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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Ai Kago.
Portrait d'une femme au Japon, dans un kago, avec ses porteurs (Felice Beato, entre 1863 et 1877)

Un kago (駕籠?) est une sorte de chaise à porteurs japonaise, formant une logette de bambous tressés, portée par deux hommes au moyen d'une perche unique.

Plus rustique, plus léger et moins coûteux qu'un palanquin (norimono), le kago était, pendant l'ère Edo, un moyen de transport apprécié.

DescriptionModifier

 
Photo récente de kago, en montrant les principales caractéristiques

Un kago n'était en principe utilisé que pour porter une seule personne à la fois. L'avant et l'arrière du kago étaient en principe couverts ; les côtés, en revanche en étaient laissé ouverts, ou protégés par des volets relevables.

 
Kago, avec ses deux porteurs et une passagère.

Ils étaient typiquement formés d'une plate-forme où s'installait le voyageur, suspendue à une perche au moyen d'un triangle ouvert fait de bambou à l'avant, et d'un autre à l'arrière, qui pouvait, lui, être fermé par un dossier de bambous tressés. Un toit léger recouvrait la perche, et pouvait se prolonger de chaque côté par des volets relevables, formés d'une fine natte de bambous tressés. À l'époque Edo, les triangles de bambou formant l'avant et l'arrière étaient légèrement inclinés, pour fournir un meilleur confort au voyageur.

Par leur relative légèreté et leurs dimensions réduites, les kago étaient particulièrement adaptés aux voyageurs devant emprunter des routes de montagne, et pourtant désireux de se déplacer dans des conditions de confort raisonnables[1].

Il ne faut pas confondre le kago avec les koshi, ou les norimono (palanquins), plus élaborés et coûteux[1].

Photographe vénitien d'origine, Felice Beato fit, de 1863 à fin 1884, un travail unique pour fixer sur ses plaques le Japon de la vie quotidienne, tel qu'il était à la fin de l'ère Edo et au début de l'ère Meiji[2]. On lui doit plusieurs photographies de kago, avec leurs porteurs parfois fort pittoresques[3].

Voir aussiModifier

 
Photo d'un luxueux norimono, mettant en évidence les différences avec un simple kago

Notes et référencesModifier

  1. a et b Engelbert Kaempfer, Kaempfer's Japan, page 246
  2. Note : Ces plaques photographiques sont bien sûr en noir et blanc ; mais Felice Beato les faisait rehausser de couleurs par des artistes coloristes locaux, ce qui peut produire l'impression qu'il s'agit d'autochromes
  3. Note : L'une de ces photos montre les porteurs, tous deux torse nu, le dos entièrement couvert de tatouages élaborés

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Engelbert Kaempfer, Kaempfer's Japan, Tokugawa culture observed, edited, translated and annotated by Beatrice M. Bodart-Bailey, Univerty of Hawai'i Press, (ISBN 0-8248-2066-5)