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La sauvegarde de la Création désigne, dans le langage chrétien[N 1], la préservation de l'environnement humain, sur les plans tant environnemental, que social et économique. Elle fait référence à la foi commune des chrétiens en un Dieu créateur, telle qu'ils la confessent dans le symbole de Nicée-Constantinople (381).

La sauvegarde de la Création vise à un développement durable, tout en incluant une dimension spirituelle. Elle consiste en une « écologie intégrale », qui réconcilie l'écologie humaine et l'écologie holistique classique.

L'encyclique Laudato si' du pape François (2015), adressée « à toutes les personnes de bonne volonté » évoque la « sauvegarde de la maison commune », et « inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral ».

HistoriqueModifier

Les chrétiens prennent progressivement conscience des enjeux de la sauvegarde de la Création depuis le concile Vatican II[1]. Le pape Paul VI a abordé le thème de l'écologie dès 1970 dans son discours à la FAO[2]. En 1979, Jean-Paul II a proclamé François d'Assise patron céleste des écologistes ; il a écrit une vingtaine de textes sur l'écologie, publiés après sa mort en 2006 sous le titre Les gémissements de la création[3].

En 1983, lors du rassemblement de Vancouver, le programme « Justice, paix et sauvegarde de la Création » a été lancé par le Conseil œcuménique des Églises, en référence à la Bible commune à toutes les confessions chrétiennes[4].

En 1989, le patriarche Dimitrios Ier de Constantinople a proposé que le 1er septembre soit une journée consacrée à la préservation de l'environnement chez les orthodoxes.

Le , le Réseau chrétien européen pour l'environnement (ECEN) a adopté une résolution lors de sa réunion à l’Académie évangélique de Loccum, en Allemagne, pour que la période du 1er septembre au deuxième dimanche d'octobre soit considérée dans les Églises chrétiennes comme un « Temps pour la Création »[5].

En 2000, la commission sociale des évêques de France a publié Le Respect de la Création (éd. du Centurion), opuscule d'une cinquantaine de pages dans lequel ils appellent les chrétiens au civisme écologique.

Le , le pape Jean-Paul II et le patriarche œcuménique Batholomée Ier de Constantinople ont signé la déclaration de Venise « pour le bien de tous les êtres humains et pour la protection de la création », une des premières déclarations communes entre catholiques et orthodoxes depuis le schisme de 1054[6]. Elle fixe six objectifs éthiques aux hommes et aux femmes de bonne volonté[7].

En 2007, le troisième rassemblement œcuménique de Sibiu en Roumanie, reprenant les initiatives précédentes en faveur d'un « temps pour la Création », a proposé que la période du 1er septembre au 4 octobre soit un temps consacré à la sauvegarde de la Création[8].

Le pape Benoît XVI, outre de nombreuses interventions sur l'écologie, a consacré son message pour la journée mondiale de la paix, le , au thème « Si tu veux construire la paix, protège la création »[9].

En juin 2015, cinq mois mois avant la Conférence de Paris sur le climat, le pape François a publié l'encyclique Laudato si' « sur la sauvegarde de la maison commune », première encyclique d'un pape entièrement consacrée à l'écologie.

En août 2015, le pape François a institué une journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, reprenant pour cette journée la date du 1er septembre déjà choisie par les orthodoxes[10].

Christianisme et écologieModifier

Le christianisme a été accusé d'être responsable de la crise écologique, notamment à la suite d'une conférence donnée par Lynn White et d'un livre sur les « racines historiques de notre crise écologique » en 1966. Selon Jean-Marie Pelt, il s'agit d'une interprétation erronée du Livre de la Genèse, qui aurait incité les humains à croître et prospérer, au détriment du milieu. Il n'en reste pas moins vrai que les chrétiens se sont éveillés relativement tard à l'écologie, et parmi eux, ce sont souvent des protestants qui ont été précurseurs. Jean-Marie Pelt rappelle que durant le premier millénaire – et encore aujourd'hui chez les orthodoxes – on dit qu’il y a deux voies pour rencontrer Dieu : l’Écriture Sainte et la beauté de la Création. La deuxième voie a été oubliée par le catholicisme depuis la Renaissance, surtout avec Descartes et les philosophes, pour qui les hommes sont devenus « comme maîtres et possesseurs de la nature ». Il faut donc un travail d'explication très important pour indiquer comment interpréter les premiers chapitres du Livre de la Genèse. Il ne faut pas en rester à la position des darwinistes qui tend à l'athéisme, mais dire clairement que la Bible n'a pas la prétention d'être un texte scientifique, et restituer la dimension spirituelle et morale des représentations qu'elle véhicule[11].

Encyclique Laudato si'Modifier

Article détaillé : Laudato si'.

L'encyclique et ses enjeuxModifier

L'encyclique Laudato si' « sur la sauvegarde de la maison commune » du pape François est la première encyclique d'un pape entièrement consacrée à la sauvegarde de la Création, aux questions d'« écologie intégrale » et de développement durable. Elle est adressée « à chaque personne qui habite cette planète ». Selon François, l'écologie intégrale revêt une triple dimension environnementale, économique et sociale[12]. On retrouve ainsi les trois piliers du développement durable. Le titre de l'encyclique reprend les premiers mots du Cantique des créatures de François d'Assise (« Loué sois-tu » en français).

Dans cette encyclique, le pape François stigmatise les attitudes qui obstruent les chemins de solutions, même parmi les croyants, qui « vont de la négation du problème jusqu'à l'indifférence, la résignation facile, ou la confiance aveugle dans les solutions techniques » ; il constate les effets des activités humaines sur l'environnement (réchauffement climatique...) ; il critique le court-termisme de notre civilisation ; il voit dans « la globalisation du paradigme technocratique » la cause de la crise écologique actuelle ; il se préoccupe de l'« inégalité planétaire » entre les pays du Nord et les pays du Sud et notamment des pays les plus pauvres ; il se montre attentif aux besoins des générations futures[13].

Cette encyclique constitue une étape nouvelle dans la pensée sociale de l'Église, en portant un regard critique sur l'évolution des sociétés globalisées, sur le néolibéralisme triomphant et sur la croyance naïve dans les vertus du marché et du progrès technique. Elle appelle à une révolution écologique, un changement de paradigme, c'est-à-dire un changement dans les manières de penser[14]. Selon le CERAS, il s'agit sans doute du « document magistériel le plus important de l'Église catholique depuis Vatican II »[15]. Selon Mgr Rey, « Le pape projette l’écologie dans l'économie du salut »[16].

Les suites en FranceModifier

Référents diocésains à l'écologie intégraleModifier

En France, l'encyclique Laudato si' a confirmé l'engagement de l'Église de France dans l'écologie intégrale et la sauvegarde de la Création. Quelques diocèses (Lyon, Nanterre, Chambéry, Lille...) avaient déjà nommé un référent diocésain à l'écologie. Elena Lasida, chargée de mission « Écologie et société » de la Conférence des évêques de France, a appelé en juin 2016 à généraliser ces initiatives, de façon que chaque diocèse ait un référent à l'écologie intégrale, qui soit accompagné par un chargé de mission à l'écologie intégrale en service civique[17].

Église verteModifier

Le label « Église verte » a été lancé le . Il s'agit d'une initiative œcuménique.

Voir Église verte#Label en France

Assemblée des évêques de FranceModifier

Les deux premiers jours de l'assemblée d'automne des évêques de France à Lourdes les 5 et 6 novembre 2019, la question de l'écologie intégrale, chère au pape François, est évoquée. Ce thème fédérateur est l'occasion de changer les méthodes de travail afin de faire émerger une intelligence collective pour une Église plus synodale[18].

C'est la première fois que des laïcs participent à la Conférence des évêques de France : chaque évêque est venu accompagné de deux baptisés, femme, homme, laïc ou prêtre, diacre ou consacré, engagés dans une conversion écologique, avec 55 hommes laïcs, 49 femmes laïques et seulement neuf prêtres et quatre diacres permanents[19].

Aspects théologiquesModifier

Vittorio Hösle estime que les Églises ont une responsabilité sur les questions d'écologie, qu'elles doivent sensibiliser leurs fidèles, mais qu'elles ont tardé à se préoccuper de ces questions. Il pense qu'il existe des besoins de formation des théologiens en ce qui concerne l'écologie[20].

Selon Jean Bastaire, l'écologie est un signe des temps pour l'Église. Dans un article paru en 2005 en réponse à l'accusation de Lynn White Jr parue en 1967 dans la revue Science, il montre que l'écologie incite les chrétiens à un retour aux sources de la foi et à un surgissement de l’Esprit pour de nouveaux développements du salut en Christ. Selon lui, les chrétiens de l'Antiquité, avec Irénée de Lyon (IIIe siècle), et ceux du Moyen Âge, avec notamment le théologien byzantin Maxime le Confesseur (VIIe siècle) relayé au IXe siècle par son disciple latin Jean Scot Érigène, sont restés fidèles au véritable esprit de la Bible. Ce n'est qu'à l'époque moderne qu'est réapparu le vieux dualisme gnostique qui oppose que le corps à l'âme, la chair à l'esprit[21]. Sans qu'il y ait eu de condamnation explicite, on a laissé s'établir une complaisance plus que douteuse à l’égard d’un décri haineux du cosmos, aboutissant in fine à une déchristianisation du cosmos, prélude à la déchristianisation de l'homme[22].

Le terme de métanoïa a été employé dans l'homélie du patriarche œcuménique Bartholomée lue à Notre-Dame de Paris en 2015 au moment de la COP21, au sujet de la sauvegarde de la Création, dans le sens d'un « retournement tout entier de l'être »[23].

Dans l'encyclique Laudato si', le pape François voit dans la globalisation du paradigme technocratique la cause de la crise écologique contemporaine. Fabien Revol, dans son commentaire de l'encyclique, voit dans la philosophie de Descartes la racine historique de la crise écologique, plus particulièrement dans le dualisme cartésien entre le corps et l'esprit[24].

Toujours dans l'encyclique Laudato si', le pape François analyse la sagesse des récits bibliques, et insiste particulièrement sur le second récit de la Création, dans les chapitres 2 et 3 du Livre de la Genèse, où l'homme est placé dans le Jardin d'Éden « pour le cultiver et le garder » (Gn 2, 15)[25]. Par ailleurs, le pape enseigne qu'il est nécessaire d'adorer un Dieu créateur[26] :

« Nous ne pouvons pas avoir une spiritualité qui oublie le Dieu tout-puissant et créateur. Autrement, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous prendrions la place du Seigneur au point de prétendre piétiner la réalité créée par lui, sans connaître de limite. La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts. »

Selon le théologien orthodoxe Jean-Claude Larchet, qui s'appuie sur une analyse des écrits des Pères de l'Église (notamment de saint Maxime le Confesseur), les fondements spirituels de la crise écologique sont à chercher dans un changement de paradigme qui s'est produit à la Renaissance, en particulier dans les éléments suivants : l'humanisme, le naturalisme, le rationalisme, l'individualisme, la conquête du Nouveau Monde, le dualisme âme-corps, la mécanisation des corps, le Dieu horloger lointain[27].

Temps de la CréationModifier

 
Création de la Lumière, gravure de Gustave Doré.

En 2007, la troisième assemblée œcuménique européenne à Sibiu, en Roumanie, a proposé de célébrer un « Temps pour la Création » d’une durée de cinq semaines entre le 1er septembre (mémoire orthodoxe de la divine création) et le 4 octobre (mémoire de François d'Assise dans l’Église catholique et dans certaines autres traditions occidentales)[8].

Lors du pèlerinage pour la sauvegarde de la Création du 1er au de cinquante délégués des Conférences épiscopales d’Europe provenant de plus de quinze pays, en Hongrie, Slovaquie et Autriche, un message a été délivré :

« Nous appelons en particulier à la prière et à l’action communes avec d’autres Églises chrétiennes et communautés ecclésiales, à l’instar de la prière œcuménique qui a eu lieu à St. Pölten dans le cadre de ce pèlerinage. Nous encourageons chaudement les Églises locales à participer à l’initiative du « Temps pour la Création » lancée en 2007 au 3e Rassemblement œcuménique européen de Sibiu (Roumanie), qui prévoit de dédier la période comprise entre le 1er septembre et le 4 octobre – fête de saint François d’Assise – à la prière et aux actions en faveur de la création, comme le font déjà certaines Conférences épiscopales et Églises. »[28]

Pour aider les communautés chrétiennes à préparer le temps de la Création (1er septembre au 4 octobre), les évêques de France ont établi une fiche qui contient des propositions[29] :

  • textes bibliques ;
  • textes de la tradition chrétienne ;
  • œuvres musicales ;
  • intentions de prière ;
  • chants ;
  • pistes d'action individuelle ou en famille ;
  • en groupe, visite d'agriculteurs, de personnes isolées ;
  • sortie en groupe en forêt ou dans un lieu naturel...

Certaines paroisses organisent pendant le temps de la Création des conférences sur l'écologie, où des pèlerinages où sont abordés les questions de sauvegarde de la Création.

Un site internet œcuménique et mondial a ouvert sur le Temps de la Création : Seasonofcreation.org. Le site est multilingue et comporte des versions en français, en anglais, en espagnol, en portugais, en italien et en polonais. Il est possible d'y enregistrer des événements locaux.

Prières pour la sauvegarde de la CréationModifier

Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la CréationModifier

Depuis 1989, à l'initiative du patriarche Dimitri Ier de Constantinople, l'Église orthodoxe a adopté une journée annuelle de prière pour la sauvegarde de la Création, le 1er septembre, au début de l'année liturgique orthodoxe. Le , le pape François, sur la suggestion du métropolite Jean de Pergame représentant le patriarche Bartholomée, a retenu cette même date pour instituer la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création dans l'Église catholique, invitant les autres Églises chrétiennes à se joindre à ce mouvement[30].

En 2016, lors de la deuxième journée mondiale de prière pour la Création, le pape François a ajouté aux 14 œuvres de miséricorde traditionnelles, deux œuvres de miséricorde, l'une corporelle, l'autre spirituelle, consacrées à la sauvegarde de la Création. Il a invité les chrétiens à se repentir pour les péchés contre la Création[31].

En 2017, lors de la troisième journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, le pape François et le patriarche Bartholomée ont envoyé un message commun, et ont lancé « un appel urgent à ceux qui ont des responsabilités sociales et économiques, aussi bien que politiques et culturelles, pour qu’ils entendent le cri de la terre et subviennent aux besoins des marginalisés, mais surtout afin qu’ils répondent à la demande de millions de personnes et appuient le consensus du monde entier pour guérir notre création blessée »[32]. Ce message conjoint souligne la dimension œcuménique de la sauvegarde de la Création.

En 2018, la quatrième journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création a été consacrée au thème de l'eau[33].

Prier avec la CréationModifier

De nombreux sites internet proposent des prières avec la Création. Le pape François a participé à la rédaction de prières en ce sens, parues en 2018[34].

Péché contre la CréationModifier

 
Fumées industrielles généralement chargées de résidus de combustion.

Dans son message pour la deuxième journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création le , le pape François reprend la citation du patriarche Œcuménique Bartholomée Ier de Constantinople déjà mentionnée dans l'encyclique Laudato si' : « Que les hommes détruisent la diversité biologique dans la création de Dieu ; que les hommes dégradent l’intégrité de la terre en provoquant le changement climatique, en dépouillant la terre de ses forêts naturelles ou en détruisant ses zones humides ; que les hommes polluent les eaux, le sol, l’air : tout cela, ce sont des péchés ». Il invite à « chercher la miséricorde de Dieu pour les péchés contre la création que jusqu’à maintenant nous n'avons pas su reconnaître et confesser », en faisant un examen de conscience, en se repentant, et en ayant recours au sacrement de pénitence et de réconciliation[8].

Mgr Paul Ruzoka, évêque de Cigoma en Tanzanie, a utilisé de son côté l’expression « péché contre la terre », dans son intervention au synode africain de 1994. Pour cet évêque, la prédication doit restituer le sens du péché, en particulier celui du péché social ou structurel. Selon Jean-Marc Ela, dans l’Exhortation apostolique post-synodale de Jean-Paul II sur l’Église en Afrique, le pape ne fait aucune allusion au « péché contre la Création » pourtant si visible dans les pays visités par le Pontife romain, bien que celui-ci ait constamment alerté sur la dégradation de l'environnement[35].

Pour Cécile Renouard, l'inertie écologique est un péché social, pour trois raisons principales : la destruction du lien écologique et social par l’action prédatrice de l’être humain vis-à-vis de son environnement, mesurée par l'empreinte écologique ; les institutions, qui sont organisées selon des valeurs qui détruisent la relation dans la durée ; le mensonge organisé, notamment les actions de lobbying de certains industriels et scientifiques[36].

Le , devant des experts en théologie morale, le pape François s'est étonné de pas entendre ce type de péché plus souvent en confession : « Quand j’administre le sacrement de réconciliation (la confession) - et aussi quand je le faisais avant -, c’est rare que quelqu'un s’accuse d’avoir fait violence à la nature, à la Terre, à la Création (...) Nous n’avons pas encore conscience de ce type de péché »[37]. Il se pourrait que le « péché écologique » soit prochainement inscrit dans le droit canon[38],[39],[40].

Labels écologiquesModifier

Hors de FranceModifier

Les Églises chrétiennes ont développé des labels écologiques pour les communautés chrétiennes. Ce sont des outils qui permettent d'initier ou d'approfondir la conversion écologique des paroisses et des églises locales. Des initiatives similaires ont été menées dans d'autres pays : en Allemagne le label « Coq vert », au Royaume-Uni les « Eco-churches », au Canada les « Églises vertes », en Norvège les « Congrégations vertes »[41] ; en Suisse, « œco Église et environnement » met à disposition un guide « Paroisses vertes »[42].

Label en FranceModifier

En France, le label « Église verte » a été lancé le . Pour le label français, la communauté doit établir une évaluation environnementale par le biais d'un questionnaire à choix multiples qui couvre cinq domaines[43] :

  • les célébrations et la catéchèse ;
  • les bâtiments ;
  • les terrains de la paroisse ;
  • l'engagement communautaire et global ;
  • les styles de vie.

L’église doit s’engager à progresser – à son rythme – dans l’un des cinq thèmes durant l’année.

Ce label œcuménique est porté par la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France, le Conseil d'Églises chrétiennes en France, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, est soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, le Centre de recherche et d'action sociales, Caritas France, et est mis en œuvre par les associations AVEC (Accompagnement vers une écoresponsabilité chrétienne) et A Rocha France[44].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'expression est commune à tous les courants du christianisme.

RéférencesModifier

  1. Thomas Michelet, Les papes et l'écologie, De Vatican II à Laudato si', Artège, 2016.
  2. Discours du pape Paul VI à l'occasion du 25e anniversaire de la F.A.O. », 1970, DC no 1575, p. 1051-1056.
  3. Jean-Paul II, Les gémissements de la création, vingt textes sur l'écologie, présentation de Jean Bastaire, Parole et Silence, 2006.
  4. Conseil œcuménique des Églises - Justice, paix, création
  5. Lettre de l'Assemblée de Loccum, 31 octobre 1999
  6. Voir l'article Dialogue entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe.
  7. Signature de la « déclaration de Venise », déclaration commune du Saint-Père et du patriarche œcuménique Sa Sainteté Bartholomée Ier, lundi 10 juin 2002.
  8. a b et c Pape François, Message pour la deuxième Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, 1er septembre 2016.
  9. Message de sa sainteté Benoît XVI pour la célébration de la journée mondiale de la paix, , Si tu veux construire la paix, protège la création.
  10. Lettre du pape François pour l'institution de la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de Création (1er septembre 2015).
  11. Jean-Marie Pelt, un regard chrétien sur l’écologie.
  12. Laudato si', quatrième chapitre.
  13. Lettre encyclique Laudato si' du Saint père François sur la sauvegarde de la maison commune.
  14. Résumé et commentaire de l'encyclique Laudato Si'.
  15. Laudato Si : un appel en faveur d’une « écologie intégrale ».
  16. Samuel Pruvot, « Le pape projette l’écologie dans l’économie du Salut », Famille chrétienne, 18 juin 2015, lire en ligne.
  17. Elena Lasida, « Référents diocésains à l’écologie intégrale », 27 juin 2016, lire en ligne sur le site de la Conférence des Évêques de France.
  18. Dominique Greiner, « L’écologie intégrale bouscule les méthodes de travail des évêques réunis à Lourdes », 6 novembre 2019, lire en ligne
  19. Écho magazine, 7 novembre 2019, « Pour la première fois des laïcs à la Conférence des évêques de France », lire en ligne
  20. Vittorio Hösle, Philosophie de la crise écologique, 1990, p. 122.
  21. Voir notamment l'article Dualisme cartésien
  22. Jean Bastaire, « L'exigence écologique chrétienne », Études 2005/9 (Tome 403), pages 203 à 211 lire en ligne
  23. Prière œcuménique pour la sauvegarde de la création : l’homélie de sa sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée lu à Notre-Dame de Paris.
  24. Fabien Revol, Une encyclique pour une insurrection écologique des consciences, Parole et Silence, p. 108-115
  25. Encyclique Laudato si', no 66
  26. Encyclique Laudato si', no 75
  27. Jean-Claude Larchet, Les fondements spirituels de la crise écologique, Syrtes, p. 71-77
  28. Message final du pèlerinage pour la sauvegarde de la Création.
  29. Temps de la création : propositions pour les communautés chrétiennes.
  30. Lettre du pape François pour l'institution de la « journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », 1er septmbre
  31. Ppape François, Message pour la deuxième Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, 1er septembre 2016, Usons de miséricorde envers notre maison commune
  32. Message commun du pape François et du patriarche œcuménique Bartholomée pour la Journée mondiale de prière pour la Création 2017.
  33. Message du Saint-Père pour la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création
  34. Michèle Clavier, Prier avec toute la Création, avec prières du pape François, éditions du Signe, 2018, 48 pages
  35. Santé de la terre : Parole à Jean-Marc Ela.
  36. Cécile Renouard, « Penser la sortie de crise à partir du lien social et de l'écologie », La Croix, 18 novembre 2013, lire en ligne.
  37. « Pour le pape François, les atteintes à l'environnement doivent être considérées comme un péché », Novethic, 15 février 2019, lire en ligne
  38. Le « péché écologique » bientôt reconnu par le Vatican sur lesechos.fr
  39. L’Eglise catholique pourrait qualifier de « péché » les actes anti-écologiques sur reporterre.net, site de Reporterre.
  40. Le pape officialise le concept d'« écocide » sur reporterre.net
  41. Delphine Allaire, « Les Églises françaises lancent un « Label Église verte » », La Croix, 6 août 2017, lire en ligne.
  42. œco Église et environnement.
  43. Label Église verte, éco-diagnostic.
  44. Site du label « Église verte ».

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Cette bibliographie ne mentionne que les ouvrages parus depuis 2015, l'année de la publication de l'encyclique Laudato si'. Pour une bibliographie plus complète, consulter l'article détaillé.

  • Jean-Philippe Barde (dir.), Crise écologique et sauvegarde de la création, une approche protestante, Édition Première Partie, 2017.
  • Patriarche Bartholomée, Et Dieu vit que cela était bon, éditions du Cerf, juillet 2015, 64 p..
  • Michèle Clavier, Prier avec toute la Création, avec prières du pape François, éditions du Signe, 2018, 48 p.
  • Conseil famille et société - Conférence des évêques de France, Nouveaux modes de vie ? L'appel de Laudato', 2017, 9 €
  • Gilles Danroc et Emmanuelle Cazanave (dir.), Laudato si' Pour une écologie intégrale, Lethielleux Éditions, 2017.
  • Tugdual Derville, 67 recettes de bonheur : L'écologie humaine en actions, éditions Emmanuel, 6 novembre 2018, 152 p.
  • Henri Hude, Habiter notre nature, écologie et humanisme, edition Mame, 2018, 245 p.
  • Dominique Lang, Petit manuel d'écologie intégrale. Avec l'encyclique Laudato si' un printemps pour le monde, éditions Saint-Léger, 2015.
  • Jean-Claude Larchet, Les fondements spirituels de la crise écologique, Syrtes, Genève, 2018.
  • Laudato Si édition commentée, CERAS
  • Laudato si, illust. Yann Arthus-Bertrand, éditions Première Partie, 2018, 212 p.
  • Thomas Michelet, Les papes et l'écologie, De Vatican II à Laudato si, Artège, 2016 présentation en ligne.
  • Fabien Revol
    • avec Alain Ricaud, Une encyclique pour une insurrection écologique des consciences, Parole et Silence, 2015.
    • avec Jean-Marie Gueullette (dir.), Avec les créatures. Pour une approche chrétienne de l'écologie, éditions du Cerf, 2015, 224 p.
    • (dir.), La réception de l’encyclique Laudato si’ dans la militance écologiste, Éditions Cerf, 2017, 153 p.
    • (dir.), Avec Laudato si’ devenir acteurs de l’écologie intégrale, 2017, Éditions Peuple libre, 248 p.
    • (dir.), Penser l'écologie dans la tradition catholique, Labor et Fides, 2018, 408 p.
  • Adeline et Alexis Voizard, Comment sauver la planète à domicile, l’art de vivre selon Laudato Si’, éditions Emmanuel, 2018, 148 p.
  • Adeline et Alexis Voizard, Je sauve la planète à domicile. Mon cahier-coach Laudato si', Quasar, mai 2019

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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