Jules-Élie Delaunay

peintre français

Jules-Élie Delaunay né le à Nantes et mort le à Paris est un peintre français.

Jules-Élie Delaunay
Image dans Infobox.
Jules-Élie Delaunay, Autoportrait (vers 1860),
musée d'Arts de Nantes.
Biographie
Naissance
Décès
(à 63 ans)
Paris 9e
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Membre de
Maître
Élève
Genre artistique
Distinctions
Œuvres principales
Charles Hayem (d), Diane (d), Ernest Legouvé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Il est connu pour ses peintures murales et ses portraits.

BiographieModifier

 
La Peste à Rome (1869), Paris, musée d'Orsay.
 
David Triomphant (1874), musée d'Arts de Nantes.

Jules-Élie Delaunay entre en 1848 à l'École des beaux-arts de Paris, où il est l'élève d'Hippolyte Flandrin et de Louis Lamothe. Second grand prix de Rome en 1856, avec Henri-Pierre Picou, il séjourne quatre ans à la villa Médicis. À son retour à Paris, il se spécialise dans les grandes compositions et reçoit d’importantes commandes de l'Église ou de l'État. Ses œuvres ornent l’Opéra Garnier, l’escalier d’honneur de l’hôtel de ville de Paris et la nef du Panthéon (Paris) où se trouvent les panneaux représentant sainte Geneviève et Attila. Il met tant d’application dans la réalisation de cette dernière commande qu'au bout de quinze ans, l'œuvre n’est toujours pas achevée[1].

Delaunay est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1879 et devient chef d'atelier à l'École des beaux-arts de Paris en 1889. Ami du mélomane fortuné et académicien Ernest Legouvé, Delaunay est chargé de l’éducation artistique de son petit-fils, le futur peintre George Desvallières. Ensemble, ils visitent le Tessin en 1884. Plus tard, Delaunay le présente à Gustave Moreau. Ce dernier et Delaunay sont les témoins du mariage de George Desvallières et Marguerite Lefebvre en 1890[2].

Son portrait en médaillon, dont un exemplaire est conservé au Metropolitan Museum of Art de New York, a été réalisé en 1890 par le sculpteur Jules Chaplain.

Il meurt le à son domicile parisien, au 58, rue Notre-Dame-de-Lorette dans le 9e arrondissement[3]. Il est inhumé au cimetière Miséricorde de Nantes.

RécompensesModifier

  • Second prix de Rome de 1853[4] pour Jésus chassant les vendeurs du Temple
  • Second grand prix de Rome de 1856 pour Le Retour du jeune Tobie

Collections publiquesModifier

PeintureModifier

Danemark
France

Œuvres religieusesModifier

Édifices civils parisiensModifier

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ÉlèvesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Béatrice Fontanel, Daniel Wolfromm, Quand les artistes peignaient l’histoire de France, De Vercingétorix à 1918, Paris, Seuil, 2002.
  2. « Le Renouveau de l'art sacré » sur mondedelabible.com.
  3. Archives de Paris 9e, acte de décès no 1169, année 1891 (vue 17/31).
  4. Avec Henri-Pierre Picou.
  5. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p..
  6. .Notice no PM44000351, base Palissy, ministère français de la Culture, Notice no PM44000352, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 1er mars 2012.

SourcesModifier

  • Émile Maillard, Nantes et le département au XIXe siècle : littérateurs, savants, musiciens, & hommes distingués (1891)

Liens externesModifier

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