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Julian Scherner

personnalité politique allemande

CarrièreModifier

Né à Bagamoyo, en Afrique orientale allemande, Scherner étudie dans une école Kadettenschule (école militaire cadets) dans l'Empire allemand de 1905 à 1914. En 1914, il rejoint la Reichsheer. Après avoir quitté l'armée en 1920, il rejoint la Freikorps Oberland (en) où il participe trois ans plus tard au Putsch de la Brasserie. En 1932, il rejoint la SS et le Parti nazi. En 1937, il prend la direction de l'école de formation des SS à Dachau. De septembre à novembre 1939, il commande la 11e division SS de montagne « Reinhard Heydrich », puis jusqu'en hiver 1940 la 8e SS Totenkopf-Standarte. Entre janvier et septembre 1941, il est commandant de la garnison SS de Prague, où il supervise les préparatifs d'une création d'un centre de formation de la Waffen-SS à Benešov, en Bohême.

Le , Scherner est nommé Höhere SS- und Polizeiführer à Cracovie, en Pologne occupée. À ce titre, il est responsable des déportations vers le camp d’extermination de Belzec et des massacres de masse de Tarnów. Il liquide ensuite les ghettos du district en déportant les Juifs à Auschwitz.

En tant que tel, il est le responsable des expulsions au camp d'extermination de Bełżec, des fusillades de masse à Tarnów et de toutes les « évacuations » qui ont lieu pendant son séjour, y compris l'Aktion Krakau (en). Il liquide également le ghetto de Cracovie en déportant ses habitants vers Auschwitz.

Sa position lui donne beaucoup d'avantages et d'autorité dans de nombreux domaines, le titre Höhere SS- und Polizeiführer ayant été conféré à des membres haut gradés du parti nazi, sous ordre direct d'Himmler. Comme Amon Göth, Scherner est accusé d'avoir détourné à son profit, lors de la liquidation du camp de Płaszów, des biens appartenant au Reich (la législation nazie a placé les propriétés des juifs sous le contrôle de l'Allemagne). En avril 1944, il est transféré à Dachau où il comparaît devant une Cour de la SS (en), le . En conséquence, Scherner est rétrogradé de SS-Oberführer der Reserve dans la Waffen-SS à SS-Hauptsturmführer der Reserve. Pour des faits similaires, deux commandants de camps, Karl Otto Koch et Hermann Florstedt, avaient été exécutés par les SS. 

Scherner est ensuite transféré dans la 36e Waffen-Grenadier-Division de la SS sous le commandement du SS-Oberführer Oskar Dirlewanger.

Il est retrouvé mort peu avant la fin de la guerre dans une zone boisée près de Niepołomice, dans le sud de la Pologne, dans des circonstances inconnues.

Promotions et décorationsModifier

Dates et gradesModifier

Scherner n'a jamais dépassé le grade d'Oberführer dans l'Allgemeine-SS, grade qu'il a détenu pendant près de huit ans alors que beaucoup de ses homologues SS passaient aux grades supérieurs (généraux de la SS). Son dossier de service SS ne mentionne aucune explication quant à la raison de la longévité de ce grade, bien qu'on suspecte qu'il était en disgrâce auprès d'Heinrich Himmler (exerçant une importante responsabilité concernant les promotions générales de l'Allgemeine-SS). Dans la Waffen-SS, Scherner sert en tant que SS-Hauptsturmführer.

DécorationsModifier

Dans la culture populaireModifier

Dans le film La Liste de Schindler de Steven Spielberg, le personnage de Julian Scherner est joué par l'acteur polonais Andrzej Seweryn. Oskar Schindler, industriel allemand, effectuait son travail dans la région sous la supervision de Scherner, les deux se connaissant bien. Dans le film, il est représenté comme un homme froid, calculateur et grossier, l'étendue de leur relation est détaillée dans le film[réf. nécessaire].

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Gordon Williamson, Knight's Cross, Oak-Leaves and Swords Recipients 1941-45 (Osprey Publishing Ltd., 2006) (ISBN 1-84176-643-7).
  • Christopher Ailsby, SS: Roll of Infamy (ISBN 1-897884-22-2) (1997).
  • Gerald Reitlinger, The SS : Alibi of a Nation 1922-1945 (1981)