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Julien Guadet

architecte français
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Julien Guadet
Julien Guadet par Pourchet.jpg
Fonctions
Architecte diocésain
Saint-Brieuc
depuis le
Architecte diocésain
Rennes
depuis le
Architecte diocésain
Montauban
depuis le
Architecte diocésain
Ajaccio
depuis le
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
LuganoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Julien Azaïs GuadetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Enfants
Paul Guadet
Julien Guadet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Maîtres
Distinctions
Archives conservées par

Julien Guadet est un architecte français, né à Paris le 23 décembre 1834 et décédé à Lugano le 17 mai 1908.

Il est à l'origine du code de déontologie, connu sous le nom de Code Guadet, et du rétablissement d'une organisation de la profession d'architecte comme activité non commerciale, d'abord avec la société centrale des architectes, ce qui conduira plus tard à la création de l'ordre des architectes, selon un projet étudié par Jean Zay et réalisé par le régime de Vichy.

BiographieModifier

Il est le fils de Joseph Guadet, homme de lettres, et un petit-neveu du député girondin Élie Guadet. Son fils Paul Guadet (1873-1931) est aussi un architecte réputé[1].

Admis en 1853 à l’École des beaux-arts de Paris, il est élève d’Henri Labrouste puis de Louis-Jules André. En 1863, il est avec son ami Jean-Louis Pascal l'un des meneurs du mouvement des élèves architectes contre la réforme de l'École des beaux-arts de 1863, et contre l'entrée d'Eugène Viollet-le-Duc comme professeur d'esthétique et d'histoire de l'art.

L'année suivante, en 1864, il obtient le Premier Grand Prix de Rome.

Durant le dernier tiers du XIXe siècle il occupe de nombreuses fonctions officielles dans le domaine de l'architecture et de l'enseignement supérieur en France. Professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, chef de l'un des trois ateliers officiels à partir de 1871, il est nommé professeur de théorie en 1894. Edmond Paulin lui succède l'année suivante à la direction de son atelier.

Auditeur au Conseil des bâtiments civils, il sollicite dès 1869 un poste d'architecte diocésain. Devenu inspecteur des travaux du gouvernement, il est nommé architecte diocésain d'Ajaccio en 1875, puis de Montauban et de Rennes en 1883, et enfin de Saint-Brieuc en 1892. Il termine sa carrière comme inspecteur-général des Bâtiments civils et Palais nationaux.

Il collabore notamment avec Charles Garnier à la construction de l'Opéra de Paris, réalise la Poste centrale du Louvre et dirige la reconstruction du Théâtre-Français après son incendie le 8 mars 1900.

Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1899[2].

Quelques élèvesModifier

Pendant les vingt-deux ans qu'il a passés à enseigner aux Beaux-Arts, il a eu comme étudiants notamment :

PublicationsModifier

  • Étude sur la construction et la disposition du Colisée : amphithéâtre Flavien, Paris, A. Lévy, 1878.
  • Jules André, architecte, notice sur sa vie et ses œuvres , Paris, Librairies-imprimeries réunies, 1890.
  • Le Salon d'architecture de 1891, Paris, Librairies-imprimeries réunies, 1891, 89 p.
  • Éléments et théorie de l'architecture : cours professé a l'École nationale et spéciale des beaux-arts, Paris, Librairie de la construction moderne, 1894, 4 vol. ; plusieurs rééditions [édition de 1901-1904 en ligne sur Gallica].
    • Tome II : Les Éléments de la composition dans l'habitation, dans les édifices d'enseignement et d'instruction publique, dans les édifices administratifs politiques judiciaires, pénitentiaires, dans les édifices hospitaliers, dans les édifices d'usage public.
    • Tome III : Les Éléments de la composition dans les édifices religieux.
  • avec Henri Prudent : Les salles de spectacle construites par Victor Louis à Bordeaux, au Palais-Royal et à la place Louvois, Paris, Librairie de la construction moderne, 1903, 68 p. et 17 f. de pl.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean-Louis Pascal, « Notice sur la vie et les œuvres de Julien Guadet », préface aux Éléments et théorie de l'architecture, 1901, (3e édition augmentée
  • Julien Guadet 1834-1908. Allocutions prononcées aux obsèques : notice biographique par Edmond Paulin, Paris, imp. Kadar, 1908.
  • Marc Emery, « Jules Guadet », dans Un siècle d'architecture moderne en France : 1850-1950, Paris, Horizons de France, .
  • Monique Eleb et Anne Debarre, « L'enseignement de Jules Guadet à la fin du XIXe siècle », dans Architectures de la vie privée. Maisons et mentalités, XVIIe-XIXe siècles, Bruxelles, Archives d'architecture moderne, (ISBN 2-87143-064-0), p. 118-123.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier