Joseph de Jussieu

botaniste, naturaliste explorateur
Joseph de Jussieu
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
J.Juss.Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
Laurent de Jussieu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Christophe de Jussieu (d)
Antoine de Jussieu
Bernard de JussieuVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Joseph de Jussieu, né à Lyon le et mort à Paris le , est un botaniste français.[1]

BiographieModifier

Frère de Bernard et d'Antoine de Jussieu, il étudie la médecine et les sciences naturelles à Lyon et à Paris. Il accompagne, en 1735[2], en tant que botaniste, Charles Marie de La Condamine, lors de l'expédition chargée de mesurer à l'Équateur l'arc du méridien. Contrairement aux autres membres de cette expédition, il reste en Amérique du Sud, afin d'y continuer ses études naturalistes et d'essayer de retrouver les plantes décrites par le père Plumier, pratiquer la médecine philanthropique en soignant les indiens de la variole par une méthode popularisée plus tard par Jenner[2] et en fondant un hôpital pour les mineurs de Potosi[réf. nécessaire]. Il sillonne le Pérou et l'Équateur, prospecte longuement les rives du lac Titicaca. Il demeure au total 36 ans en Amérique du Sud.

Le , il est nommé adjoint botaniste pendant qu'il était en Amérique du Sud, puis associé botaniste le , enfin associé vétéran le . Comme le fait remarquer Nicolas de Condorcet dans son éloge de Jussieu, c'est un cas unique d'académicien des sciences n'ayant jamais paru devant l'assemblée et n'ayant publié aucun mémoire.

Joseph de Jussieu revient, malade, en France en 1771 et meurt quelques années après sans avoir eu le temps d'écrire ses mémoires. Malgré la perte d'une grande partie de ses manuscrits et de ses collections[3], il a enrichi considérablement les herbiers du roi, aujourd'hui conservés au Muséum national d'histoire naturelle de Paris.

Il a ramené en France l'héliotrope du Pérou (Heliotropium peruvianum) et il a grandement contribué à la connaissance du quinquina[4], arbre dont on extrait la quinine, décrite avant lui par La Condamine ; il aurait de plus découvert le caoutchouc et la coca[2].

PublicationModifier

  • [1737 / 1936] (la + fr) Descriptio Arboris Kinakina [« Description de l'arbre à Quinquina »] (mémoire inédit de Joseph de Jussieu (1737), traduction sous la direction de Frédéric-Jérôme Pancier), Paris, Société du traitement des quinquinas, , 45 p., sur gallica (lire en ligne)[5].

Notes et référencesModifier

  1. « Joseph (Botaniste) De Jussieu », sur gw.geneanet.org.
  2. a b et c Jean-Marie Pelt, Joseph de Jussieu : les baumes et la cannelle dans La Cannelle et le panda : les grands naturalistes explorateurs autour du Monde, éd. Fayard 1999 (ISBN 978-2213-60466-4)
  3. « Joseph de Jussieu » [PDF], sur linneenne-lyon.org, Dictionnaire historique des membres de la société linnéenne de Lyon (consulté en ).
  4. Jussieu 1737 / 1936.
  5. Joseph de Jussieu, « Description de l'arbre a quinquina », sur Université Paris Sud,

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • [Audelin 1987] Louise Audelin (Dessaivre-Audelin), Les Jussieu. Une dynastie de botanistes au XVIIIe siècle (1680-1789) (thèse pour le diplôme d'archiviste paléigraphe, 2 vol.), École nationale des Chartes, , 584 p., sur bibliotheques.mnhn.fr (OCLC 758889795, lire en ligne).
  • [Allorge & Ikor 2008] Lucile Allorge et Olivier Ikor, La fabuleuse odyssée des plantes. Les botaniste voyageurs, les jardins des plantes, les herbiers, Paris, éds. Jean-Claude Lattès, (ISBN 2709623277), p. 285-299.
  • [Condorcet 1782] Nicolas de Condorcet, « Éloge de M. de Jussieu », Histoire de l'Académie royale des sciences,‎ , p. 44-53 (lire en ligne [sur gallica]).
  • [Drevet 1997] Patrick Drevet, Le corps du monde (roman sur Joseph de Jussieu depuis l'expédition au Pérou jusqu'à la fin de ses jours), Paris, éd. Seuil, coll. « Fiction et Cie », , 324 p. (ISBN 2020323117).
  • [Pelt 1999] Jean-Marie Pelt, La Cannelle et le panda : les grands naturalistes explorateurs autour du Monde (chap. « Une tribu de Botanistes : les Jussieu » et « Joseph de Jussieu : les baumes et la cannelle »), éd. Fayard, , 335 p. (ISBN 978-2213-60466-4).
  • [Trystram 1993] Florence Trystram (préf. Haroun Tazieff), Le procès des étoiles (Récit de l'expédition de La Condamine, Bouguer et Godin au Pérou), éd. Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », , 336 p. (ISBN 978-2-228-91874-9, EAN 9782228918749).

Articles connexesModifier

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