Josiah Wedgwood (1730-1795)

céramiste et industriel

Josiah Wedgwood, né le à Burslem (Stoke-on-Trent, Staffordshire) et mort le à Etruria (en), est un potier et industriel britannique. Il est le fondateur de l'entreprise de porcelaine et de faïence Josiah Wedgwood and Sons, connu comme Wedgwood, une entreprise qui contribue aux débuts de la révolution industrielle britannique.

Josiah Wedgwood
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
Etruria (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Conjoint
Sarah Wedgwood (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Membre de
Partenaire commercial
Thomas Bentley (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Le vase néoclassique Portland de Wedgwood

BiographieModifier

Josiah Wedgwood naît dans une famille de potiers[1]. Il s'établit dans les propriétés d'Ivy et de Bell House, et s'associe dès 1754 à Thomas Whieldon, qui a également joué un rôle prépondérant dans l'histoire de la céramique anglaise, dans la fabrique de Little Fenton, très prospère entre 1740 et 1780, avec Aaron Wood, qui lui fournissait des moules. Le vernis vert, inventé par Josiah Wedgwood vers 1754, permit à la manufacture de Little Fenton de simuler des fruits et des végétaux.

Il ouvre en 1759 à Burslem, une manufacture, qui reçoit en 1765 la première commande de la famille royale. En 1769, Wedgwood fonde aux environs de Stoke-on-Trent, avec le marchand et homme de lettres Thomas Bentley, la grande usine « Etruria », donnant à la fabrication industrielle un développement et une qualité jusque-là inconnus.

Josiah Wedgwood s'attache à comprendre puis à modifier ses coûts et étudie de près les méthodes de production. Il se tient informé des progrès de la technologie des matériaux et se lance lui-même dans la recherche scientifique, pour créer des produits novateurs et transformer les techniques de production.

Son entreprise devient ainsi un laboratoire, qui innove tant sur le plan de l'organisation de la production que sur celui de la gestion du personnel. Ayant constaté que ses ventes évoluaient, il les gère avec beaucoup d'attention dans l'optique de créer un nouveau mode de consommation. Avec son associé Thomas Bentley, il invente d'audacieuses techniques de commercialisation, sa clientèle reflétant l'émergence d'une nouvelle société bourgeoise et donna une nouvelle signification sociale au dîner.

Membre très tôt, avec son fils, de la Lunar Society, Josiah Wedgwood est élu membre de la Royal Society le .

Wedgwood produit en un médaillon abolitionniste en camée de jasperware (en) reprenant le dessin du sceau de la Society for Effecting the Abolition of the Slave Trade, créé par William Hackwood ou Henry Webber[2]. Le médaillon vise à étendre le soutien populaire à la lutte pour l'abolition de l'esclavage, en représentant un esclave enchaîné à genoux, avec la légende « Am I Not a Man and a Brother? » (« Ne suis-je pas un homme et un frère ? »). Ce médaillon connaît un grand succès et, reproduit en de nombreux exemplaires, il est arboré par les abolitionnistes britanniques et américains. Il est recopié en France par la Société des amis des Noirs pour établir leur sceau[3],[4].

Josiah Wedgwood est un fervent abolitionniste, tout comme son ami Samuel Garbett, président du Birmingham Commercial Committee, et la majorité des membres de cette société[5],ainsi que la plupart des entrepreneurs de Manchester[6].

Il meurt le , à son domicile d'Etruria Hall (en), à Etruria (en), actuelle banlieue de Stoke-on-Trent. Il est inhumé à l'église paroissiale de Stoke-on-Trent, le [1].

RéférencesModifier

  1. a et b Robin Reilly, « Wedgwood, Josiah (1730–1795) », dans Oxford Dictionary of National Biography, (lire en ligne).
  2. (en) Am I Not a Man and a Brother? sur le site de Africans in America
  3. Olivier Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières, Essai d'histoire globale, éd. Gallimard, 2004, p.255
  4. The Black Figure in 18th-century Art
  5. Eric Williams, « Capitalism and Slavery » (ISBN 9781443728874) p. 154
  6. Eric Williams, « Capitalism and Slavery » (ISBN 9781443728874) p. 136

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Laurence Machet, Les Wedgwood : de la poterie à l'industrie des arts de la table, éd. CTHS, 2008 coll. « CTHS Sciences n° 7 » (ISBN 978-2-7355-0670-5), 360 p.
  • Laurence Machet, « De la novation technique à l'invention d'une tradition nationale : le cas de Josiah Wedgwood », dans Jean-René Gaborit, Tradition et innovation en histoire de l’art, , p. 72-85.
  • (en) Robin Reilly, « Wedgwood, Josiah (1730–1795) », dans Oxford Dictionary of National Biography, (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier