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Kœnigsmark (roman)

roman de Pierre Benoit
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kœnigsmark.

Kœnigsmark
Auteur Pierre Benoit
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Albin Michel
Date de parution
Nombre de pages 317

Kœnigsmark est le premier roman de Pierre Benoit, paru en 1918. Devenu un livre à succès de l’édition français (999 000 exemplaires vendus dont 870 000 en Livre de poche, chiffres arrêtés au début du XXIe siècle[1]), il a véritablement lancé l’écrivain, qui deviendra romancier prolifique et académicien.

Sommaire

Historique du romanModifier

Le livre est retenu par l'Académie Goncourt en 1918 avec Simon le Pathétique de Jean Giraudoux, Civilisation de Georges Duhamel et Les Silences du colonel Bramble d'André Maurois pour la sélection au prix Goncourt, battu lors du vote final par quatre voix contre six à Duhamel[2],[3]. Il a été choisi en 1953 pour devenir le premier ouvrage de la collection du Livre de poche[4].

Le roman Kœnigsmark a également donné lieu à plusieurs adaptations cinématographiques (au moins quatre, en 1923, 1935, 1953 et 1968).

RésuméModifier

L’histoire est celle de l’amour d’un jeune professeur français, Raoul Vignerte, pour Aurore, grande duchesse de Lautenbourg-Detmold.

En 1912, Aurore, originaire des steppes russes, épouse le grand-duc Rodolphe de Lautenbourg, héritier d’une petite principauté allemande. Mais celui-ci meurt mystérieusement à l’occasion d’une mission en Afrique. Vers 1913, Raoul Vignerte arrive au palais en tant que précepteur du fils du grand-duc Frédéric de Lautenbourg, beau-frère et deuxième mari d’Aurore, qui a hérité du grand-duché. Vignerte va s’éprendre de la fascinante Aurore, qui semble apprécier sa compagnie autant que celle de sa dame de compagnie, Mélusine. À l’intrigue amoureuse, s’ajoute celle, politique et policière, de la disparition de Rodolphe. Au moment où tout semble se dénouer, à l'été 1914, la guerre éclate entre la France et l’Allemagne.

AnalyseModifier

Le personnage d'Aurore est probablement inspiré, au moins pour son nom, de Marie-Aurore de Königsmarck. Le meurtre de Philippe-Christophe de Kœnigsmark est évoqué. La conclusion du roman est inspirée de la fin de Salammbô de Gustave Flaubert : « Ainsi mourut, le 31 octobre 1914, le lieutenant Vignerte, pour avoir aimé la grande-duchesse Aurore de Lautenbourg-Detmold » (Kœnigsmark) en référence à « Ainsi mourut la fille d'Hamilcar pour avoir touché au manteau de Tanit » (Salammbô).

InfluenceModifier

Kœnigsmark se situe dans la lignée des petits royaumes imaginaires, monarchies d'opérette d'Europe centrale, inventés par de nombreux auteurs de la fin du XIXe à la première moitié du XXe siècle. Celui qui initie ce genre littéraire appelé « Ruritanian novel » est Anthony Hope avec Le Prisonnier de Zenda (1894). On peut aussi citer la Syldavie du Sceptre d'Ottokar (1939) de Hergé[5].

AdaptationsModifier

Au cinémaModifier

Au théâtreModifier

 
Interprétation de Kœnigsmark au Théâtre du Capitole de Toulouse.

À la télévisionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Quid 2005, pages 528-529.
  2. Du côté de chez Drouant : Le Goncourt de 1903 à 1921 émission de Pierre Assouline sur France Culture le 27 juillet 2013.
  3. Edmond Jouve et Charles Saint-Prot, « Pierre Benoit (1886-1962) », in coll. « Pierre Benoit témoin de son temps », éditions Albin Michel, 1991, p. 20.
  4. Histoire du Le Livre de poche.
  5. Pascal Dayez-Burgeon, « Kœnigsmark : les recettes d'un best-seller », L'Histoire n°454, décembre 2018, p. 22-23.
  6. Koenigsmark [Spectacle] : drame lyrique (notice BNF)