Kankan

ville de la Guinée

Kankan
Nabaya
Kankan
Une rue de Kankan.
Administration
Pays Drapeau de la Guinée Guinée
Région Région de Kankan
Préfecture Préfecture de Kankan
Maire Mory Kolofon Diakité
Démographie
Population 472 112 hab. (2014[1])
Géographie
Coordonnées 10° 23′ nord, 9° 18′ ouest
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Guinée
Voir sur la carte administrative de Guinée
City locator 14.svg
Kankan

Kankan est administrativement la deuxième ville de la République de Guinée, après la capitale Conakry, et la plus grande pour ce qui est de la surface. Elle fait partie de la région naturelle de la Haute-Guinée dont elle est la capitale et chef-lieu de la région administrative de Kankan et de la préfecture de Kankan.

Marché de Kankan

GéographieModifier

La ville est formée autour de la rivière Milo, un affluent du fleuve Niger. Situé à l'est de la république de Guinée à 637,5 km de la capitale Conakry.

Le climat est de type sub-soudanien, et est caractérisé par l’alternance de deux (2) saisons :

une saison sèche allant de novembre à avril et qui enregistre des températures très élevées et constantes (en moyenne 30 °C).

une saison pluvieuse qui va de mai à octobre avec une pluviométrie variant entre 1 100 et 1 800 mm d’eau par an.

HistoireModifier

La ville a été fondée par des marchands Soninkés au XVIIIe siècle et est devenue la capitale de l'empire Baté et un centre commercial important, particulièrement en ce qui concerne les produits agricoles[2]. Elle a été conquise par Samory Touré en 1879 et occupée par la France en 1891. La ville se développe avec la construction du chemin de fer de Conakry à Kankan en 1904.

ÉconomieModifier

Dans la ville de Kankan, l'économie repose sur les activités agricoles, les cultures vivrières (sorgho, maïs, fruits), arachides , patates douces, igname, mangue et coton. Il y a également quelques activités industrielles, dont une société d'égrenage de coton, financée par la coopération française (CCCE, devenue Agence française de développement) et par Dagris (devenu Geocoton).

DémographieModifier

La population de la ville est majoritairement composée de Malinkés et leur langue, le malinké, est largement parlée partout dans la ville.

René Caillié, qui visite la ville en 1827, estime alors qu'elle « ne contient pas plus de six mille habitants[3]. » Louis-Gustave Binger écrit en 1887 : « Dans cette petite ville, dont l'importance a beaucoup diminué depuis que Samory s'en est emparé, il se tenait un marché très fréquenté. [...] Aujourd'hui, son marché est peu fréquenté et la ville renferme autant de ruines que d'habitations. »[4]

La population est estimée à 197 108 habitants en 2008 (contre 100 192 en 1996, soit une hausse moyenne annuelle de 5,80 % sur cette période de 12 ans). En 2014, la population de l'aire urbaine est estimée à 472 112 habitants[1] ce qui en fait la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Conakry.

À partir du recensement de 2014 (RGPH3), la population de Kankan Centre a été estimée à 206 651 personnes en 2016[5].

ÉducationModifier

Enseignement pré-universitaireModifier

Enseignement supérieurModifier

TransportsModifier

 
La gare routière régionale de Kankan
 
Ancienne gare ferroviaire Kankan (2020).

La ville est reliée par le transport aérien avec l’aérodrome de Kankan.

La ville abrite un port fluvial.

Kankan était la destination finale du chemin de fer de Conakry à Kankan, dont les activités ont cessé en 1993.

MuséeModifier

La ville de Kankan a un musée appelé musée du camp militaire Soundiata-Keïta au sein du camp Soundiata Keita de Kankan.

Lieux de culteModifier

Parmi les lieux de culte, il y a principalement des mosquées musulmanes.
Il y a aussi des églises et des temples chrétiens : Diocèse de Kankan (Église catholique), Église Protestante Évangélique de Guinée (Union mondiale de l'Alliance), Assemblées de Dieu [6].

InfrastructuresModifier

Personnalités liées à KankanModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « Guinée », sur populationdata.net
  2. « Kankan », sur Britannica (consulté le ).
  3. René Caillié, Journal d'un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique centrale, précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et autres peuples ; pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828., Paris, Imprimerie Royale,
  4. L-G. Binger, Du Niger au golfe de Guinée, Hachette, 1892, p. 128
  5. République de Guinée, Institut national de la statistique, Annuaire statistique 2016 (lire en ligne), p. 52
  6. J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 1279


Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Claire Grégoire, Le maninka de Kankan : éléments de description phonologique, Tervuren, Musée royal de l'Afrique centrale, , 207 p.
  • Lassana Kaba (mémoire de maîtrise), Kankan métropole religieuse et commerciale 1881-1914, Dakar, Université Cheikh-Anta-Diop, , 148 p.
  • Lansiné Kaba, Cheikh Mouhammad Chérif et son temps, ou islam et société à Kankan, Guinée (1874-1955), Paris, Présence africaine, , 303 p. (ISBN 2-7087-0761-2)
  • Sékou Kaba, Le Monde Manden : Histoire et Généalogie, CreateSpace Independent Publishing Platform (), (ISBN 1500919268 et 978-1500919269)
  • Sékou Kaba, Le Monde Manden : Kaba de Batè, CreateSpace Independent Publishing Platform (), (ISBN 1503049701 et 978-1503049703)
    • Institut national de la statistique (Perspectives démographiques de la Guinée, décembre 2017)
    • Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), 2014
  • Abed Bendjelid, « Collections statistiques (O.N.S., Alger), n° 81, 1999Principaux résultats de l‘exploitation exhaustive, RGPH, 1998Recensement général de la population et de l’habitat, 1998 », Insaniyat / إنسانيات, no 11,‎ , p. 151 (ISSN 1111-2050 et 2253-0738, DOI 10.4000/insaniyat.8013, lire en ligne, consulté le )  


Articles connexesModifier

Liens externesModifier