Ouvrir le menu principal
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir cancan.

Kankan
Kankan
Une rue de Kankan.
Administration
Pays Drapeau de la Guinée Guinée
Région Région de Kankan
Préfecture Préfecture de Kankan
Démographie
Population 472 112 hab. (2014[1])
Géographie
Coordonnées 10° 23′ nord, 9° 18′ ouest
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guinée

Voir sur la carte administrative de Guinée
City locator 14.svg
Kankan

Kankan est par sa population la deuxième ville de la République de Guinée, après la capitale Conakry, et la plus grande pour ce qui est de la surface. Elle fait partie de la région de la Haute-Guinée. Elle est capitale de la région de Kankan et chef-lieu de la préfecture de Kankan.

GéographieModifier

La ville est située sur la rivière Milo, un affluent du fleuve Niger.

HistoireModifier

La ville a été fondée par des marchands Soninkés au XVIIIe siècle et est devenue la capitale de l'empire Baté et un centre commercial important, particulièrement en ce qui concerne les produits agricoles[2]. Elle a été conquise par Samory Touré en 1879 et occupée par la France en 1891. La ville se développe avec la construction du chemin de fer de Conakry à Kankan en 1904.

ÉconomieModifier

Dans la ville de Kankan, l'économie repose sur les activités agricoles, les cultures vivrières (sorgho, maïs, fruits), igname, mangue et coton. Il y a également quelques activités industrielles, dont une société d'égrenage de coton, financée par la coopération française (CCCE, devenue Agence française de développement) et par Dagris (devenu Geocoton).

DémographieModifier

La population de la ville est majoritairement composée de Malinkés et leur langue, le Malinké, est largement parlée partout dans la ville.

René Caillié, qui visite la ville en 1827, estime alors qu'elle « ne contient pas plus de six mille habitants[3]. » Louis-Gustave Binger écrit en 1887 : « Dans cette petite ville, dont l'importance a beaucoup diminué depuis que Samory s'en est emparé, il se tenait un marché très fréquenté. [...] Aujourd'hui, son marché est peu fréquenté et la ville renferme autant de ruines que d'habitations. »[4]

La population est estimée à 197 108 habitants en 2008 (contre 100 192 en 1996, soit une hausse moyenne annuelle de 5,80 % sur cette période de 12 ans). En 2014, la population de l'aire urbaine est estimée à 472 112 habitants[1] ce qui en fait la deuxième ville la plus peuplée du pays, après Conakry.

Éducation supérieureModifier

L'université Julius Nyerere de Kankan est fondée en 1964.

TransportsModifier

La ville est reliée par le transport aérien avec l’Aéroport de Kankan.

La ville abrite un port fluvial. Elle est la destination finale du chemin de fer de Conakry à Kankan, dont les activités ont cessé en 1993.

Lieux de culteModifier

Parmi les lieux de culte, il y a principalement des mosquées musulmanes. Il y a aussi des églises et des temples chrétiens : Diocèse de Kankan (Église catholique), Église Protestante Évangélique de Guinée (Alliance chrétienne et missionnaire), Assemblées de Dieu [5].

Personnalités nées à KankanModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « Guinée », sur populationdata.net
  2. Britannica, Kankan, britannica.com, USA, consulté le 23 juin 2019
  3. René Caillié, Journal d'un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique centrale, précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et autres peuples ; pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828., Paris, Imprimerie Royale,
  4. L-G. Binger, Du Niger au golfe de Guinée, Hachette, 1892, p. 128
  5. J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 1279

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Claire Grégoire, Le maninka de Kankan : éléments de description phonologique, Tervuren, Musée royal de l'Afrique centrale, , 207 p.
  • Lassana Kaba (mémoire de maîtrise), Kankan métropole religieuse et commerciale 1881-1914, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, , 148 p.
  • Lansiné Kaba, Cheikh Mouhammad Chérif et son temps, ou islam et société à Kankan, Guinée (1874-1955), Paris, Présence africaine, , 303 p. (ISBN 2-7087-0761-2)
  • Sékou Kaba, Le Monde Manden : Histoire et Généalogie, CreateSpace Independent Publishing Platform (15 août 2014), (ISBN 1500919268 et 978-1500919269)
  • Sékou Kaba, Le Monde Manden : Kaba de Batè, CreateSpace Independent Publishing Platform (31 octobre 2014), (ISBN 1503049701 et 978-1503049703)