Kōfuku no Kagaku

un nouveau mouvement religieux

Happy Science
Kōfuku no Kagaku
Image illustrative de l’article Kōfuku no Kagaku
Logo de Happy Science
Présentation
Nature Religion distincte
Lien religieux Emprunt à plusieurs religions avec changements majeurs disruptifs
Nom des pratiquants Les Happies
Croyances
Type de croyance Shinshūkyō
Principaux prophètes Ryuho Okawa
Personnages importants Jésus-Christ, Confucius et Nichiren
Principaux ouvrages Les lois du soleil
Les lois d'or
Les lois de l'éternité
Pratique religieuse
Date d'apparition 1986
Lieu d'apparition Japon
Aire de pratique actuelle Monde entier
Nombre de pratiquants actuel 12 millions annoncés[1]
30 000 estimés[2]
Classification
Classification d'Yves Lambert Transformations d'une religion de Salut
Période axiale selon Karl Jaspers Modernité

Happy Science (幸福の科学, Kōfuku-no-Kagaku?), anciennement Institut de recherche sur le bonheur humain, est un nouveau mouvement religieux et spirituel controversé. Fondé au Japon le par Ryuho Okawa, il est considéré comme une secte[3],[4],[5].

Le groupe comprend une division de publication appelée IRH Press, des établissements d'enseignement tels que Happy Science Academy et Happy Science University, un parti politique appelé Happiness Realization Party et trois divisions de divertissement multimédia dénommées New Star Production, ARI Production et HS Pictures Studio.

HistoireModifier

 
Ryuho Okawa le 15 février 2015.

Fondée le , Happy Science est reconnue au Japon comme une organisation religieuse le . Selon Ryuho Okawa, son objectif est « d'apporter le bonheur à l'humanité en diffusant la vérité ». Avant sa fondation, Ryuho Okawa a publié divers ouvrages de « messages spirituels » qui prétendent canaliser les paroles prononcées par des personnalités religieuses et historiques telles que Jésus-Christ, Confucius et Nichiren. Depuis 1987 Ryuho Okawa a publié, entre autres, La Loi du soleil, La loi d'or et La Loi de l'éternité. Ces ouvrages constituent le noyau des manuels de Happy Science, avec le sutra fondamental Le Dharma de l'esprit juste. En 1986, il démissionne de son poste dans une société commerciale pour fonder sa propre religion[6].

EnseignementsModifier

Les enseignements fondamentaux de Happy Science sont l' « Exploration de l'esprit juste », « Le chemin quadruple » et la croyance El Cantare. Selon Okawa, pour obtenir le bonheur, il faut pratiquer les principes du bonheur connus sous le nom du « chemin quadruple » : l'amour qui donne, la sagesse, la réflexion personnelle et le progrès. La seule condition pour rejoindre Happy Science est que les candidats doivent avoir « l'aspiration et la discipline nécessaires pour rechercher la vérité et contribuer activement à la concrétisation de l'amour, de la paix et du bonheur sur la terre »[7]. Parmi d'autres enseignements, ils croient à la réincarnation[8] et aux extraterrestres[9].

Parallèlement, l'aile politique de l'organisation, le Parti de la réalisation du bonheur, promeut des opinions politiques telles que le soutien à l'expansion militaire japonaise et la dissuasion nucléaire[10] et dément des événements historiques tels que le massacre de Nankin en Chine et la question des femmes de réconfort en Corée du Sud[11]. Le parti prend également position sur les dépenses en infrastructures, la prévention des catastrophes naturelles, le développement urbain et la construction de barrages[12]. Il préconise aussi le conservatisme fiscal, le renforcement de l'alliance américano-japonaise et un leadership fondé sur la vertu.[13]. Au printemps 2018, le Parti de la réalisation du bonheur comptait 21 conseillers municipaux[14].

Objet de culteModifier

Les fidèles de Happy Science vénèrent une divinité nommée « El Cantare » qui, selon eux, est le « Dieu suprême de la Terre, le Seigneur de tous les dieux ». Ils croient que cet être est né pour la première fois sur Terre il y a 330 millions d'années et que c'est la même entité qui a été vénérée à différentes époques, à savoir Elohim, Odin, Thoth, Ophealis (Osiris) Hermes et le Bouddha Shakyamuni, avec Okawa lui-même comme l'actuel incarnation[15].

InstallationsModifier

Le quartier général, les lieux de culte et les sites missionnaires sont situés au Japon et dans d'autres pays. Les lieux de culte sont appelés Shoja (精舎 ou vihara en sanskrit) ou Shoshinkan (正心館). Le , la première filiale implantée à l'étranger, « Happiness Science USA » est créée à New York[16],[17]. L'organisation possède des succursales dans plusieurs pays, dont la Corée du Sud, le Brésil, l'Ouganda, le Royaume-Uni, l'Australie et l'Inde[18].

ControversesModifier

Happy Science est l'une des nombreuses nouvelles religions japonaises (shinshūkyō) que la presse et le grand public considèrent comme « controversées »[19] . Selon le Japan Times, « nombreux sont ceux pour qui il y a tout lieu de soupçonner que Happy Science est une secte »[20]. En effet, de nombreux médias japonais, américains, ougandais, indonésiens et australiens qualifient Happy Science de « secte » [3],[4],[5],[15].

Happy Science a publié des vidéos promotionnelles affirmant que la Corée du Nord et la République populaire de Chine complotent pour envahir et coloniser le Japon après l'avoir d'abord dominé par la force nucléaire[20].

En , l'actrice Fumika Shimizu (en) prend brusquement sa retraite de son ancienne agence de production de divertissement alors qu'elle avait de plusieurs projets de tournage, afin de poursuivre un rôle à plein temps auprès de Happy Science. Elle a affirmé que, sous l'influence de ses parents, tous deux fervents croyants de longue date, elle faisait partie du groupe depuis son enfance [21].

Covid-19Modifier

En 2020, pendant l’épidémie de Covid-19, Happy Science vend à ses adeptes des « vaccins spirituels »; en février et mars 2020, de grandes réunions de fidèles ont eu lieu, rassemblant plus de mille personnes. Ōkawa soutient que le virus provient de la Chine athée[22].

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Happy Science » (voir la liste des auteurs).

  1. « Happy Science France - Qui nous sommes », sur happyscience (consulté le )
  2. (en-US) Sam Kestenbaum, « Inside the Fringe Japanese Religion That Claims It Can Cure Covid-19 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b Simon Musasizi, « Clerics call for probe into Happy Science », The Observer,‎ (lire en ligne [archive du ])
  4. a et b « Happy Science, a new cult offers celebrity guide to heaven », The Jakarta Post,‎ (lire en ligne [archive du ])
  5. a et b Beau Donnelly, « Blooming 'Happy Science' religion channels Disney, Gandhi, Jesus and Thatcher », The Age,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Susumu Shimazono, From salvation to spirituality : popular religious movements in modern Japan, Melbourne, Vic., Trans Pacific, , English éd., 348 p. (ISBN 1-876843-12-8), p. 267
  7. « Happy Science - About Us » [archive du ], sur Happy Science Singapore (consulté le )
  8. « Eternal Life and Reincarnation », sur Happy Science
  9. « Alien Invasion: Can We Defend Earth? »
  10. « The Happiness Realization Party », En.hr-party.jp,
  11. (ja) « The Liberty Web » (consulté le )
  12. « Happiness Realization Party », sur Happiness Realization Party (consulté le )
  13. « Happiness Realization Party », sur Happiness Realization Party (consulté le )
  14. About Japanese 50 new region, Takarajima, , Japanese éd., 269 p. (ISBN 978-4-8002-7044-3)
  15. a et b Sylla Saint-Guily, "Happy Science Is the Laziest Cult Ever," Vice (magazine), 3 October 2012.
  16. 『「幸福の科学」教団史2008 法輪、転ずべし』p57
  17. 「月刊 幸福の科学」1994年2月号p50
  18. [1]
  19. Rodney Muhumuza, Associated Press, « Happy Science, Controversial Religion From Japan, Succeeds In Uganda » [archive du ], sur The Huffington Post,
  20. a et b David McNeill, « Party offers a third way : happiness », The Japan Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. « Fumika Shimizu Retires From Acting to Join Happy Science Religious Organization », Anime News Network,‎ (lire en ligne, consulté le )
  22. Levi McLaughlin, Japanese Religious Responses to COVID-19: A Preliminary Report, The Asia-Pacific Journal. Japan Focus 18, 9, 3 (1er mai 2020).