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Josy Dubié

politicien belge et journaliste
Josy Dubié
Josy Dubié.jpg
Josy Dubié en juin 2014, lors de l'inauguration d'une statue de Salvador Allende au campus Solbosch de l'Université libre de Bruxelles.
Fonctions
Suppléant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (d)
-
Questeur (d)
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Sénateur
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Joseph DubiéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Fratrie
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A travaillé pour
Parti politique
Membre de

Josy Dubié, de son vrai nom Joseph Dubié, est un réalisateur, journaliste et homme politique belge, né le à Bruxelles.

BiographieModifier

Après ses études secondaires, Joseph Dubié commence des études sportives mais, à la suite d'une blessure, se reconvertit dans la marine marchande. En 1967, il entame simultanément des études de sociologie, d'ethnologie et de droit à l'ULB d'où il sort en 1971 avec une licence en journalisme et en ethnologie. Il sera de 1970 à 1971 président du Cercle du Libre Examen. Il rentre alors comme journaliste à la RTBF, suivi peu après par son frère, Jean-Claude Defossé[1].

Durant sa carrière de journaliste, il se spécialise dans le grand reportage international. Dans les reportages qui ont particulièrement marqué sa carrière, on peut relever la dernière interview connue du président chilien Salvador Allende fin août 1973, qu'il réalise en se faisant passer pour un représentant du parti socialiste belge grâce à la complicité d'André Cools, qui en était le président, ainsi qu'un reportage réalisé en avril 1975 dans Saïgon où, dernier représentant de la presse internationale avec Manu Bonmariage, il filme les derniers jours du régime sud-vietnamien [2]. En décembre 1989, il est un des journalistes victime d'une désinformation en Roumanie, où il réalise un reportage sur les prétendus charniers de Timişoara. Ce reportage a fait grand bruit.

En 1994, il quitte la RTBF et devient, jusqu'à sa retraite, Chef de l'Unité de télévision du PNUD (Nations unies) à Genève, où il crée avec Jean-François Arrou-Vignod le magazine Azimuts, diffusé par plus d'une cinquantaine de chaînes dans le monde[3]. Il est ensuite élu sénateur du groupe parlementaire Ecolo. En 2004, il est ensuite devenu député au parlement bruxellois. Il est également député au parlement de la Communauté française et, depuis juillet 2007, à nouveau choisi par Ecolo comme sénateur de communauté.

À la suite de la guerre d'Ossétie qui oppose en 2008 la Géorgie et la province séparatiste d'Ossétie du Sud, il se rend sur place avec un autre sénateur, Christine Defraigne, et remet un rapport accusant les Géorgiens de crime de guerre[4].

Membre du parti Ecolo jusqu'au 17 novembre 2010 - date à laquelle il quitte le parti[5] - Josy Dubié est surtout connu pour ses critiques de la famille royale belge et est l'un des rares hommes politiques francophones belges à se déclarer publiquement républicain[6].

Notes et référencesModifier

  1. Qui a pris le nom de jeune fille de leur mère comme pseudonyme.
  2. Le résultat s'appelle De Saigon à Ho Chi Minh-ville.
  3. Films produits par Dubié pendant sa carrière à l'ONU.
  4. Voir ce site et ce site.
  5. Voir « José Dubié claque la porte du parti », Le Soir, 17 novembre 2010.
  6. Site du Cercle républicain.

Voir aussiModifier