Kamehameha II

Kamehameha II
Illustration.
Portrait du roi Kamehameha II, conservé au musée Bishop.
Titre
Roi d'Hawaï

(5 ans, 2 mois et 6 jours)
Couronnement
Prédécesseur Kamehameha Ier
Successeur Kamehameha III
Prince héritier d'Hawaï

(9 ans, 4 mois et 7 jours)
Prédécesseur Création du titre
Successeur Kauikeaouli
Biographie
Dynastie Maison de Kamehameha
Nom de naissance Kalani Kaleiʻaimoku o Kaiwikapu o Laʻamea i Kauikawekiu Ahilapalapa Kealiʻi Kauinamoku o Kahekili Kalaninui i Mamao ʻIolani i Ka Liholiho
Date de naissance
Lieu de naissance Hilo, Royaume d'Hawaï
Date de décès (à 26 ans)
Lieu de décès Londres, Royaume-Uni
Sépulture Mausolée royal d'Hawaï
Père Kamehameha Ier
Mère Keōpūolani
Conjoint Kamāmalu
Religion Protestantisme

Signature de Kamehameha II

Kamehameha II
Monarques d'Hawaï

Kamehameha II (en prononciation hawaïenne : /kəmehəˈmɛhə/)[1], en hawaïen : Kalaninui kua Liholiho i ke kapu ʻIolani, né sous le nom de Liholiho le à Hilo (Hawaï) et mort le à Londres (Royaume-Uni), est le deuxième roi d'Hawaï du décès de son père, le 8 mai 1819, jusqu'à sa mort. Fils aîné et successeur de Kamehameha Ier, fondateur de la monarchie hawaïenne, et de sa femme la reine Keōpūolani. Dès l'âge de cinq ans, il est promis à monter sur le trône à la suite de son père.

Sous son règne, Kamehameha II s'est rendu célèbre pour avoir brisé l'ancien kapu (tabou), système de lois religieuses qui imposer aux femmes d'être séparées des hommes lors des repas, six mois après son accession au trône. Ce fut aussi pendant son règne que les premiers missionnaires chrétiens débarquèrent aux îles Hawaï et le royaume devint officiellement un État chrétien de conviction protestante. Ses courtes années de règne sont également marquées par l'influence des anciennes épouses de son père, les reines douairières, en particulier la reine Ka'ahumanu, favorite de l'ancien roi, qui occupe pendant le règne de son beau-fils le poste de Kuhina Nui, l'équivalent d'un Premier ministre.

En , Kamehameha II et son épouse, Kamāmalu, voyagent à Londres afin de terminer les négociations d'une alliance entre Hawaï et le Royaume-Uni. Cependant, avant de pouvoir rencontrer le roi George IV, lui et sa femme attrapent la rougeole contre laquelle ils ne sont pas immunisés. Kamehameha II et son épouse meurent le . N'ayant pas d'enfants, c'est son jeune frère, Kamehameha III, qui lui succède sur le trône d'Hawaï.

BiographieModifier

Jeunesse et éducationModifier

Iolani Liholiho (futur Kamehameha II) est né vers 1797 à Hilo, sur l'île d'Hawaiʻi. Son premier prénom de naissance (Iolani) signifie "faucon royal" tandis que son deuxième prénom (Liholiho) est une contraction de Kalaninuiliholiho (le grand noir du ciel)[2]. Il est le fils aîné de Kamehameha Ier, alors roi de l'île d'Hawaï, et de l'une de ses épouses, Keōpūolani. Il était initialement prévu qu'il naisse sur le site de naissance de Kūkaniloko sur l'île d'Oahu, mais la maladie de la reine l'a empêché de voyager[3].

Confié au serviteur de confiance de son père, Hanapi, qui a emmené le prince pour l'élever dans les terres de Kalaoa à Hilo Paliku, il a été repris, au bout de cinq ou six mois, par sa grand-mère maternelle Kekuʻiapoiwa Liliha, parce qu'elle sentait qu'il ne recevait pas l'éducation nécessaire pour un futur monarque. Kamehameha l'a alors confié à sa principale épouse, la reine Ka'ahumanu, qui devient la tutrice officielle de Liholiho[4]. Prenant soin de son éducation, cette dernière fait appel à un Français, Jean-Baptiste Rives, qui enseigne aux princes royaux un peu d'anglais et de français. Par la suite, ce dernier devient un ami proche du prince. Parmi l'entourage du futur Kamehameha II, d'autres compagnons sont inclus comme Charles Kanaina, Mataio Kekūanāoa et son cousin Gideon Peleioholani Laanui.

RègneModifier

Accession au trôneModifier

 
Portrait du roi Kamehameha II.

Liholiho hérite officiellement du trône à la mort de Kamehameha Ier en mai 1819. Cependant, la reine Ka'ahumanu n'avait aucune intention de lui laisser un véritable pouvoir absolu. Quand Liholiho, désormais Kamehameha II[5], a navigué vers les rives de Kailua-Kona (la capitale à l'époque), sa belle-mère l'a accueilli vêtu de la cape rouge royale de Kamehameha et a annoncé aux personnes présentes sur le rivage : "Nous gouvernerons tous les deux le pays."

Kamehameha II, jeune et inexpérimenté, n'avait pas d'autre choix. De plus, Ka'ahumanu, s'étant occuper de l'éducation du jeune prince, exerce depuis toujours une réelle influence sur ce dernier. Parmi diverses autres conditions, il dut accepter d'avoir un rôle plus cérémonial ; le pouvoir administratif est donc assumé par sa belle-mère qui prend le titre de Kuhina Nui (Premier ministre).

Premières mesuresModifier

Le règne de Kamehameha II est marqué par la promulgation de nombreuses lois sur les mœurs régissant en particulier les relations entre les deux sexes et le statut de la femme dans la société hawaïenne, dont : interdiction de la consommation de bananes pour les femmes et interdiction pour les hommes de manger à la même table que les femmes. Également, à l'arrivée des missionnaires chrétiens, on favorise l'abandon de l'ancienne religion au profit du christianisme ainsi que le développement d'une langue hawaïenne écrite. Ces efforts conduisent le pays à connaître l'un des plus forts taux d'alphabétisation dans le monde (au-dessus de 90% dans la seconde moitié du XIXe) mais également à renforcer et à consolider le gouvernement en donnant un support écrit aux pouvoirs et devoirs du roi par exemple.

L'ouverture des îles au monde extérieur représente pour les indigènes un véritable cataclysme. Le contact avec les Européens provoque une série de pandémies qui éradiquent une importante partie de la population. Ainsi, alors qu'en 1778, ceux-ci représentaient 128.000 individus, en 1920, ils n'étaient plus que 24 000 dont la plupart vivent séparés de la civilisation (occidentale), dans des villages reculés.

Gestion de l'arméeModifier

Lorsque Kamehameha Ier mourut, il laissa à son fils un vaste arsenal militaire avec des dizaines de milliers de soldats ainsi que de nombreux navires de guerre. Ce qui permit au jeune roi de contenir les révoltes de 1819 puis de 1824 assez aisément. La forte diminution de la population hawaïenne causée par les nombreuses épidémies força l'armée à se rétrécir.

Influence de Ka'ahumanu et christianisation du royaumeModifier

 
Médaillon à l'effigie du roi Kamehameha II (1824).

Ka'ahumanu, très influente, se convertit au protestantisme, et encourage ses sujets à se faire baptiser. Elle présente ainsi, avec l'accord de Kamehameha II, son premier code juridique, basé sur une éthique chrétienne et les dix commandements. Elle est elle-même à l'église de Kawaiahaʻo, comme tout le reste de la famille royale, et prend le nom d'Elizabeth[6]. Les missionnaires américains tout juste arrivés commencèrent l'évangélisation de l'île avec le soutien du pouvoir royal. Ceux-là, ainsi que leurs descendants devinrent une élite puissance et fournirent de nombreux conseillers en chefs et des membres des cabinets au roi tout en dominant la classe professionnelle et marchande dans les villes. L'arrivée de ces nouvelles élites fut également marquée par l'importation des habitudes culinaires de celles-ci.

Le pays devenant un État chrétien, le roi, déjà opposé à la polygamie, l'interdit officiellement. Cette décision fut acclamée et largement acceptée par la société hawaïenne réformée.

Fin de vieModifier

Le voyage vers l'AngleterreModifier

Le 16 avril 1822, le missionnaire anglais William Ellis arriva avec une goélette Prince Regent de six canons pour compléter sa collection croissante de navires. C'était un cadeau du roi George IV, et Kamehameha II écrivit donc à ce dernier pour le remercier, demandant des relations diplomatiques plus étroites[7]. Le roi voulait voyager à Londres, mais tous ses conseillers, y compris Ka'ahumanu, étaient opposés à l'idée. Après la mort de sa mère Keōpūolani le 16 septembre 1823, il se décide à partir.

En novembre 1823, Kamehameha II et son épouse la reine Kamāmalu commandèrent le baleinier britannique L'Aigle sous les ordres du capitaine Valentine Starbuck pour les transporter à Londres[8]. Le couple royal est accompagné de Rives, du noble Boki et de sa femme Kuini Liliha[9], et d'autres nobles et serviteurs, y compris John Young[10], l'ancien conseiller de son père.

Comme Ellis voulait de toute façon retourner en Angleterre, il proposa d'être le traducteur et le guide du couple royal, mais le capitaine Starbuck refusa. De toute façon, Rives s'imposa naturellement en tant que traducteur pour le roi.

En février 1824, ils arrivèrent à Rio de Janeiro dans le nouvel empire indépendant du Brésil où ils rencontrèrent l'empereur Pierre Ier. L'empereur a donné à Kamehameha II une épée cérémonielle incrustée de diamants avec une gaine en or, et en retour, il a été présenté avec un manteau de plumes hawaïen indigène fabriqué à partir de plumes d'oiseaux tropicaux rares. La reine Kamāmalu reçoit quant à elle une bague en diamant et en retour, elle offre un collier de plumes jaunes.

Arrivée en Grande-BretagneModifier

 
Les habitants de Londres venus acclamés le roi et la reine d'Hawaï (1824).

Ils arrivèrent le 17 mai 1824 à Portsmouth et le lendemain s'installèrent à l'hôtel Caledonian à Londres. Le ministre des Affaires étrangères George Canning a nommé Frederick Gerald Byng pour superviser leur visite. Leur arrivée a été accueillie par la presse locale avec un mélange de curiosité et de dérision. Ils ne savaient pas trop comment appeler le roi, épelant son nom de naissance «Liholiho»[11] de diverses manières, par exemple «Rheo Rhio»[12]. Byng s'est assuré qu'ils auraient une tenue appropriée pour toutes leurs apparitions publiques[13].

Le 28 mai, une réception avec 200 invités, dont plusieurs ducs, a eu lieu en leur honneur. Ils ont visité Londres, visitant l'abbaye de Westminster[14]. Ils ont ensuite assisté à l'opéra et au ballet au Royal Opera Houseà Covent Garden le 31 mai et au Theatre Royal de Drury Lane le 4 juin au Royal Box.

Suite du séjour et décèsModifier

 
Le roi et la reine au théâtre de Londres

Le roi George IV a finalement programmé une réunion pour le 21 juin, mais elle a dû être retardée car la reine Kamāmalu est tombé malade. Le corps diplomatique hawaïen avait attrapé la rougeole, contre laquelle ils n'avaient aucune immunité. Ils ont probablement contracté la maladie lors de leur visite du 5 juin à l'asile militaire royal (maintenant l'école militaire royale du duc d'York)[15]. Kamāmalu mourut le 8 juillet 1824 à Londres. Kamehameha II, affligé de chagrin, mourut six jours plus tard le 14 juillet 1824 de la même maladie[16].

De vastes foules se sont alignées lorsqu'il a été mis en état à l'hôtel Caledonian le 17 juillet. Le 18 juillet, les corps ont été placés dans la crypte de l'église St Martin-in-the-Fields où ils attendaient d'être ramenés chez eux. Le noble Boki a pris la tête de la délégation et a finalement eu une audience avec le roi George IV. John Young, avec des compétences linguistiques supérieures en anglais, s'est vu confier les lettres officielles d'introduction et a servi de nouveau traducteur. Rives et Starbuck ont été accusés d'avoir mal dépensé le trésor royal et sont partis.

En août 1824, les dépouilles royales retournèrent à Hawaï à bord de l'énorme frégate de la Royal Navy HMS Blond sous le commandement du capitaine George Anson Byron[17].

Le blond est rentré à Honolulu le 6 mai 1825. Ils ont été enterrés sur le terrain du ʻIolani Palace dans une maison de corail censée être la version hawaïenne des tombes que Liholiho avait vues à Londres. Ils ont finalement été transférés au mausolée royal d'Hawaï connu sous le nom de Mauna ʻAla. Kamehameha II, mort sans descendance, a été remplacé par son jeune frère Kauikeaouli, qui est devenu le roi Kamehameha III.

AscendanceModifier

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Roi Keaweikekahialiʻiokamoku de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
8. Prince Keʻeaumoku Nui de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Princesse Kalanikauleleaiwi de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
4. Aliʻi Nui Keōua Kalanikupuapaʻikalaninui de Kohala
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Aliʻi Nui Ku-a-Nuʻuanau de Oʻahu
 
 
 
 
 
 
 
9. Aliʻi Nui Kamakaʻimoku de Oʻahu
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Aliʻi Nui Umiula-a-Kaʻahumanu de Kohala
 
 
 
 
 
 
 
2. Roi Kamehameha I d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Aliʻi Nui Kauaua-a-Mahi de Kohala
 
 
 
 
 
 
 
10. Aliʻi Nui Haʻae-a-Mahi de Kohala
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Princesse Kalanikauleleaiwi de l'Île d'Hawaï (= 17)
 
 
 
 
 
 
 
5. Aliʻi Nui Kekuʻiapoiwa II de Kailua-Kona
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Roi Keaweikekahialiʻiokamoku de l'Île d'Hawaï (= 16)
 
 
 
 
 
 
 
11. Princesse Kekelakekeokalani-a-Keawe de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Princesse Kalanikauleleaiwi de l'Île d'Hawaï (= 17)
 
 
 
 
 
 
 
1. Kamehameha II d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Prince Kalaninuiamamao de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
12. Roi Kalaniopu'u de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Aliʻi Nui Kamakaʻimoku de Oʻahu (= 9)
 
 
 
 
 
 
 
6. Roi Kīwalaʻō de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Roi Kekaulike de Maui
 
 
 
 
 
 
 
13. Princesse Kalola Pupuka-o-Honokawailani de Maui
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Princesse Kekuʻiapoiwa de Maui
 
 
 
 
 
 
 
3. Princesse Keōpūolani de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Prince Keʻeaumoku Nui de l'Île d'Hawaï (= 8)
 
 
 
 
 
 
 
14. Aliʻi Nui Keōua Kalanikupuapaʻikalaninui de Kohala (= 4)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Aliʻi Nui Kamakaʻimoku de Oʻahu (= 9)
 
 
 
 
 
 
 
7. Aliʻi Nui Kekuʻiapoiwa Liliha de l'Île d'Hawaï
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Roi Kekaulike de Maui (= 26)
 
 
 
 
 
 
 
15. Princesse Kalola Pupuka-o-Honokawailani de Maui (= 13)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Princesse Kekuʻiapoiwa de Maui (= 27)
 
 
 
 
 
 

RéférencesModifier

  1. Prononciation en hawaïen retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  2. Albert Pierce Taylor, « Liholiho: a revised estimate of his character », Hawaiian Historical Society,‎ , p. 23 (hdl 10524/964)
  3. Esther T. Mookini, « Keopuolani: Sacred Wife, Queen Mother, 1778–1823 », Hawaiian Historical Society, vol. 32,‎ , p. 12 (hdl 10524/569)
  4. John Papa Ii, Mary Kawena Pukui et Dorothy B. Barrère, Fragments of Hawaiian History, Honolulu, Bishop Museum Press, , 2e éd. (ISBN 978-0-910240-31-4, lire en ligne)
  5. James Macrae, With Lord Byron at the Sandwich Islands in 1825: Being Extracts from the MS Diary of James Macrae, Scottish Botanist, William Frederick Wilson, (ISBN 978-0-554-60526-5, lire en ligne)
  6. Hiram Bingham I, A Residence of Twenty-one Years in the Sandwich Islands, H.D. Goodwin, , 3e éd. (1re éd. 1855) (lire en ligne)
  7. William Ellis, Polynesian researches during a residence of nearly eight years in the Society and Sandwich islands, vol. 3, Henry G. Bohn, London, (ISBN 978-1-56647-605-8, lire en ligne)
  8. Dunmore, John (1992); Who's Who in Pacific Navigation, Australia:Melbourne University Press, (ISBN 0-522-84488-X), p 238
  9. Samuel Kamakau, Ruling Chiefs of Hawaii, Honolulu, Kamehameha Schools Press, , Revised éd. (1re éd. 1961) (ISBN 978-0-87336-014-2, lire en ligne)
  10. Janice K. Duncan, « Kanaka World Travelers and Fur Company Employees, 1785–1860 », Hawaiian Journal of History, Hawaii Historical Society, vol. 7,‎ , p. 99 (hdl 10524/133)
  11. Pukui and Elbert, « lookup of ilio » [archive du ], sur on Hawaiian dictionary, Ulukau, the Hawaiian Electronic Library, University of Hawaii, (consulté le )
  12. J. Susan Corley, « British Press Greets the King of the Sandwich Islands: Kamehameha II in London, 1824 », Hawaiian Journal of History, Hawaii Historical Society, vol. 42,‎ , p. 69–101 (hdl 10524/261)
  13. Marhorie Bloy, « Biography: Hon. Frederick Gerald Byng (1784–1871) », sur A web of English history (consulté le )
  14. « Nu'uanu, O'ahu -- A Native Place: Pohukaina » (consulté le )
  15. Stanford T. Shulman, Deborah L. Shulman et Ronald H. Sims, « The Tragic 1824 Journey of the Hawaiian King and Queen to London: History of Measles in Hawaii », The Pediatric Infectious Disease Journal, vol. 28, no 8,‎ , p. 728–733 (PMID 19633516, DOI 10.1097/INF.0b013e31819c9720)
  16. Theophilus Harris Davies, « The last hours of Liholiho and Kamamalu: a letter sent to H.R.H. Princess Liliuokalani presented to the Hawaiian Historical Society », Annual report of the Hawaiian Historical Society 1897,‎ , p. 30–32 (hdl 10524/75)
  17. Andrew Bloxam, Diary of Andrew Bloxam: naturalist of the Blonde on her trip from England to the Hawaiian islands, 1824–25, Volume 10 of Bernice P. Bishop Museum special publication,