Le kabic (ou kabig) est une veste à capuchon, créée à l'origine par les goémoniers du Pays pagan, en Finistère Nord.

HistoriqueModifier

Déjà décrit par Jacques Cambry en 1794[1], le kabic figure dans plusieurs dessins du peintre Lalaisse en 1844-1845. Il a ensuite été porté communément par les marins bretons[réf. nécessaire].

ÉtymologieModifier

Le mot est un néologisme inventé par le tailleur quimpérois Marc Le Berre (1899-1968), qui provient du breton « kab », qui signifie « cape », auquel il a ajouté le diminutif « ig  »[réf. nécessaire].

DescriptionModifier

Sa particularité réside dans plusieurs détails de fabrication : une laine tissée très serrée qui en fait un vêtement imperméable, des ailerettes au niveau des épaules qui évitent ainsi le ruissellement de l'eau, une double poche (la « poche Napoléon ») au niveau du ventre qui permet d'abriter les deux mains et le crantage du tissu (à la main) évitant ainsi l'usure du vêtement. Ainsi, même s'il ressemble au duffle-coat, le kabig ne peut, de par sa coupe, être confondu avec son parent anglais.

Lors de l'Après-guerre, le kabig s'est adapté pour devenir un vêtement pour tous, hommes, femmes, enfants. Le "Kabig", modernisé par le dessinateur ethnologue René-Yves Creston et Marc Le Berre en 1937, est désormais de toutes les couleurs alors qu'il était à l'origine uniquement blanc ou bleu marine ; il est devenu, avec la marinière et le ciré, l'un des symboles du « vêtement national breton »[2]. On en retrouve la trace dans les archives de la maison Le Glazik dès 1928 à Quimper et la maison Le Minor à Pont-l'Abbé en fut un des principaux fabricants.

Le kabig fait partie de la tenue portée par les sonneurs du bagad Saint Patrick, de Quimper. Le film Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy est à l’origine de l’engouement pour le kabig, au début des années 50. Les figurants, des goémoniers de Plouguerneau, portaient en effet le « kab an aod » (« manteau de grève ») et les deux acteurs vedettes du film, Pierre Fresnay et Madeleine Robinson, continuèrent à l’utiliser à leur retour à Paris.[réf. nécessaire]

Le kabig est une forme indémodable, c'est pourquoi il continue à être fabriqué chaque année. Des exemplaires de kabigs sont présentés à l'Écomusée du Pays pagan de Plouguerneau.

Notes et référencesModifier

  1. Lors du naufrage du Neptune en 1792 à Plouguerneau, les archives rapportent que l'un des pilleurs d'épaves portait déjà un vêtement de ce type.
  2. « Costumes bretons (4). Le kabig du Pays pagan », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le ).

Article connexeModifier