Jules Miot

politicien français
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Jules Miot
Illustration.
Fonctions
député 1849-1851
Gouvernement IIe République
Groupe politique Montagne (1849)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Autun (Saône-et-Loire)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Saint-Maur (Seine)
Profession pharmacien
Résidence Nièvre

Jules Miot, né à Autun (Saône-et-Loire) le [1] et mort le à Saint-Maur-des-Fossés[2], est un homme politique français démocrate-socialiste et une personnalité de la Commune de Paris.

BiographieModifier

 
Tombe de Jules Miot à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

Fils de pharmacien, il ouvre sa propre officine à Moulins-Engilbert (Nièvre) et exerce toujours cette activité lorsqu'il est élu député à l'Assemblée législative en 1849. Il est déporté en Algérie à la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte. Gracié en 1860, il fonde à Paris le journal Le Modéré et une société secrète anti-bonapartiste. Il est arrêté et purge une peine de trois ans de prison pour complot. Il s'installe à Londres où il adhère à l'Association internationale des travailleurs.

Après la proclamation de la Troisième République le 4 septembre 1870, il revient à Paris. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la commune par le XIXe arrondissement, il siège à la commission de l'Enseignement. C'est lui qui a l'idée du Comité de Salut public en 1871.

Après la Semaine sanglante de mai 1871, Jules Miot se réfugie en Suisse après avoir été condamné à mort par contumace par le conseil de guerre. Rentré en France après l'amnistie de 1880, il finit son existence en menant une vie discrète de rentier. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (52e division)[3].

Notes et référencesModifier

  1. Archives départementales de Saône-et-Loire, état-civil numérisé d'Autun, année 1809, acte de naissance N°235, image 52 de la numérisation.
  2. Archives départementales du Val-de-Marne, état-civil numérisé de Saint-Maur-des-Fossés, années 1881-1884, acte de décès N°119 de l'année 1883, image 385 de la numérisation.
  3. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 253

Voir aussiModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

BibliographieModifier

Liens externesModifier