Longué-Jumelles

commune française du département de Maine-et-Loire
(Redirigé depuis Jumelles (Maine-et-Loire))

Longué-Jumelles
Longué-Jumelles
L'église de Longué.
Blason de Longué-Jumelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saumur Val de Loire
Maire
Mandat
Frédéric Mortier
2020-2026
Code postal 49160
Code commune 49180
Démographie
Gentilé Longuéen-Jumellois
Population
municipale
6 809 hab. (2018 en diminution de 0,96 % par rapport à 2013)
Densité 71 hab./km2
Population
agglomération
8 129 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 47° 22′ 45″ nord, 0° 06′ 24″ ouest
Altitude Min. 20 m
Max. 68 m
Superficie 96,2 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Longué-Jumelles
(ville-centre)
Aire d'attraction Longué-Jumelles
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Longué-Jumelles
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Longué-Jumelles
Liens
Site web Ville de Longué-Jumelles

Longué-Jumelles est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

La commune est née le de la fusion-association des deux anciennes communes voisines de Longué et de Jumelles, devenues communes associées.

Partagée entre la vallée de la Loire et le Baugeois, c'était jusqu'en 2015 la plus grande commune de Maine-et-Loire par la superficie.

Siège de la communauté de communes du canton de Longué-Jumelles, elle est le centre administratif et commercial de la région.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Au cœur de l'Anjou, ce territoire rural de l’Ouest de la France se trouve à 35 km à l'est d'Angers et à 18 km au sud de Baugé[1], au nord d'une ligne Angers Saumur. Son territoire se situe dans le Baugeois, dans le parc régional Loire Anjou Touraine[2].

Le Baugeois est la partie nord-est du département de Maine-et-Loire. Il est délimité au sud par la vallée de l'Authion et celle de la Loire, et à l'ouest par la vallée de la Sarthe[3].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Aux alentoursModifier

Hameaux et lieux-dits : Tonnelièvre, le Haut Chemin, l'Humois, Embranchard, Beauregard, la Croix-Fourreau, les Souvenets, la Musse, la Petite Hurtoudrie, la Piotterie, le Breil[5].

Les communes les plus proches sont Saint-Philbert-du-Peuple (5 km), Blou (6 km), Neuillé (7 km), Vivy (7 km), Saint-Clément-des-Levées (8 km), Saint-Martin-de-la-Place (8 km), Brion (8 km), Chênehutte-Trèves-Cunault (9 km), Les Rosiers-sur-Loire (9 km) et Gennes (10 km)[1].

Topographie, géologie et reliefModifier

Situé sur le Bassin parisien, sa superficie est de plus de 96 km2 (9 620 hectares)[6], ce qui en faisait la commune ayant la plus grande superficie du département[7]. Elle a perdu ce titre à la fin de 2015 à la suite de la création de plusieurs communes nouvelles, la plus grande étant Chemillé-en-Anjou.

Son altitude varie de 20 à 78 mètres[7], pour une altitude moyenne de 49 mètres.

Protections sur la communeModifier

Outre des protections sur des bâtiments (monuments historiques et inventaires), la commune de Longué-Jumelles figure à l'inscription[8] de

  • Inventaires : Zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF) de type 1 pour les zones du moulin de la rivière, de l'étang des Hayes, de la partie nord de la forêt de Monnaie, des sablières de la Croix-Fourreau,
  • et zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique de type 2 pour les zones de la forêt de Monnaie, les prairies des Montils, et les bois des Monteaux ;
  • Eau et milieux aquatiques : schémas d'aménagement et de gestion des eaux de l'Authion ;
  • Parcs naturels régionaux : parc naturel régional Loire Anjou Touraine[2].

HydrographieModifier

On trouve de nombreux cours d'eau sur la commune de Longué-Jumelles. La rivière du Lathan, qui la traverse d'Est en Ouest, s'y réunit avec l'Authion, qui délimite la partie Sud de son territoire et s'y divise en plusieurs bras[5].

On trouve sur la commune une multitude de canaux de la rivière le Lathan, dont le Racinai, le ruisseau du Gué de Terry, la Fontaine Suzon, l'Authionceau. On y trouve également un étang, alimenté par le ruisseau de la Filière[9].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressortit au type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[12]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[10]

  • Moyenne annuelle de température : 11,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 627 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[14] complétée par des études régionales[15] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saumur », sur la commune de Saumur, mise en service en 1950[16] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[17],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,6 °C et la hauteur de précipitations de 614,2 mm pour la période 1981-2010[18]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Tours - Parcay-Meslay », sur la commune de Parçay-Meslay, dans le département d'Indre-et-Loire, mise en service en 1959 et à 65 km[19], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[20], à 11,7 °C pour 1981-2010[21], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[22].

Voies de communication et transportsModifier

Résultat de la fusion de 1973, la commune est vaste et se situe au carrefour des routes de Baugé, Saumur et Angers. Le bourg de Jumelles est à plus de 6 km au nord de Longué ; bourg de Longué qui est traversé d'ouest en est par la D 347 (Beaufort-en-Vallée - Saumur) et la A85 (Angers - Tours)[5].

La commune est desservie par une ligne d’autobus du réseau interurbain de Maine-et-Loire AnjouBus, la ligne 15 Beaufort-Saumur, qui passe par Brion, Longué et Vivy. La ligne 4 Angers-Saumur est accessible aux Rosiers[23].

La gare ferroviaire la plus proche se situe aux Rosiers-sur-Loire[24].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Longué-Jumelles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[25],[26],[27]. Elle appartient à l'unité urbaine de Longué-Jumelles, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[28] et 8 129 habitants en 2018, dont elle est ville-centre[29],[30].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Longué-Jumelles, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[31],[32].

Morphologie urbaineModifier

La commune s'inscrit dans un territoire essentiellement rural.

En 2008, les résidences principales construites avant 2006, dataient pour 39 % d'avant 1949, 24 % entre 1949 et 1974, 22 % entre 1975 et 1989, et 15 % entre 1990 et 2005[33].

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 219 (pour 3 160 en 2008)[34],[33]. Parmi ces logements, 90 % étaient des résidences principales, 2 % des résidences secondaires et 7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour une part de 89 % des maisons et de 9 % des appartements. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 3 % étaient des studios, 7 % des logements de deux pièces, 19 % de trois pièces, 26 % de quatre pièces, et 45 % des logements de cinq pièces ou plus[34].
Le nombre de ménages propriétaires de leur logements était de 58 %, proportion inférieure à la moyenne départementale (60 %)[35], et le nombre de ménages locataires était de 40 %. On peut également noter que 1 % des logements étaient occupés gratuitement[34].
L'ancienneté d'emménagement dans la résidence principale, rapporté au nombre de ménages, était de 11 % depuis moins de deux ans, 17 % entre deux et quatre ans, 17 % entre cinq et neuf ans, et 55 % de dix ans et plus[34].

En 2013 on trouvait 3 319 logements sur la commune de Longué-Jumelles, dont 89 % étaient des résidences principales, pour une moyenne sur le département de 90 %, et dont 58 % des ménages en étaient propriétaires[36].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (28,8 %), terres arables (25,5 %), forêts (19,3 %), prairies (16,7 %), zones urbanisées (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), eaux continentales[Note 6] (0,9 %), cultures permanentes (0,3 %)[37].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[38].

Toponymie et héraldiqueModifier

ToponymieModifier

Le Jumelles est rattachée à Longué (fusion association) qui devient Longué-Jumelles[39].

Village de Longué

Formes anciennes du nom de Longué : Vicus qui vocatur Thanaicus en 1055, In longo Vado en 1106, Ecclesia Sancte Marie de Tanais en 1130, Versus Longue en 1150, Prior de Longue en 1157, Ballia de Longueyo en 1210, Feodum de Longue en 1236, Parochia de Languo Vado en 1238, Villa de Lungueyo en 1270, Lont Gué en Vallée en 1296[40], Longué en 1793 et 1801, avant de devenir Longué-Jumelles en 1973[41].

Son étymologie viendrait de gué, du latin vadum, le bourg primitif s'étant formé à proximité du gué qui permettait de traverser le Lathan[42].

Village de Jumelles

Formes anciennes du nom de Jumelles : Presbiter de Jumellas en 1081, Ecclesia de Jumellis en 1145, Stagnum de Jumellis en 1152, Apund burgum qui dicitur Jumezlas en 1158[43], Jumelles en 1793, Jumelle en 1801[44].

Son étymologie viendrait du latin gamelles (jumeau), qui désignait à l'origine deux éléments identiques du paysage[42].

Gentilé

Nom des habitants : les Longuéens-Jumellois (Longuéens pour Longué, et Jumellois pour Jumelles)[42].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Une présence préhistorique est attestée sur le territoire de la commune de Longué. On y a trouvés, un biface, douze haches de pierre et des silex.

AntiquitéModifier

Outre des vestiges de voies romaines, y ont été également trouvés une médaille gauloise et des monnaies gallo-romaines. À cette époque, le Long gué est un passage à travers le Lathan et ses bras secondaires[45].

Moyen ÂgeModifier

Le Vieux-Bourg de Longué est mentionné au XIe siècle, avec la présence d'un prieuré dépendant de l'abbaye du Louroux, d'une léproserie et d'une aumônerie[40].

Le site ancien du Vieux-Bourg correspond à la chapelle Notre-Dame de Thenais, ou église du Prieuré, détruite en 1860[Note 7]. Ce Vieux-Bourg de Longué-en-Vallée semble avoir eu pour maître le sénéchal Guillaume des Roches[46], et donnera en tout cas la seigneurie d'Avoir (avec le château, berceau de la famille angevine d'Avoir[47] qui eut aussi Château-Fromont en Bretagne, et à laquelle appartenaient : Isabeau d'Avoir, abbesse de Fontevraud en 1276-1284 ; Pierre d'Avoir, † 1390, sénéchal d'Anjou pour le duc Louis vers 1371-1378, fils d'Hardouin Ier d'Avoir et frère d'Anne d'Avoir, la mère de Jean IV de Bueil au XIVe siècle). Aimery d'Avoir, cité dès 1227 et 1248, voyagea en Terre sainte en 1268[48],[49].

  • L'héritière Louise d'Avoir transmit le fief en 1350 à son mari Jean de Maulévrier, et leur petite-fille Marie de Maulévrier — fille de leur fils Renaud VI de Maulévrier (vers 1340-vers 1400) — à son époux le maréchal Jacques Ier de Montb(e)ron (vers 1350-1422), épousé vers 1386/1388, d'où Jacques II et François Ier de Montbron († 1470). Les Montb(e)ron[50],[51] issus de Guichard de Montberon, un fils cadet de François Ier de Montbron, furent barons d'Avoir et de Champeaux (à Longué, aussi sur la rive gauche (sud) du Lathan, un peu au nord de l'Authion), par ailleurs princes barons de Mortagne, jusqu'à Hector de Montbron qui dut se séparer de sa terre d'Avoir[52], d'abord en 1581 au profit de Pierre Tournemine, puis en 1592 d'Anne de Matignon, fille de Jacques Ier de La Roche-Goyon de Matignon, et de son mari Olivier de Maridor, sire des Vaux-en-Belin et de la Freslonnière :
  • Anne et Olivier furent les parents de la fameuse Françoise de Maridor, la Dame de Monsoreau (née vers 1558-† le 24 septembre 1620 au château d'Avoir), femme de Charles de Chambes, comte de Montsoreau (1549-1621). La baronnie d'Avoir passa à leur fils aîné René (né vers 1585/1587-† en 1649 banni en Angleterre ; dit le marquis d'Avoir), puis à leur fille Suzanne et à leur fils cadet Charles de Chambes. Elisabeth de Chambes, une des enfants de ce deuxième Charles de Chambes, l'apporta à son mari Pierre de La Ville de Férolles (frère aîné de Pierre-Eléonor)[53], épousé en novembre 1659 : Parents de Louis, baron d'Avoir, officier de Marine, et d'Urbaine de La Ville de Férolles, mariée à Charles de Clermont-Tonnerre, fils de Gabriel et petit-fils de Jacques de Clermont, comte de Thoury, et de Gabrielle de Glisy.
  • Mais le 27 juin 1686, la terre d'Avoir fut attribuée par décret judiciaire à Marie Damont/Damond[54], par acquisition dame d'Etiau et châtelaine de Longué depuis le 14 août 1669 (Etiau à Jumelles et St-Philbert, voir plus bas ; à distinguer d'Etiau à Coutures et à Joué) et dame du Rivau depuis le 3 juin 1693, veuve de Charles Croizet/Croiset, contrôleur de la Grande Chancellerie. Marie Damond est titrée marquise de Longué en Jarzé et Corzé, d'Avoir et d'Estiau(x), marquisat qu'elle transmet en janvier 1697, ou en 1702, à son fils Louis-Alexandre Ier Croizet (1645-1728), président au Parlement. Mais le 2 juillet 1767, le marquis Louis-Alexandre III Croizet d'Etiau (né en 1720 ; fils de Louis-Alexandre II, 1693-1719), ruiné, doit vendre à Jacques Sheridan, père de Jeanne/Jane Sheridan d'Etiau (1758-1798) qui épouse 1° 1778 Louis-Marie-René de Langle de Beaumanoir, et 2° 1780 Charles-Henri-François de Maillé de la Tour-Landry : Postérité des deux unions, dont Adélaïde de Maillé de La Tour-Landry (1787-1873), qui marie en 1805 Jean-Louis-Gustave de Hautefort de Vaudre et qui possède les domaines d'Avoir, d'Etiau et de Poligny au XIXe siècle.

Alors que la Ville, toujours sur la rive gauche (sud) du Lathan, correspond à l'ancien château de Longué (donc à la châtellenie) et aux halles (site de l'actuelle mairie)[55]. La châtellenie de Longué relève avant tout du comte d'Anjou. En 1200, Jean sans Terre la concède à Rorgeon de Sacé, en 1204 Philippe-Auguste l'attribue à Roger de Mazé puis à Baudouin des Roches, et en 1215 à Geoffroi des Roches (des parents du sénéchal Guillaume, issus de la branche aînée des Des Roches pense-t-on, branche qui avait aussi la seigneurie de Jarzé ; le sénéchal Guillaume, d'une branche cadette, a dû posséder Avoir, en tout cas une seigneurie sur Longué, plus les seigneuries de Brion et Mouliherne, comme on l'a vu plus haut ; pour l'historien de Longué Florent-Eugène Cornilleau, la branche aînée des Des Roches avait la châtellenie dès avant Philippe Auguste : [54]-p. 44). Un château aurait été reconstruit au XIIIe siècle sur le territoire de Longué[40] et aurait été ruiné à la fin du XVIIe siècle[45]. À partir de la famille des Roches, aux XIIIe et XIVe siècles, puis des Sainte-Maure au XVe siècle, la châtellenie de Longué appartint longtemps aux sires de Jarzé, du Plessis-le-Vent et de Corzé, d'où le nom de Longué en Jarzé, parfois en Corzé, qu'elle prit même quand elle fut détenue par les sires d'Etiau et non plus les seigneurs de Jarzé.

  • Les Sainte-Maure héritèrent en effet de la famille des Roches (Jean Ier de Ste-Maure, † 1425, sire de Montgaugier et de Nesle, épouse Jeanne des Roches de Beaupréau, dame de La Faigne et de La Haye-Jouslain/La Haie-Joulain), mais Charles de Ste-Maure-Montgauger, 1er comte de Nesle en 1466, fils de Jean II, petit-fils de Jean Ier de Ste-Maure et Jeanne des Roches, vendit en 1461/1462 et 1473 à Jean Bourré[45] la seigneurie de Jarzé et les droits afférents, dont la châtellenie de Longué et le Plessis-le-Vent. Puis en 1521 et 1528 le sire d'Etiau, Jehan Bernard, prend à ferme la châtellenie de Longué, puis en devient l'acquéreur le 8 mars 1530 sur Charles Bourré. Les seigneurs d'Etiau sont désormais châtelains de Longué : les Bernard puis les d'Estampes de Valençay : car Jacques Ier d'Estampes (1518-1574) épouse Jeanne Bernard, fille de Jehan ; les Liquet et Ruzé, à partir du 1er juillet 1650 par acquisition de René Liquet sur la veuve d'Estampes (est-ce Catherine d’Elbene, veuve de Jean d’Estampes-Valençay, né en 1600 et tué en 1629 au siège de Privas ?), puis la fille de René, Gabrielle Liquet, portant Etiau à son mari Henri de Ruzé, sur qui ses créanciers obtiennent la vente judiciaire le 14 août 1669 au profit de Marie Damont/Damond veuve Croiset, comme on l'a vu ; enfin les Croizet puis les Sheridan, vus plus haut en tant que barons d'Avoir.

Il faut donc distinguer la châtellenie (le châtelain n'est que le dépositaire du château de Longué, l'homme de confiance du seigneur qui reste le comte puis le duc d'Anjou, ou le roi ; à cet égard, la châtellenie dépend de la ville comtale de Baugé) des seigneuries de pleine possession, qui étaient notamment : Avoir, vue plus haut ; les Montils, sur la Curée — petit affluent de la rive droite de l'Authion, au nord du Lathan — fief des abbesses de Fontevraud ; Athée, au nord du Lathan, appartint aux du Bellay.

Bien au nord du Lathan, à l'est de Beaufort et au sud de Baugé, la paroisse de Jumelles est quant à elle issue d'un prieuré-cure dépendant de Toussaint, et fait partie de la seigneurie des Haies/des Hayes, à Brion (à la veille de la Révolution, Charles-Louis-Hector, marquis d’Harcourt d'Olonde (1743-1820), marié en 1767 avec Anne-Louise-Catherine d’Harcourt de Beuvron (1750 -1823), est châtelain du Plessis-au-Jau (à Mazé) et baron seigneur de Fontaine-Guérin, du Vieil-Baugé, de Brion, des Hayes..., puis son gendre Eugène de Montesquiou-Fezensac (1782-1810) assure la succession du domaine des Hayes). Le domaine comtal de Baugé a des possessions en Jumelles[56]. Au nord-est de Longué, sur le Lathan, s'amorce la seigneurie d'Etiau dont le château est sis à Saint-Philbert, et dont la portion du Vieil-Ethiau est en Jumelles.

Ancien RégimeModifier

À la fin du XVIIIe siècle (royaume de France), Longué relève du diocèse d'Angers, du Grenier à sel de Saumur, du gouvernement du Saumurois et de l'élection d'Angers[45].

Jumelles relève du diocèse d'Angers et de l'élection d'Angers[56].

Époque contemporaineModifier

À la réorganisation administrative qui suit la Révolution, en 1790 Longué est chef-lieu de canton (département de Maine-et-Loire) et intégrée au district de Baugé, puis en 1800 à l'Arrondissement de Baugé et en 1926 à l'arrondissement de Saumur[57].

Jumelles est intégrée au canton de Longué (département de Maine-et-Loire) et au district de Baugé, puis en 1800 à l'Arrondissement de Baugé et en 1926 à l'arrondissement de Saumur[44].

Une ligne ferroviaire est mise en service en 1874 entre Vivy et Longué (Ligne La Flèche - Vivy). Aujourd'hui, la gare de Longué n'est plus qu'un vestige et la voie n'est plus utilisée qu'entre Vivy et la coopérative céréalière de Longué-Jumelles pour le transport de céréales.

En 1923, la forge Périgois-Frémont frappe une série de monnaies de nécessité. Charles Périgois est le maire de Jumelles de 1935 à 1959. En 1944, Marcel Derouin, forgeron et gendre de Charles Périgois, frappe des médailles en l'honneur de Pierre Bourdan.

Les communes de Longué et de Jumelles fusionnent en 1973[58], en utilisant le statut de commune associée conformément à loi du [59].

Ancienne commune de LonguéModifier

Formes anciennes du nom : voir Toponymie.

Municipalité en 1790, chef-lieu de canton[41], Longué-Jumelles en 1973[60]. Arrondissement de Baugé, puis de Saumur en 1926.

4 805 habitants en 1968[41], appelés les Longuéens[42].

Ancienne commune de JumellesModifier

Formes anciennes du nom : voir Toponymie.

Municipalité en 1790, canton de Longué[44], Longué-Jumelles en 1973[60]. Arrondissement de Baugé, puis de Saumur en 1926.

1 131 habitants en 1968[44], appelés les Jumellois[42].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Les communes de Longué et de Jumelles sont érigées en municipalité en 1790, qui deviennent Longué-Jumelles en 1973, de la fusion de ces deux communes[41],[60]. Le conseil municipal est composé de 29 élus[61].

Liste des maires successifs[45],[56]
Période Identité Étiquette Qualité
Jumelles 1900 1919 Joseph de Montesquiou    
Longué 1900 1912 Victor Cailleau   Notaire, conseiller général du canton de Longué-Jumelles (1901-1910)
Longué 1912 1925 Ernest Davoine    
Jumelles 1919 1935 Pierre Guyon    
Longué 1925 1947 Édouard Tardif Rad. Médecin
Conseiller général du canton de Longué-Jumelles (1910-1940)
Jumelles 1935 1959 Charles Périgois    
Longué 1947 1953 Raphaël Despeignes    
Longué avril 1953 avril 1971 Philippe Rivain    
Jumelles 1959 avril 1971 André Crossonneau    
Longué avril 1971 décembre 1972 Robert Châtel    
Jumelles avril 1971 décembre 1972 Raymond Launay    
janvier 1973 mars 1977 Robert Châtel    
mars 1977 mars 2008 Edmond Alphandéry UDF-CDS
puis UMP
Docteur en économie
Député (1978-1993)
Ministre de l'économie (1993-1995)
Conseiller général du canton de Longué-Jumelles (1976-2008)
mars 2008 En cours
(au 23 mai 2020)
Frédéric Mortier[62],[63] DVD puis DLF Professeur d'économie
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques et résultatsModifier

Comptes de la communeModifier

Les comptes de la commune de Longué-Jumelles de l'année 2013[64]
Chiffres clés En milliers d'Euros En euros par habitant Chiffres 2000
Total des produits de fonctionnement (A) 6 216 886 4 317
Total des charges de fonctionnement (B) 5 205 742 3 311
Résultat comptable (R=A-B) 1 012 144 1 006
Total des ressources d'investissement (C) 3 060 436 2 233
Total des emplois d'investissement (D) 2 462 351 1 885
Besoin ou capacité de financement des investissements (E=D-C) -597 -85 -292
Encours de la dette au 31/12 6 858 977 5 675
Annuité de la dette 763 109 958
Budget principal seul - Population légale en vigueur au 1er janvier de l'exercice 2013 : 7 019 habitants
Les taux de fiscalité 2013[65]
Fiscalité locale Taux
Taxe d'habitation (y compris THLV) 9,95 %
Foncier bâti 17,03 %
Foncier non bâti 33,38 %
Cotisation foncière des entreprises 0,00 %
Taux votés pour l'année 2013[66].

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire.

Jusqu'en 2016 la commune est intégrée à la communauté de communes Loire-Longué, structure intercommunale regroupant onze communes (dont Blou, Longué-Jumelles, Les Rosiers-sur-Loire, Saint-Clément-des-Levées, Saint-Martin-de-la-Place et Saint-Philbert-du-Peuple[67]), elle-même membre du syndicat mixte au syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou jusqu'en 2013, puis du syndicat mixte Grand Saumurois.

Autres groupements : La commune est également membre de plusieurs autres groupements, comme le syndicat intercommunal touristique du val de Loire (SITVAL)[68] ou le SMICTOM de la vallée de l'Authion (collecte des ordures ménagères)[69].

Autres circonscriptionsModifier

La commune de Longué-Jumelles fait partie du canton Longué-Jumelles (bureau distributeur) et de l'arrondissement de Saumur[70].

Jusqu'en 2014 ce canton comprend huit communes, dont Blou, Longué-Jumelles et Saint-Philbert-du-Peuple. Il comptait 13 511 habitants en 2009. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du . Le canton passe alors de huit à dix-huit communes, Longué-Jumelles en restant le chef-lieu (bureau distributeur), avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[71].

Longué-Jumelles fait partie de la troisième circonscription de Maine-et-Loire, composée de huit cantons dont Baugé et Saumur-Nord. Cette circonscription de Maine-et-Loire est l'une des sept circonscriptions législatives que compte le département.

Instances judiciairesModifier

Il n'y a pas d'administrations judiciaires à Longué-Jumelles.

Le Tribunal d'instance et le Conseil de prud'hommes se situent à Saumur, le Tribunal de grande instance, la Cour d'appel, le Tribunal pour enfants et le Tribunal de commerce, se situent à Angers, tandis que le Tribunal administratif et la Cour administrative d'appel se situent à Nantes[72].

Jumelage et partenariatModifier

La ville de Longué-Jumelles est jumelée avec[73] :

Le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.

Population et sociétéModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[75]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[76].

En 2018, la commune comptait 6 809 habitants[Note 8], en diminution de 0,96 % par rapport à 2013 (Maine-et-Loire : +1,96 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution démographique de Longué (1793-1972), puis Longué-Jumelles  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0893 5733 8044 1034 4914 3774 2874 1774 113
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2674 2834 3524 2744 3014 2984 4084 3624 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 1964 0654 0753 7103 7393 6573 6693 7883 922
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 5004 8056 3176 7736 7816 9286 8926 8326 813
2018 - - - - - - - -
6 809--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[77].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Jumelles (1793-1972)
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4501 3861 4471 5091 6031 5451 5241 5301 484
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5501 5701 6181 5221 5031 5671 5171 5141 490
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4711 4051 3751 2821 2381 2191 1421 1631 136
1962 1968 1972 - - - - - -
1 1271 131-------
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini[44])

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 22,6 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 28,2 %).
Pyramide des âges à Longué-Jumelles en 2008 en pourcentage[78]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,5 
8,2 
75 à 89 ans
10,8 
13,8 
60 à 74 ans
15,9 
20,2 
45 à 59 ans
18,2 
21,3 
30 à 44 ans
20,9 
15,6 
15 à 29 ans
13,5 
20,2 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[79].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie localeModifier

Les services publics présents sur la commune au début des années 2010 sont une crèche et une halte-garderie, des écoles maternelle et primaire, des collèges, une bibliothèque, un centre culturel, un hôpital local, une maison de retraite, un centre de secours, une gendarmerie, un bureau de poste et une trésorerie[80], ainsi qu'un espace public numérique, le Cybercentre de Longué[81].

Longué-Jumelles est la ville la plus importante du canton. C'est un centre administratif et commercial incontournable de la région. Outre les services publics, la commune possède également plusieurs infrastructures, de nombreux commerces et un marché local[82].

EnseignementModifier

Située dans l'académie de Nantes, la commune compte cinq écoles et deux collèges : école maternelle Andrée-Boissin, école maternelle privée Notre-Dame de Thenais, école primaire Raymond-Renard, école primaire Félix-Landreau (Jumelles), école primaire privée Sacré-Cœur, collège François-Truffaut et collège privé Saint-Joseph. L'école maternelle Victor-Hugo a fermée ses portes à la rentrée 2016-2017[83].

Sports et équipements sportifsModifier

On trouve sur la commune des salles de sport, une piscine et un terrain multisports, qui permettent la pratique de plusieurs sports, comme le badminton, le basket, le cyclisme, le football, la gymnastique, le judo, le karaté, la natation, la pétanque, le tennis, le tennis de table, le volley-ball, ainsi que des sports mécanique comme la moto.
Sport très répandu dans le Baugeois, on y trouve également plusieurs sociétés de boule de fort.

Équipements sportifs : salle des sports Émile-Joulain, salle Tête-Noire, petit gymnase, salle gymnastique, salle tennis de table, dojo, hall tennis et piste d'athlétisme[82].

SantéModifier

Plusieurs professionnels de la santé se trouvent sur le territoire communal : médecins généralistes, chirurgiens-dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, pharmacies, opticiens, laboratoire d'analyses médicales.

On y trouve également plusieurs établissements de santé : un hôpital local (170 places) et un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (75 places)[84].

Écologie et recyclageModifier

La collecte des ordures ménagères (collecte sélective) est assurée par le SMICTOM de la vallée de l'Authion[69]. Un centre de déchets se situe dans la zone industrielle de la Métairie[82].

Manifestations et festivitésModifier

Plusieurs manifestations s'y déroulent tout au long de l'année, comme la fête des lavoirs (juillet), une brocante (avril) et la foire aux champignons (octobre), etc.[82].

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage sur Longué-Jumelles était de 15 673 , pour une moyenne sur le département de 17 632 [35].

Tissu économiqueModifier

Au XIXe siècle on trouve à Longué des fours à chaux, une fonderie, des tuileries, et du commerce de bestiaux, de chanvre, de grains, de bois, de fruits, de sangsues, etc[85].

En 2008, sur les 561 établissements présents sur la commune, 30 % relevaient du secteur de l'agriculture[86]. Deux ans plus tard, en 2010, sur 563 établissements présents sur la commune, 27 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 46 % de celui du commerce et des services et 11 % du secteur de l'administration et de la santé[87].

Sur 566 établissements présents sur la commune à fin 2014, 18 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 11 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 53 % de celui du commerce et des services et 12 % du secteur de l'administration et de la santé[36].

AgricultureModifier

Comme dans le reste du département, l'agriculture est fortement implantée sur le territoire. On y trouve notamment des exploitations laitières, des champignonnières, des cultures céréalières et des vergers[82].

Liste des appellations présentes sur le territoire[88] : IGP Bœuf du Maine, IGP Volailles de Loué, IGP Volailles du Maine, IGP Œufs de Loué, IGP Cidre de Bretagne ou Cidre breton, IGP Maine-et-Loire blanc, IGP Maine-et-Loire rosé, IGP Maine-et-Loire rouge.

Entreprises et commercesModifier

On trouve sur la commune un marché hebdomadaire (jeudi), et un grand nombre de commerces : alimentation, boucherie, boulangerie-pâtisserie, charcuterie, coiffure, presse, ainsi que plusieurs commerces de restauration et d'hébergement.
On trouve également une fabrique de fromages et de yaourts fermiers[82].

Une zone d'activité a été établie au nord de Longué, près de l'échangeur de l'A85 (Angers-Vierzon)[82].

TourismeModifier

L'office du tourisme est géré par la communauté de communes Loire-Longué[68].

On trouve sur la commune des circuits de visites ou de randonnées, comme la promenade des lavoirs.

Activité économique de la régionModifier

Principale ville de la région, Longué-Jumelles se trouve au cœur de l'activité économique du canton, tel que constitué au XVIIIe[89].

Sur le territoire cantonal[89] on trouvait 1 102 établissements présents sur la commune à fin 2010, répartis pour 30 % dans le secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % dans le secteur de l'industrie, 10 % dans le secteur de la construction, 42 % dans celui du commerce et des services et 11 % dans le secteur de l'administration et de la santé[90].

Seuls 7 % des établissements comptaient plus de 10 salariés, pour 8 % sur l'ensemble du département[90].

En 2009, sur les 1 051 établissements présents sur ce même territoire, 32 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour 18 % dans le département), et 41 % du secteur du commerce et des services (pour 52 % sur l'ensemble du département)[91].

Culture locale et patrimoineModifier

Monuments historiquesModifier

La commune de Longué-Jumelles comporte plusieurs inscriptions au Patrimoine[92], dont six monuments historiques[93].

  • Ancien château de la Girottière, monument historique inscrit par arrêté du (PA00109153).
  • Logis de Beauregard, Jumelles, logis et ferme du XVIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du (PA00109451).
  • Logis d'habitation de la Chesnaie-Archenon, du XVIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du (PA00109154).
  • Logis Le Grand Boust, des XVe et XVIIIe siècles, monument historique inscrit par arrêté du (PA00109155).
  • Manoir de la Grand'Maison, Longué, du XVIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du (PA00109156).
  • Manoir de la Vente, des XVe XVIe et XVIIe siècles, manoir devenu ferme au XVIIIe siècle, monument historique inscrit par arrêté du (PA49000046).

Autres bâtiments inventoriésModifier

  • Église paroissiale Notre-Dame, dite église Notre-Dame-de-la-Légion-d'honneur, Longué, des XIIe XIIIe XVIe et XVIIIe siècles, chœur et absidiole sud datant du XIIe siècle, clocher datant du XIIIe siècle, collatéral nord datant du XVIe siècle et chapelle du Rosaire au nord-ouest datant du XVIIIe siècle, inventaire général du patrimoine culturel.
  • Église paroissiale Saint-Pierre, Jumelles, du XIXe siècle, église datant du XIIe siècle et entièrement reconstruite en 1873, chapelle sud construite en 1757 et remaniée en 1858, inventaire général du patrimoine culturel.
  • Plusieurs fermes des XVIe XVIIe XVIIIe et XIXe siècles, inventaire général du patrimoine culturel.
  • Lavoir du Lathan, rue Michel-Couet à Longué, du XIXe siècle, inventaire général du patrimoine culturel.
  • Léproserie de Fontevristes Sainte-Catherine, la Cour des Montils, des XVe XVIIIe et XIXe siècles, inventaire général du patrimoine culturel.
  • Plusieurs maisons des XVe XVIe XVIIe XVIIIe et XIXe siècles, inventaire général du patrimoine culturel,
    dont Maison dite la Cour Baudry des XVe et XVIIIe siècles, Maison dite le Pavillon des XVIe et XIXe siècles, Maison dite le Vieux Logis des XVe XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Plusieurs manoirs des XVe XVIe XVIIe XVIIIe et XIXe siècles, inventaire général du patrimoine culturel,
    dont manoir de la Guiberderie des XVe et XIXe siècles, manoir de la Rigauderie des XVIIe et XIXe siècles, manoir de Lasse des XVIe XVIIIe et XIXe siècles.
  • Plusieurs moulins des XVIe XVIIe XVIIIe et XVIIIe siècles, inventaire général du patrimoine culturel,
    dont moulin la Richerie des XVIIe et XVIIIe siècles.
  • Prieuré d'Augustins Saint-Pierre, du XVIIIe siècle, inventaire général du patrimoine culturel.
  • Prieuré de Cisterciens Saint-Gilles, la Cirotière, des XVe XVIIe et XIXe siècles, prieuré dépendant de l'abbaye de Loroux et qui passa au XVe siècle aux mains des séculiers, inventaire général du patrimoine culturel.
  • Prieuré de Grandmontains, Monnais, du XIXe siècle, prieuré fondé à la fin du XIIe siècle, inventaire général du patrimoine culturel.

Autres lieuxModifier

  • Bois et étang des Haies, de Brion.
  • Forêt domaniale de Monnaie.
  • Panorama des Hauts de Longué.
  • Promenade des lavoirs, plusieurs lavoirs à plancher amovible à l'aide de treuils.
  • Rives de l'Authion et du Lathan.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Bourdan (1909-1948) : speaker de l'émission Les Français parlent aux Français puis ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres à la Libération. Il fut caché à Longué par la famille Bloudeau en 1944 et écoutait clandestinement Radio Londres à Jumelles, chez Marcel Derouin. Pour lui rendre hommage, une rue de Longué porte son nom.
  • Edmond Alphandéry (1943- ) : homme politique français, Ministre de l'Économie de 1993 à 1995, maire de Longué-Jumelles de 1977 à 2008. Il fut également président du conseil général du Maine-et-Loire de 1994 à 1995, et président de la communauté de communes Loire-Longué.
  • Jean-Lou Bigot (1966- ) : cavalier sportif de niveau international, né à Longué.

HéraldiqueModifier

Héraldique :

parti, au premier d'argent à la bande fuselée de gueules, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, au second d'argent à trois lionceaux de sable[94].


Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Célestin Port (édition révisée par Jacques Levron, Pierre d'Herbécourt, Robert Favreau et Cécile Souchon), Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (1re éd. 1876) (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne), p. 380-383 (Longué) et p. 319-320 (Jumelles).
  • Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 2 (D-M), Angers, P. Lachèse, Belleuvre & Dolbeau, , p. 538-542 (Longué) et p. 426-428 (Jumelles).
  • Daniel Couturier, Longué-Jumelles d'hier et d'aujourd'hui, Éditions du vieux logis,
  • Georges Giraud, Longué pendant la Révolution : d'après les notes de Georges Giraud, présentation de Louis Rimbault, Ass. Amis de Notre-Dame de la Légion d'honneur (Impr. J. Lemercier),
  • Georges Giraud, Longué pendant la guerre mondiale 1939-1945, G. Giraud (Impr. J.Lemercier),
  • André Riette et Raymonde Deniau, Il était une fois les commerces à Longué : de 1900 à 2006, Saint-Jean-des-Mauvrets, Éd. du Petit pavé, , 218 p. (ISBN 2-84712-119-6)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[13].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. T(h)enais est à rapprocher de Thanaicus, Tanais (voir la partie toponymie).
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. a et b Lionel Delvarre, « Distances orthodromiques à partir de Longué-Jumelles (49) » (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive), sur Lion1906, — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  2. a et b Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, Fiche d'identité, consultée le 17 novembre 2010 — Le Parc naturel régional Loire Anjou Touraine est situé entre Tours et Angers, et regroupe 141 communes dans les deux départements d'Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire.
  3. P.Wagret J.Boussard J.Levron S. Mailliard-Bourdillon, Visages de l'Anjou, Horizons de France, 1951, p. 10.
  4. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  5. a b et c IGN et BRGM, Géoportail Longué Jumelles - 49 Maine et Loire - INSEE 49180, consulté le 17 novembre 2010.
  6. EHESS (Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, consulté le 6 novembre 2011) indiquant une superficie de 9 620 ha et une altitude de 20 m / 78 m, le site de la communauté de communes Loire-Longué (Commune de Longué) indique quant à lui une superficie de 9 600 ha, et l'édition révisée de 1978 du Célestin Port (op. cit.) une superficie de 4 870 ha pour Longué (p. 380) et 4 749 ha pour Jumelles (p. 319).
  7. a et b IGN, Répertoire géographique des communes (RGC 2010), consulté le 2 février 2011 — Données consultables sur WikiAnjou.
  8. DREAL Pays de la Loire, Données environnementales GéoSource, Liste des zonages recensés sur la commune de Longué-Jumelles, consultée le 17 novembre 2010.
  9. Mairie de Longué Jumelles, Le Lathan : Longué-Jumelles, ville d’eau, consulté le 16 juin 2015.
  10. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  11. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  12. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  13. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  14. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  15. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  16. « Station Météo-France Saumur - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
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  19. « Orthodromie entre Longué-Jumelles et Parçay-Meslay », sur fr.distance.to (consulté le ).
  20. « Station météorologique de Tours - Parcay-Meslay - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  21. « Station météorologique de Tours - Parcay-Meslay - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  22. « Station météorologique de Tours - Parcay-Meslay - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  23. Réseau interurbain de Maine-et-Loire, AnjouBus, données mises à jour le 6 novembre 2011.
  24. Destineo, Transports en Pays de la Loire, consulté le 17 novembre 2010.
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  30. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
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  32. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
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  46. Guillaume des Roches reçut, notamment du roi Philippe Auguste, les seigneuries de Longué, Brion et Mouliherne, plus Beaufort et Baugé avec droit de retour dans le domaine comtal, alors que par ailleurs la châtellenie de Longué était aux mains de membres de sa famille. S'inspirant de Ménage et de son Histoire de Sablé, l'historien de Longué Florent-Eugène Cornilleau estimait en 1873 que la seigneurie de Longué était sans doute celle d'Avoir (Longué, p. 41-43 et 122). Guillaume transmit à son gendre Amaury Ier de Craon.
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  66. La taxe professionnelle a été remplacée en 2010 par la contribution économique territoriale (CET), composée de la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).
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