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Jovien

empereur romain

Jovien
Empereur romain
Image illustrative de l’article Jovien
Pièce de monnaie à l'effigie de Jovien.
Règne
-
7 mois et 21 jours
Période Constantinienne
Précédé par Julien
Suivi de Valentinien Ier et Valens
Biographie
Nom de naissance Flavius Iovianus
Naissance vers 332 - Singidunum (Mésie)
Décès (~32 ans)
Drépane (Bithynie)
Père Flavius (?) Varronianus
Épouse Charito (?)
Descendance Varronien
Empereur romain

Jovien, Flavius Claudius Jovianus (vers 332-17 février 364), est un empereur romain de 363 à 364. On ne sait quasiment rien de sa vie avant l'expédition de Julien contre l'Empire sassanide.

La guerre contre l'Empire sassanideModifier

La mort de JulienModifier

La mort de l'empereur Julien, en juin 363, au milieu de la grande campagne militaire romaine contre les Sassanides laisse l'armée sans chef alors même qu'elle se trouve profondément enfoncée en territoire ennemi. Certes, Julien avait, avant de partir en campagne, désigné son cousin le général Procope comme son successeur potentiel.

Toutefois, celui-ci n'a pas tenu ses engagements : lui et toute l'aile gauche de l'armée sont en effet restés l'arme au pied, dans le royaume d'Arménie ; dès lors, de très lourds soupçons de trahison se répandent au sein des légions impériales. Mais les troupes sont fortement divisées : une grave opposition éclate, entre les officiers des Gaules et les officiers d'Orient d'une part, entre les soldats chrétiens et les soldats païens d'autre part. Cependant, la reconstitution des forces sassanides incite les officiers à se décider rapidement pour désigner un successeur à Julien, évitant ainsi une situation d'anarchie qui ne pouvait conduire qu'à un désastre militaire.

L'intronisation de JovienModifier

Leur choix se pose finalement sur le commandant de la garde impériale, le général Jovien, officier illyrien qui, outre ses compétences militaires, avait pour lui l'avantage d'être un chrétien tolérant. Les mérites de son père jouent également en sa faveur, à l'heure où l'armée cherche un sauveur. Il serait ainsi porté à apaiser le climat de radicalisation mutuelle des positions des tenants et des opposants du christianisme qui s'était développé sous Julien.

La paix déshonoranteModifier

Contrairement à l'avis de certains officiers, Jovien refuse de continuer le conflit afin de négocier en position de force. Prenant acte du faible moral des troupes, et après deux escarmouches qui tournent à la défaveur des Romains, il négocie la paix avec l'empereur sassanide Chapour II. Celui-ci, en dépit du quasi-anéantissement de ses troupes, se montre intraitable. Jovien est contraint de signer une paix peu honorable, « nécessaire mais ignoble », en juillet 363. L'Empire romain doit céder cinq des neuf satrapies acquises en 297, le protectorat d'Arménie, ainsi que quinze places fortes frontalières, s'il veut pouvoir ramener ses armées indemnes. Désormais, la frontière orientale de l'Empire est vulnérable aux potentielles offensives sassanides à venir.

Jovien a au moins permis de sauver les légions romaines de l'encerclement, et a évité de laisser les Sassanides capturer l'empereur comme ils l'avaient fait, un siècle plus tôt, avec l'empereur Valérien. De tels événements auraient plongé l'Empire dans une crise politique terrible. En outre, l'empereur savait qu'il prenait le risque de tenter les usurpateurs potentiels en restant trop longtemps loin des provinces romaines.

La politique de JovienModifier

De retour sur le territoire de l'Empire, il obtient la soumission de Procope qui renonce à la pourpre impériale.

Chrétien convaincu, il promulgue, comme son prédécesseur, un nouvel édit de tolérance, cette fois bien accepté de chacune des parties. Les chrétiens se satisfont de savoir leur destin entre les mains d'un de leurs co-religionnaires, quant aux païens ils sont rassurés du refus de Jovien d'en revenir aux lois de Constance II les pénalisant.

Il meurt brusquement, à 33 ans[1], sur la route de Constantinople, dans la nuit du 16 au 17 février 364. Il semble qu'il ait péri, soit asphyxié par les vapeurs d'un brasero, soit des suites d'un repas trop bien arrosé. Selon l'Épitomé de Caesaribus, il serait mort subitement, « étouffé par une indigestion et par l'odeur de la chaux dont on venait de donner une couche à sa chambre. »[2]

Jovien n'aura régné que huit mois.

Notes et référencesModifier

  1. À l'âge de quarante ans environ selon l'Épitomé de Caesaribus.
  2. Continuateur d'Aurelius Victor, Épitomé de Caesaribus, XLIV. « Jovien »., sur le site de Philippe Remacle.

ContemporainsModifier

SourcesModifier

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Voir aussiModifier