Jules Édouard Valtat

artiste français
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Jules Édouard Valtat
Naissance
Décès
(à 32 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Formation
école de dessin de Troyes
École des beaux-arts de Paris
Maître

Jules Édouard Valtat, né le à Troyes, et mort le à Paris (13ème arrondissement, acte 798), est un sculpteur français.

BiographieModifier

Fils du sculpteur François Joseph Valtat spécialisé dans la sculpture religieuse, et de son épouse Ursule Mathelin (née à Troyes en 1815), Jules Édouard Valtat devient élève à l'école municipale de dessin de Troyes. Il demeure alors chez ses parents rue Pithou à Troyes. Il poursuit sa formation dans l'atelier de Francisque Duret à l'École des beaux-arts de Paris. Il se spécialise, comme son père, dans le moulage de statues religieuses.

En 1859, il reçoit la commande du groupe Faune et Bacchante pour la décoration du jardin d’acclamation de Paris[1].

Collectionneur de décor d'architecture, il fait don au musée d'archéologie et des sciences naturelles de sa ville natale, installé dans l'ancienne abbaye Saint-Loup de Troyes, d'éléments architecturaux comme un fragment de clocheton provenant de l'église Saint-Urbain, datant du XIIIe siècle[2] ou une épitaphe du XVIe siècle[3] et des claveaux de nervure de voûte datant du XIIe siècle et provenant de l'église de Chesley[4]. Cette collection compte aussi La Femme drapée , statue de pierre de la seconde partie du XVIe siècle, provenant de la chapelle du couvent des cordeliers de Troyes démolie en 1833[5].

Participant à la défense du siège de Paris en janvier 1871, il est blessé par balle à l'occasion d'une sortie contre les Prussiens. Rapatrié à Troyes, il y meurt des suites de ses blessures quelques jours plus tard, le .

Par décret du , le conseil municipal de la ville de Troyes adopte la proposition de M. Gruot de donner le nom de Valtat au chemin du Haut-de-la-Mission et attribue son nom à cette voie de la commune[6]

Œuvres dans les collections publiquesModifier

  • Troyes :
    • hôtel de préfecture de l'Aube : Lions, deux sculptures en pierre ornant l'entrée, provenant dans les années 1950 de l'entrée du bâtiment des archives départementales, autrefois abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains.
    • musée des beaux-arts :
      • La Rencontre sous la porte dorée, jubé de Villemaur, lithographie ;
      • Faune et Bacchante, 1859-1860, groupe en plâtre grandeur nature ;
      • Orestre poursuivi par les Furies, après le meurtre de sa mère, avant 1864, bas-relief en plâtre ;
      • Faune et Dryade, 1869, plâtre original ;
      • Adam et Ève, groupe en plâtre.

MoulagesModifier

  • Troyes, musée des beaux-arts : Le Christ sur la croix, plâtre d'après François Girardon, copie de la statue de bronze conservée à l'église Saint-Rémi à Troyes.

Notes et référencesModifier

  1. Dont l'architecte Gabriel Davioud et le paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps ont reçu vu la charge des travaux d'aménagement par la Société impériale zoologique d'acclimatation qu'a fondé Isidore Geoffroy Saint-Hilaire en 1854. Le jardin est inauguré le par Napoléon III.
  2. Don de 1863, numéro d'inventaire : 863.12.3, base Joconde[source insuffisante].
  3. Don de 1863, numéro d'inventaire : 863.1.28;RE 139, base Joconde[source insuffisante].
  4. Don de 1863, numéros d'inventaire : 863.12.4 et 863.12.5, base Joconde[source insuffisante].
  5. À laquelle qui il manque la tête, les pieds et le bras droit. Don de 1863, numéro d'inventaire : 863.7.1, base Joconde[source insuffisante].
  6. Lettre du ministère de l'Intérieur, tête de lettre de la Préfecture de l'Aube, signé A. Fallierères, à Paris le 14 février 1907, adressée au maire de Troyes, Archives municipales de la ville de Troyes.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Dictionnaire Bénézit
  • Lebrun-Dalbanne, « Les tableaux du Louvre et les dons de Mr Valtat au musée de Troyes », in L'Annuaire de l'Aube, numéro spécial [catalogue], Troyes, 1873, 9 p.