseiller municipal Pierre Hurmic (EELV) et de a député suppléante Tiphaine Maurin (FI)[16].

En 2009, Karfa Diallo et son association lancent alors une campagne publique intitulée « Débaptiser les rues de négriers ? »[17],[18]. Celle-ci vise surtout à ouvrir le débat, d'où le point d'interrogation à la fin de son slogan, sur les rues honorant par leurs noms des négriers (armateurs ou esclavagistes) dans les cinq principaux ports négriers français : Nantes, La Rochelle, Le Havre, Bordeaux et Marseille. Dès le début, la campagne de l'association Mémoires & Partages suggère, soit de rebaptiser les rues honorant des criminels, soit a minima d'apposer des plaques explicatives, idée que Karfa Diallo avait déjà présentée dès 2005 au Comité Tillinac, mais qui avait été rejetée[12]. Cette campagne de longue haleine, relancée plusieurs fois à l'occasion des élections municipales, commence à porter ses fruits puisqu'en 2020 la ville de Bordeaux décide finalement d'installer des plaques explicatives dans cinq rues portant les noms d'armateurs négriers[19]. Si Karfa Diallo a salué ce geste encourageant, il souhaite que la mairie aille plus loin en s'intéressant aussi aux rues portant des noms d'esclavagistes (personnes possédant des plantations coloniales et leurs esclaves)[20].

La ville de Nantes avait donné son accord en 2018 pour les plaques explicatives[21], puis est revenue sur sa décision en 2020[22].

Visites guidées du Bordeaux nègreModifier

La mise en place, depuis 2012, des visites guidées du Bordeaux nègre[23] constitue un tournant dans son action militante. À travers plusieurs parcours, Karfa Diallo fait découvrir l'histoire et les traces de l'esclavage colonial à Bordeaux. Ces visites donnent une approche plus pédagogique et sont souvent sollicitées par les établissements scolaires. Également l'Office de tourisme de Bordeaux relaie désormais sur son site internet les visites guidées de l'association Mémoires & Partages, ce qui est une forme de reconnaissance de son travail.

En 2019 il lance à La Rochelle la visite guidée Sur les traces de l'esclavage colonial[24], puis en 2020 celle du Havre négrier[25].

Dialogue avec des descendants d'armateurs négriers bordelaisModifier

Un dialogue apaisé et ouvert a par ailleurs été engagé depuis 2014 entre Karfa Diallo et des descendants de familles d'armateurs négriers pour contribuer au travail de mémoire[26]. Loin de toute stigmatisation, l'association Mémoires & Partages souhaite au contraire associer le plus possible de parties prenantes à sa mission.

Actions en AfriqueModifier

En plus de son engagement en France, Karfa Diallo milite également sur le continent africain où il tente d'amener les différents pays à se tourner vers leur propre histoire en lien avec l'esclavage. L'objectif est à la fois de rendre hommage aux millions de déportés par les traites occidentale, arabe ou intra-africaine, mais également d'engager un travail de mémoire sur les responsabilités locales, et enfin de combattre les pratiques esclavagistes qui persistent dans certains pays. Il arrive ainsi à faire voter par le Sénégal en 2010 la première loi africaine[3] reconnaissant la traite des noirs et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Depuis lors, une journée commémore le souvenir de l'esclavage dans ce pays, imité depuis par le Tunisie qui, à son tour, a institué une journée annuelle de commémoration[27]. En 2017, Karfa Diallo remet le prix Mémoires partagées à Biram Dah Abeid pour soutenir son combat contre l'esclavage en Mauritanie.

Black History MonthModifier

En , il est à l'initiative de l'organisation à Bordeaux du premier Black History Month en France. Ce mois de commémoration a pour objectif de montrer l'apport culturel des afro-descendants à l'histoire locale et mondiale[28]. Une deuxième édition s'est tenue en 2019, qui a essaimé sur plusieurs sites en Aquitaine[29]. En revanche, l'édition 2020 a dû être annulée en raison de l'épidémie mondiale de Covid-19.

Plaidoyer pour réhabiliter les tirailleurs naufragés de l'AfriqueModifier

En préparant son exposition Frères d’âme, héritages croisés de la Première Guerre mondiale (2014), Karfa Diallo découvre aux archives l'histoire du paquebot l'Afrique. Ce navire, parti de Bordeaux en 1920, fit naufrage au large des Sables-d'Olonne, emportant avec lui 568 vies dont 178 tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux après leur participation à la Première Guerre mondiale. Très touché par cette histoire, Karfa Diallo lance le un plaidoyer pour réhabiliter les tirailleurs naufragés. Celui-ci est soutenu par de nombreux parlementaires et citoyens en France et au Sénégal[30].

Deux ans plus tard, à l'occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, Karfa Diallo monte une exposition intitulée Le Mémorial des Tirailleurs naufragés et qui reçoit le label Mission du Centenaire 14-18[31]. Cette exposition s'inscrit toujours dans la campagne demandant que les 178 tirailleurs noyés pendant le naufrage soient « reconnus morts pour la France » après leur « sacrifice » dans l'armée coloniale et alors qu'ils regagnaient leurs foyers. Karfa Diallo parle de « quadruple peine » pour ces soldats : « Ils sont dans une situation coloniale, sont réquisitionnés pour une guerre très loin de chez eux, sont naufragés dans cette catastrophe maritime, puis sont oubliés comme victimes »[32].

Le 9 janvier 2020, pour commémorer le centenaire du naufrage, une cérémonie est organisée par l'association Mémoires & Partages sur le quai des Chartrons à Bordeaux. À cette occasion est dévoilée une fresque de l'artiste de rue bordelais A-Mo, représentant une baleine sous la silhouette d'un paquebot[33].

 
Inauguration de la fresque d'A-Mo le 9 janvier 2020.

Procès de La NégresseModifier

Profitant de la tenue du G7 à Biarritz, Karfa Diallo, accompagné de l'ancien élu biarrot Galéry Gourret-Houssein et de membres de l'association Mémoires & Partages, organise le un happening devant la gare de la ville pour interpeller les habitants sur la dénomination du quartier de "La Négresse"[34]. Déjà objet de polémiques[35], ce nom, donné au XIXe siècle par des soldats napoléoniens, en souvenir de la gérante noire d'une auberge[36], comporte selon lui une connotation raciste et péjorative, et constitue une offense et une humiliation envers les personnes noires. Karfa Diallo fait aussi part de son incompréhension : « nous savons que la ville de Biarritz et ses habitants ne sont pas racistes, alors pourquoi laisser ce nom ? »[37]. Il réclame donc, soit que le quartier reprenne le nom d'Harausta, le nom basque qu'il portait à l'origine et qui est encore employé par les bascophones âgés[38], soit que la mairie installe des plaques explicatives.

 
Karfa Diallo en déplacement à Biarritz le 10 octobre 2020, devant une boutique arborant une enseigne stéréotypée.

C'est à l'occasion de ce happening en marge du G7 que Karfa Diallo est interpellé par les forces de l'ordre, emmené à l'écart, puis plaqué au sol par quatre agents. Il est ensuite placé en garde à vue pendant 24 heures, poursuivi pour rébellion et convoqué au tribunal correctionnel. L’audience, initialement prévue le 23 janvier 2020, a été reportée au 3 décembre 2020, en raison de la crise du coronavirus, après avoir été une première fois repoussée en raison de la grève des avocats contre le projet de réforme des retraites[39]. La défense de Karfa Diallo sera assurée par Me William Bourdon, avocat spécialisé dans la défense des droits de l'homme, et Me Colette Capdevielle, ancienne élue socialiste et avocate au barreau de Bayonne[40].

Le , profitant du changement de direction à la mairie suite aux dernières élections municipales, Karfa Diallo revient à Biarritz. Il y donne une conférence intitulée « Pourquoi le quartier de la Négresse doit retrouver son nom basque ? » au café Le Polo à Biarritz et lance une visite guidée « Sur les traces de la Négresse de Biarritz »[41]. À la mairie il est reçu par Thomas Habas, attaché de cabinet de la nouvelle maire Maider Arosteguy (LR), à qui il présente sa demande de rétablissement du nom basque du quartier[42]. La maire rejette sa demande quelques semaines plus tard aux motifs qu'elle n'émane pas d'une association locale, et que la dénomination du quartier constitue même un hommage rendue à la femme noire qui tenait l'auberge[43]. Toutefois la campagne reçoit de plus en plus de soutien, notamment de la part de l'élue biarrote Lysiann Brao (EELV), l'écrivaine bayonnaise Marie Darrieussecq, la sociologue Marie-France Malonga ou encore l'historien Jean-Yves Mollier[43].

 
Karfa Diallo et Jean-Marc Ayrault

Fondation pour la Mémoire de l'EsclavageModifier

En 2019, Karfa Diallo est choisi par l'ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault pour représenter l'association Mémoires & Partages au sein du conseil d'orientation de la toute nouvelle Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage, créée un an plus tôt[44].

Expérience politiqueModifier

Élections municipales à BordeauxModifier

En 2001, afin de forcer les élus locaux à s’intéresser à la mémoire de l'esclavage et à la diversité, Karfa Diallo dirige Couleurs bordelaises, une liste qui a obtenu un peu moins de 4 % des suffrages lors des municipales[45],[1]. Sa candidature est également mise en avant en 2008[46].

Longtemps proche des socialistes, il s’est éloigné d’eux. « Je ne suis d’aucun bord. Je ne suis encarté nulle part. Je veux avant tout rester un homme libre »[1], explique Karfa Diallo qui a aussi épaulé le chanteur Youssou Ndour lors de sa tentative de candidature à la présidentielle sénégalaise de 2012[47].

Le prix Mémoires partagéesModifier

Chaque année depuis 2017, Karfa Diallo et l'association Mémoires & Partages remettent le prix Mémoires partagées à une personnalité engagée dans le combat pour la liberté :

2017 - Biram Dah Abeid, homme politique mauritanien. Prix remis pour son combat contre la persistance de l'esclavage en Mauritanie.

2018 - Halimata Fofana, écrivaine. Prix remis pour son combat contre l’excision.

2019 - Pierre Cherruau (à titre posthume), journaliste. Prix remis pour son combat pour un journalisme respectueux des cultures africaines[48].

École des mémoiresModifier

En 2015, le remplacement de la Fondation pour le mémorial de la traite des noirs par l'association Mémoires & Partages visait, pour Karfa Diallo, à développer le concept d'École des mémoires[8]. L'ambition est de transmettre une culture de mémoires ouvertes et apaisées aux générations futures et d'œuvrer pour un nouvel humanisme, une nouvelle conscience. À la fois projet social, urbain et projet mémoriel, l’objectif de l'École des mémoires est double : mettre en exergue les héritages de l’esclavage colonial et instituer un espace dédié au dialogue des mémoires, de toutes les mémoires en partage dans la société française et toutes les autres sociétés du monde. L’humanisme du XXIe siècle passe par l’invention de nouvelles formes d’apprentissage et d’éducation de l’histoire de l’humanité. L’École des mémoires permet ainsi, en partant de l’histoire de la traite des Noirs, d'entrer en dialogue avec d’autres mémoires (la Shoah, le Rwanda, la Bosnie, etc.) dans le sens d’un partage pour une fraternité vraie[49].

ŒuvresModifier

EssaisModifier

  • 2008 - Triangle doré. Édition DiversCités, Bordeaux.
  • 2010 - Matins noirs, essai poétique pour une nouvelle négritude. Éditions Ex Æquo[50], Collection Hors cadre, Châlons en Champagne.
  • 2015 - Sénégal – France, mémoires d’alternances inquiètes. L’Harmattan[6]. Collection Points de vue. Paris.
  • 2017 - Les légions de Senghor, recueil de poèmes. Éditions Ex Æquo[51], Collection A l'En-vers, Plomobières les bains.

Expositions documentaires[52]Modifier

  • 2013 - Aimé Césaire, j'ai apporté une parole d'homme, à l'occasion du centenaire de sa naissance.
  • 2014 - Frères d’âme, héritages croisés de la Première Guerre mondiale (label Mission du Centenaire 14-18).
  • 2015 - Bord'Africa, les descendants, sur les afro-descendants à Bordeaux.
  • 2016 - Triangle doré, une histoire de l'esclavage.
  • 2017 - Senghor, l'Africain universel.
  • 2018 - Le Mémorial des Tirailleurs naufragés, autour du naufrage de navire l'Afrique (label Mission du Centenaire 14-18)[53].
  • 2018 - On a tous en nous quelque chose de Madiba, à l'occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela[54].

Événements commémoratifsModifier

Journaux en ligneModifier

FilmsModifier

En tant qu'acteur[59] :

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Pierre Cherruau, « Karfa Diallo, le Sénégalais qui veut réveiller la conscience des Bordelais - RFI », Radio France internationale,‎ (lire en ligne).
  2. Renaud Hourcade, Christian Le Bart, Les ports négriers face à leur histoire, politique de la mémoire à Nantes, Bordeaux et Liverpool, Paris, Dalloz, , 520 p..
  3. a et b S.Bachir, « Le Sénégal adopte une loi criminalisant l'esclavage et la traite des Noirs - www.linfo-libre.com », sur www.linfo-libre.com (consulté le 21 mai 2016).
  4. « ALain Juppe inaugure l’Expo Frères d’âme, héritages croisés de la grande guerre », sur Mémoires et Partages, (consulté le 21 mai 2016).
  5. « Karfa Diallo : « Il faut savoir tourner la page » », sur SudOuest.fr (consulté le 14 juin 2020)
  6. a et b « Karfa Sira Diallo - Biographie, publications (livres, articles) », sur www.editions-harmattan.fr (consulté le 21 mai 2016).
  7. Aline Chambras, « Bordeaux, la difficile mémoire de l'esclavage », Rue89bordeaux.com,‎ (lire en ligne).
  8. a et b photo G. G, « Karfa Diallo élargit sa mémoire », sur SudOuest.fr (consulté le 24 mai 2016).
  9. « Mémoires et Partages ouvre une antenne au Havre pour ne pas oublier le passé négrier du port », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 21 septembre 2020)
  10. « A LA ROCHELLE – Fondation d’une nouvelle association Mémoires & Partages », sur Mémoires et Partages, (consulté le 3 novembre 2020)
  11. a et b « Le comité de Réflexion sur la Traite des noirs », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 12 juin 2020)
  12. a et b « Esclavage : les ports se souviennent », sur Les Echos, (consulté le 12 juin 2020)
  13. « Bordeaux dans les méandres de son passé négrier », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2020)
  14. « 10 mai 2006, Discours du Député-maire de Bordeaux lors de l'inauguration d'une plaque sur l'esclavage sur les quais des Chartrons », sur http://www.cnmhe.fr, (consulté le 12 juin 2020)
  15. « Bordeaux au XVIIIe siècle, le commerce atlantique et l'esclavage | Le site officiel du musée d'Aquitaine », sur www.musee-aquitaine-bordeaux.fr (consulté le 12 juin 2020)
  16. « Bordeaux à la rue pour expliquer son passé négrier ? », sur Rue89 Bordeaux, (consulté le 3 novembre 2020)
  17. Le JDD, « Bordeaux rattrapé par son passé négrier », sur lejdd.fr (consulté le 12 juin 2020)
  18. AFP, « "Débaptiser les rues de négriers" », sur Le Figaro.fr, (consulté le 12 juin 2020)
  19. « Dans les rues de Bordeaux, des plaques pour expliquer le passé esclavagiste de la ville », sur Le HuffPost, (consulté le 12 juin 2020)
  20. « Bordeaux : "On ne peut pas laisser des rues porter le nom de négriers sans explication" », sur France Bleu, (consulté le 12 juin 2020)
  21. « Nantes: Des panneaux pour les rues portant un nom de négrier », sur www.20minutes.fr (consulté le 6 octobre 2020)
  22. « A Nantes, la ville a renoncé aux plaques dans les rues aux noms négriers », sur www.20minutes.fr (consulté le 6 octobre 2020)
  23. « Le Bordeaux nègre », SudOuest.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018).
  24. « LA ROCHELLE – Lancement d’une visite-guidée « sur les traces de l’esclavage colonial », 14 sept », sur Mémoires et Partages, (consulté le 3 novembre 2020)
  25. « Municipales : le passé négrier du Havre plane sur la campagne », sur Outre-mer la 1ère (consulté le 3 novembre 2020)
  26. Claude Petit, « Bordeaux : esclavage, le long travail des mémoires », sur SudOuest.fr (consulté le 24 mai 2016).
  27. « [Tribune] Avec la Tunisie, enfin un pays du Maghreb qui célèbre l’abolition de l’esclavage – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 12 juin 2020)
  28. Léa Mormin-Chauvac, « Black History month, les diasporas à l’honneur », sur Libération.fr, (consulté le 12 juin 2020)
  29. a et b « Le Black History Month de Bordeaux porté par Karfa Diallo », sur France Bleu (consulté le 12 juin 2020)
  30. « Lettre ouverte à Hollande pour la mémoire de 178 tirailleurs sénégalais engloutis dans un naufrage », sur LExpress.fr, (consulté le 14 juin 2020)
  31. « Le naufrage oublié du paquebot l'«Afrique», exposé à Bordeaux », sur RFI, (consulté le 14 juin 2020)
  32. Le Point Afrique, « Tirailleurs : il y a cent ans, le naufrage du paquebot « Afrique » », sur Le Point, (consulté le 14 juin 2020)
  33. « Histoire. Il y a 100 ans coulait "l’Afrique", un "Titanic" français tombé dans l’oubli », sur www.ledauphine.com (consulté le 14 juin 2020)
  34. « "La France a débaptisé des noms de collabos, pourquoi pas celles qui portent des noms de négriers? " », sur www.franceinter.fr, (consulté le 15 juin 2020)
  35. Marie Périer, « À Biarritz, le quartier de la Négresse crée la polémique », sur Le Figaro.fr, (consulté le 15 juin 2020)
  36. Dr Joseph Laborde, Le Vieux Biarritz, Biarritz-Bayonne, Imprimerie Lamaignère, , page 4
  37. « Faut-il rebaptiser le quartier de la Négresse à Biarritz ? Le militant Karfa Diallo convoqué au tribunal ce jeudi », sur France 3 Nouvelle-Aquitaine (consulté le 14 juin 2020)
  38. Hector Iglesias, « A propos de quelques noms de lieux d'Anglet et de Biarritz », Lapurdum. Euskal ikerketen aldizkaria | Revue d'études basques | Revista de estudios vascos | Basque studies review, no 2,‎ , p. 1–21 (ISSN 1273-3830, DOI 10.4000/lapurdum.1770, lire en ligne, consulté le 15 juin 2020)
  39. Maite Ubiria, « Poursuivi pour avoir dénoncé le nom du quartier “La Négresse” », sur www.mediabask.eus, (consulté le 15 juin 2020)
  40. « Vidéo. Interpellé après avoir milité pour rebaptiser "La Négresse" à Biarritz : l’audience a été renvoyée », sur SudOuest.fr (consulté le 18 novembre 2020)
  41. « Biarritz. Toujours en lutte pour changer le nom du quartier de la Négresse », sur SudOuest.fr (consulté le 17 octobre 2020)
  42. « Biarritz : ils veulent changer le nom du quartier de la Négresse », sur SudOuest.fr (consulté le 11 octobre 2020)
  43. a et b Véronique Fourcade, « Un nom qui fait des histoires - Intriguée mais pas choquée - « Imaginez un quartier du Youpin » », sur SudOuest.fr (consulté le 31 octobre 2020)
  44. « Mémoires & Partages rejoint le Conseil d’Orientation de la Fondation… », sur Mémoires et Partages, (consulté le 12 juin 2020)
  45. Béatrice Gurrey, « La politique n'appartient pas qu'aux énarques et aux technocrates », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  46. « Bordeaux : quatre des candidats en compétition. Karfa Diallo, 36 ans, liste Couleurs bordelaises », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  47. « Karfa Sira Diallo, chevalier de la mémoire », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2017).
  48. « Le prix "Mémoires Partagées" honore Pierre Cherruau », sur Club Presse Bordeaux, (consulté le 12 juin 2020)
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  50. « Matins noirs de Karfa Diallo », sur editions-exaequo.fr (consulté le 24 mai 2016).
  51. « Les légions de Senghor », sur editions-exaequo.fr (consulté le 19 février 2018).
  52. « NOS EXPOSITIONS DOCUMENTAIRES | Mémoires et Partages », sur www.memoiresetpartages.com (consulté le 19 février 2018).
  53. « Les 568 naufragés oubliés du paquebot "Afrique", parti de Bordeaux il y a un siècle », sur Rue89 Bordeaux, (consulté le 13 juin 2020)
  54. « Bordeaux célèbre le centenaire de la naissance de Nelson Mandela - Club Presse Bordeaux », Club Presse Bordeaux,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018).
  55. « Bordeaux célèbre l'histoire des Noirs avec son Black History Month », France 3 Nouvelle-Aquitaine,‎ (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2018).
  56. « Bordeaux: Lancement du premier Black History Month en France ! », sur www.20minutes.fr (consulté le 27 novembre 2018).
  57. « L’actualité vue par Karfa Diallo, Auteur à JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 12 juin 2020)
  58. « Le blog de KARFA SIRA DIALLO | Le Club de Mediapart », sur Club de Mediapart (consulté le 12 juin 2020)
  59. « Africultures - Biographie de Karfa Diallo », sur www.africultures.com (consulté le 21 mai 2016).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier