Juan Navarro Ramón

peintre et graveur espagnol
Juan Navarro Ramón
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Naissance
Décès
(à 86 ans)
Sitges
Nationalité
Drapeau : Espagne Espagnole
Activité
Formation
Lieux de travail

Juan Navarro Ramón est un artiste peintre et lithographe espagnol né à Altea (province d'Alicante) le 21 février 1903, mort à Sitges (province de Barcelone) le 6 juin 1989.

BiographieModifier

Juan Navarro Ramón, qui est âgé de trois ans lorsque sa famille quitte Altea pour s'installer à Valence, suit à partir de 1917 les cours du soir de dessin de l'École des arts et métiers de Valence avant de suivre en 1923 les cours de peinture de l'Académie royale des beaux-arts de San Carlos, toujours à Valence (il s'y rapproche en particulier de ses condisciples Josep Renau et Genaro Lahuerta (es)), puis de l'Académie royale des beaux-arts Saint-Ferdinand à Madrid[1], recevant alors les conseils de Timoteo Pérez Rubio (es) dont il fréquente parallèlement l'atelier[2]. Sa peinture, initialement figurative, est alors rapprochée de celle de Joaquím Sunyer[3].

L'artiste, qui épouse Josefa Fisac en 1928, s'installe en 1929 à Barcelone et effectue un premier voyage à Paris en 1934. Membre de l'Alliance des intellectuels antifascistes (es), Navarro Ramón participe à l'Exposition universelle de 1937 avec une toile engagée intitulée Te vengaremos alors accrochée à proximité de Guernica de Pablo Picasso et aujourd'hui dans les collections du Musée d'art moderne de Barcelone[2]. Pendant la Guerre d'Espagne, puis la Seconde Guerre mondiale, Navarro Ramón vit à Collioure (jusqu'en 1941) puis est emprisonné au camp de concentration Miranda de Ebro (Espagne)[4]. Il s'installe ensuite à Barcelone en 1944, puis dans le quartier du Montparnasse à Paris en 1951, y fréquentant Blaise Cendrars, Paul Reverdy et André Salmon. Sylvie Buisson le cite parmi les amis de Tsugouharu Foujita[5], l'une des photos les plus répandues de notre artiste le montrant alors, en un groupe cordial, aux côtés d'Ossip Zadkine, de Foujita et de Picasso[6].

Dans le cadre d'expositions personnelles, Navarro Ramón effectue en 1956 un voyage en Argentine, en 1959 un voyage en Allemagne. Il se rend également à Londres en 1965. C'est en 1976 qu'il se fixe définitivement à Sitges[1], restant cependant attaché à sa ville natale d'Altea à laquelle il fait don au soir de sa vie d'une part importante de son œuvre peint.

Expositions personnellesModifier

  • Galeries Layetanas, Barcelone, 1930.
  • Galerie Syra, Barcelone, 1932, 1933, 1935, 1962.
  • Palais de la Loge de mer, Perpignan, 1940.
  • Galerie El Jardin, Barcelone, 1944, 1950..
  • Galerie Buchhola, Madrid, 1949.
  • Galerie René Breteau, Paris, 1951.
  • Galerie Galanis Hentschel, Paris, 1953.
  • Exposition itinérante en Argentine (Buenos Aires (Galerie Pizarro), Rosario (Conseil de la culture), Santa Fe) (Museo municipal de artes visuales), 1956.
  • Cercle des beaux-arts, Madrid, 1958.
  • Exposition itinérante en Allemagne (Darmstadt (Darmstädter Galerie), Badenweiler (Casino), 1959.
  • Ateneo, Barcelone, 1959.
  • Galerie Raymond Creuze, Paris, 1961.
  • Ateneo, Madrid, 1964.
  • Direction générale des beaux-arts, Madrid, 1964.
  • Galerie de Marco, Edimbourg, 1968.
  • Galerie René Métras, Barcelone, 1967, 1972.
  • Galeria Nova, Barcelone, 1972.
  • Galerie S'Art, Huesca, 1972.
  • Galerie De Luis, Madrid, 1972, 1973, 1977.
  • Salle Gaudi, Barcelone, 1972, 1976.
  • Caja General de Ahorros de Canarias (es), Santa Cruz de Tenerife, 1974.
  • Galerie d'art Ribera, Valence, 1977.
  • Galerie Joan de Serrallonga, Barcelone, 1979.
  • Galeria Nueva, Sitges, 1981.
  • Galerie d'art Foz, Sitges, 1983.
  • Galerie d'art Yolanda Rios, Sitges, 1986.
  • Real Circulo Artistico, Barcelone, 1988.
  • Maison de la culture de Las Rozas, Madrid, 1989.
  • Maison de la culture d'Altea, 1993.
  • Rétrospective Juan Navarro Ramón, Palau Altea Centre d'Arte, Alicante, juin-juillet 2005, et Palacio de la Diputación provincial de Alicante, août 2005.
  • Vingt-cinq œuvres de Juan Navarro Ramón, Palais de María Pita (gl), La Corogne, décembre 2006[4].
  • Casa Canyot, Altea, décembre 2013[7].

Expositions collectivesModifier

  • Salon des artistes indépendants du quotidien Heraldo de Madrid, 1929, 1930.
  • Exposition nationale des beaux-arts, Madrid, 1930.
  • Exposition universelle (pavillon de la république d'Espagne), Paris, 1937.
  • Exposition d'arts plastiques du Ministère de l'instruction publique, Barcelone, 1938.
  • Salon des réalités nouvelles, Paris, 1951, 1952, 1954, 1955, 1961.
  • Vingt ans de peinture européenne (Organisation LAMBOA), Stockholm, 1964.
  • Salon de San Jorge, Barcelone, 1966.
  • Salon de Mai, Barcelone, 1968.
  • Biennale de Saragosse, 1972.
  • Propac, Madrid, 1976.
  • Alicante moderno, 1900-1960, MUBAG d'Alicante (es), 2010.

Réception critiqueModifier

  • « Ce peintre espagnol a toujours manifesté des préoccupations puristes et recherché le style de préférence aux valeurs d'expressions. Plusieurs étapes de simplification l'ont mené à disposer sur des fonds que leur coloration transforme en espaces et dans un isolement apparent (mais très étroitement reliées entre elles par la proportion des intervalles et leur direction propre) de petites créations imaginaires que je préférerais appeler des présences inédites en lesquelles la poésie rejoint l'ironie. » - Roger van Gindertael[8]
  • « Il est passé d'un néo-pointillisme à un genre fauve dans des compositions à personnages, des nus, des paysages urbains, et jusqu'à l'abstraction, avec des compositions fondées sur des rappels de formes de soleils et de nuages aux enchaînements courbes et flous. » - Dictionnaire Bénézit[1]

Prix et distinctionsModifier

  • Premier prix de peinture du Ministère de l'instruction publique, Barcelone, 1938.

Musées et collections publiquesModifier

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • Vicente Aguilera Cerni (es), Panorama del nuevo arte español, Éditions Guadarrama, 1966.
  • Francesc Rodón, Navarro Ramón, collection Artistas españoles contemporáneos, Éditions du Service de publication du Ministère de l'éducation, 1978.
  • Manuel Muñoz Ibañez, La pintura contemporánea del País Valenciano, Éditions Prometeo, Valence, 1981.
  • Cien años de pintura en España y Portugal (1830-1930) (tome 6), Éditions Antiquaria S.A., Madrid, 1991.
  • Manuel Muñoz Ibañez, La pintura valenciana de la posguerra, Éditions de l'Université de Valence, 1994.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Sylvie Buisson, Foujita, le maître japonais de Montparnasse, Éditions du Musée de Montparnasse, 2004.
  • Natalia Carrazoni Hernández, Lorenzo Hernández Guardiola, Juana Maria Balsalobre García, Juan Navarro Ramón, Éditions de l'Institut de culture Juan Gil-Albert, Alicante, 2005.
  • Juan Manuel Bonet (es), Diccionario de las Vanguardias, 1907-1936, Éditions de la ville d'Alicante, 2007.

Liens externesModifier