Joseph Toussaint Bernard

Joseph Toussaint BERNARD
Naissance
Toulon, Var, France
Décès (à 72 ans)
Toulon, Var, France
Origine Drapeau de la France France
Arme Marine impériale
Marine Royale
Années de service 24 mai 1802-1er mai 1832
Commandement Canonnière L'Air (1813)
Goélette La Jonquille
4e Cie du
36e Equge de ligne (1828)
Vaisseau Le Superbe (1832)
Conflits Guerres napoléoniennes
Bataille des Quinze-Vingt (1805)
Campagne de Corfou (1806)
Combat naval
de la Baie d'Agay (1813)
Distinctions Autorisé à porter la Décoration du Lys (1814)
Chevalier de l'
Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis (1828)
Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur (1832)
Médaille de Sainte-Hélène (1857)

Joseph Toussaint Bernard, né deux ans avant la Révolution française, sous la monarchie de l'Ancien Régime en 1787, est un officier de marine qui, a commencé comme novice dans la Marine impériale française, puis a fait une brillante carrière qui l'a mené, sous la 1re République, au Directoire, puis sous le Consulat, l'Empire et enfin la Restauration, sur toutes les mers fréquentées de l'époque, à tous les postes d'encadrement et de commandement. La vie de cet homme de guerre et surtout de marin montre que sa « petite » histoire est intimement et régulièrement mêlée à celle de la Grande Histoire. L'histoire d'avant, pendant et après les guerres napoléoniennes.

BiographieModifier

Origines et famille - Capitaine Napoléon BonaparteModifier

Né d'un père Commis aux vivres de la Marine, il grandit sous la 1re République à Toulon, ville où les révolutionnaires ne sont pas toujours bien accueillis. Au cours du Siège de Toulon, la ville est livrée aux anglais le 29 septembre 1793[1]. Mais le Capitaine Napoléon Bonaparte la reprend le 19 décembre de la même année. Un bain de sang suivra cette reprise en main. A 11 ans, sous le Directoire, il "voit" de nouveau Bonaparte passer à Toulon le 19 mai 1798, partant avec le gros de la flotte française et parvenant à échapper à la flotte britannique de Nelson lancée à sa poursuite.

Ses débuts d'officier de marine - Consul BonaparteModifier

 
Vaisseau Le Duquesne (74) Modèle au 1/12ème Musée maritime de Toulon

Joseph Toussaint Bernard fait ses premiers pas comme tout marin, futur officier de marine, comme novice à 15 ans dans la marine républicaine sous le consulat de Bonaparte[2], sur le vaisseau de ligne Le Duquesne de 2 ponts et 74 canons. On peut imaginer qu'il était donc plutôt républicain et pas monarchiste de la contre-révolution qui touchait pourtant de nombreux foyers de l'Ouest et du Sud-Est (la noblesse commandante avait d'ailleurs fuit précisément outre-Manche). Il grimpe alors les échelons de la hiérarchie dans l'époque troublée du Consulat, puis de l'Empire.

La guerre sur les mersModifier

La campagne des Indes occidentales - Napoléon 1erModifier

Embarqué comme Aspirant de 2e classe sur le vaisseau L'Annibal[3],[4] (pris aux anglais en 1801 à la Bataille d'Algésiras) puis Le Mont-Blanc[5], il est présent à la campagne des Indes Occidentales (Les Antilles françaises) sous les ordres du controversé Amiral de Villeneuve en mai 1805, où la flotte combinée (française et espagnole) est pourchassée par la flotte anglaise d'Horatio Nelson.

La Bataille des Quinze-Vingt - La 3e coalitionModifier

Après son retour précipité en Europe, toujours poursuivie par Nelson, la flotte combinée rencontre celle de l'Amiral Calder lors de la « Bataille des quinze-vingt » (ou Bataille du cap Finisterre), le 22 juillet 1805. Joseph Toussaint Bernard y est blessé et manque de mourir à bord sans laisser de descendance[5].

Blessé en EspagneModifier

Le 31 juillet 1805, il est débarqué à Vigo, Espagne, puis transbordé 4 mois plus tard sur l'ancien vaisseau espagnol (ex-Atlante) L'Atlas, transformé en navire hôpital dans la baie[6],[7]. Ce navire laissé là par Villeuneuve avant la bataille de Trafalgar car ainsi que trois autres "mauvais voiliers, ils n'avaient cesse pendant toute la campagne de retarder la marche de la flotte combinée"[6]. Cette succession de faits lui évite ainsi la terrible Bataille de Trafalgar où la flotte franco-espagnole est anéantie le 21 octobre 1805. Son ancien navire, Le Mont-Blanc, y participe et son commandant s'échappe de justesse de la bataille avec 3 autres vaisseaux. Mais ces derniers ne peuvent éviter d'être abordés et capturés par les Anglais à la Bataille du Cap Ortégal, le 4 novembre 1805, où 730 marins meurent au combat, alors que Joseph Toussaint Bernard, blessé, croupit toujours à Vigo[8].

Mais L'Atlas reste dans la baie de Vigo. Joseph Toussaint Bernard est enfin muté sur la corvette La Victorieuse, le 16 juin 1806.

La Campagne de Corfou - 4e coalitionModifier

Il quitte alors l'Espagne sur La Victorieuse, pour la campagne de Corfou[9] (dite aussi Campagne de Dalmatie) pendant 3 ans, toujours en guerre, sous les ordres du Commandant Claude du Campe de Rosamel (son aîné de 13 ans), celui qui fut ensuite l'illustre vice-Amiral, préfet maritime, Grand Officier de la Légion d'Honneur et enfin député et même ministre[3].

Retour à Toulon - Le Grand EmpireModifier

Rentré à Toulon à partir de 1809, Joseph Toussaint Bernard a plusieurs nouvelles affectations à l'escadre de Toulon ou à proximité, est promu Enseigne de Vaisseau à 25 ans, en 1812, période du « Grand Empire » de Napoléon 1er.

Prisonnier des Anglais - 6e coalitionModifier

Au début du déclin de l'Empire, toutes les grandes puissances européennes sont alliées contre la France. C'est à cette date que l'EV Bernard se voit confier son premier commandement embarqué, sur la Canonnière L'Air en 1813[10]. Mais neuf mois plus tard, alors qu'il fait route entre Toulon et Gênes en convoi avec la goélette L'Estafette, ils sont pris en chasse par des navires anglais. Les deux navires français se réfugient dans la Baie d'Agay où un combat naval rocambolesque se déroule pendant la nuit, au cours de laquelle L'Estafette est échouée par son équipage et L'Air est capturée ainsi que son équipage[11],[12],[13]. Joseph Toussaint Bernard est blessé, tout comme une bonne partie de son équipage ; ils passeront quatre mois et demi en captivité chez l'ennemi comme attestent les états de service de son commandant[14].

Conseil de guerre - Napoléon abdiqueModifier

Nous sommes le 26 avril 1814, Napoléon vient d'abdiquer, nous sommes quelques semaines avant la 1re restauration et l'arrivée de Louis XVIII sur le trône de France. C'est la fin de l'Empire, de Napoléon 1er et des guerres napoléoniennes.

Alors que Napoléon 1er vient d'être déchu et envoyé régner sur l'Ile d'Elbe, le Commandant Bernard est jugé en conseil de guerre maritime[15] pour la perte de son navire L'Air, de son équipage et de sa cargaison (4500 fusils). Il sera toutefois acquitté en octobre 1814[11].

 
Décoration de la Fleur de Lys

Peu de temps avant, le 30 juillet 1814, le Préfet Maritime de Toulon lui avait manifesté son retour en grâce en l'autorisant à porter la Fleur de Lys, décoration créée par Louis XVIII.

Mais sa carrière maritime semble compromise. Il a diverses affectations de second ordre à Toulon ou embarqué. Son avancement reste bloqué au grade d'Enseigne de Vaisseau. La restauration de la monarchie ne lui réussit finalement pas. Il est vrai qu'il ne réunit pas les quatre générations de noblesse de père, requis par une ordonnance de Louis XVI, pour grimper dans la hiérarchie des grades.

Chevalier de l'Ordre royal et militaire de St-Louis - Louis XVIIIModifier

Il retrouve cependant un commandement à la mer sur la goélette La Jonquille, tout juste lancée à Toulon le mois précédent[16] et est nommé à son premier poste de commandement d'une Compagnie à terre en 1828. C'est à cette date qu'il est admis, le 30 octobre 1828[17], comme Chevalier à l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, que Louis XVIII avait recréé en 1814, avec le but avoué de le substituer à la Légion d’honneur, pour récompenser les officiers les plus valeureux, comme à sa création...

Commandant du Superbe (1832) - Louis-PhilippeModifier

C'est comme Lieutenant de Vaisseau (depuis le 4 août 1824) que Joseph Toussaint Bernard termine sa carrière comme commandant provisoire du célèbre vaisseau Le Suberbe[18], "en commission au port de Toulon"[5].

Fin du service actif, décorationsModifier

Le Commandant Bernard quitte définitivement le service actif le 1er mai 1832 et n'a pas à affronter le naufrage dont est victime Le Superbe l'année suivante, le 15 décembre 1833, sur l’île de Paros[19], sous le commandement du Capitaine de Vaisseau André-Charles Théodore Du Pont d’Aubevoye, comte d’Oysonville.

Il est nommé Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur en avril 1832 (pour un motif inconnu à ce jour)[5], juste avant son dernier service actif dans la Marine Royale et mis à la retraite 5 ans plus tard par Louis-Philippe, en janvier 1837, à l'âge de 50 ans[20].

Honneurs, décès et postéritéModifier

 
Tombe de Joseph Toussaint Bernard à Toulon

Sans doute, Napoléon III pensa qu'il servit si bien son pays et défendit la nation des oppressions des ennemis, qu'il mérita d'être décoré de la médaille de Sainte-Hélène, instituée par lui-même pour les compagnons de gloire de Napoléon 1er, exilé à Sainte-Hélène et mort sur l'île le 05/05/1821.

Finalement Joseph Toussaint Bernard fut décoré par Napoléon 1er (indirectement), par Louis XVIII et par Louis-Philippe.

Joseph Toussaint Bernard décède à Toulon à l'âge de 73 ans, le 21 juillet 1860. Il aura traversé avec beaucoup de chance les vicissitudes la fin du XVIIIe siècle et plus de la moitié du XIXe siècle.

Il se sera marié, aura eu une fille et un fils, devenu lui-même officier de marine, admis lui-même à l'Ordre de la Légion d'Honneur, comme Chevalier puis Officier, par Napoléon III.

Homme de guerre, marin de l'Empire et de la Restauration, Joseph Toussaint Bernard est inhumé dans la concession 115, Allée Bidace Mesquida, du cimetière central de Toulon, aux côtés de son épouse décédée 10 ans avant lui, Anne-Marie Monier, et de sa descendance Bernard.

Notes, références et bibliographieModifier

  1. Siège de Toulon, Paul Collin, Toulon et les Anglais en 1793, 1898 - Maurice Agulhon (sous la direction de), Histoire de Toulon, Toulouse, Privat, 1980 - Fulgence Girard « Toulon livré aux Anglais » in La France Maritime, édition 1837, vol. 3, p. 302
  2. États de services conservés à la Bibliothèque Nationale de France, Base LEONORE des admis dans l'ordre de la Légion d'Honneur. http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/NOMS/nom_00.htm
  3. a et b Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français, Paris, Dourloton, 1889
  4. Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la Flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1 : 1671-1870, Toulon, J.-M. Roche, (ISBN 2-9525917-0-9, lire en ligne), p. 27.
  5. a b c et d États de services de Joseph Toussaint Bernard, Base LEONORE, cote LH/197/54 http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/NOMS/nom_00.htm
  6. a et b Charles-Théodore Beauvais (dir.), Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français depuis les temps les plus reculés jusques et compris la bataille de Navarin, par une société de militaires et de gens de lettres, t. 22 : 1805-1806, Paris, C. L. F. Panckoucke, (notice BnF no FRBNF36378831, lire en ligne), p. 147.
  7. Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la Flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1 : 1671-1870, Toulon, J.-M. Roche, (ISBN 2-9525917-0-9, lire en ligne), p. 40.
  8. États de services de Joseph Toussaint Bernard, Base LEONORE, cote LH/197/54. http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/NOMS/nom_00.htm
  9. "Campagne de Corfou", selon les termes mêmes de l'ordre de service de Joseph Toussaint Bernard
  10. États de services de Joseph Toussaint Bernard, Base LEONORE, cote LH/197/54. http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/NOMS/nom_00.htm
  11. a et b Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la Flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1 : 1671-1870, Toulon, J.-M. Roche, (ISBN 2-9525917-0-9, lire en ligne), p. 13.
  12. Le combat naval d'Agay - Une épave mythique, http://raymondu38.1cd9.com/galerie-photos/18-le-semaphore-du-dramont.html
  13. (it) Virgilio Ilari et Piero Crociani, La Marina Ligure di Napoleone (1797-1814), www.centotredicesimo.org, 121 p. (lire en ligne), p. 75
  14. États de services de Joseph Toussaint Bernard, Base LEONORE, cote LH/197/54. http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/NOMS/nom_00.htm
  15. Création des conseils de guerre maritimes en 1796, Association des Archivistes Français
  16. Lancement de la goélette La Jonquille à Toulon, le 20 mai 1823 http://www.netmarine.net/f/bat/jonquille/ancien.htm/
  17. Décoré de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, le 30 octobre 1828. Base de données de l'ordre http://www.saint-louis.info/
  18. Source : www.archeosousmarine.net à partir de : Rapport du contre-amiral Hugon, in Annales maritimes et coloniales (partie non officielle), 19e année, 2e série [no 11], 1834, pp. 51-52. ; Rapport de M. Leblanc, in Annales maritimes et coloniales, 19e année, 2e série [no 40], 1834, p. 354-373. ; Plaidoyer du capitaine S. Baudin, in Annales maritimes et coloniales, 19e année, 2e série [no 40], 1834, p. 373-383. Le Vaisseau français "Le Superbe" (de 1814), de 74 canons, mis sur cale à Anvers le 23 août 1803. Le 1er septembre 1810, il est encore en construction au 5/24e. Il ne sera mis en service que le 5 juillet 1814. Dessiné sur les plans de l'ingénieur Jacques-Noël Sané, il est considéré comme "le plus joli vaisseau de la Flotte Française". Long de 56 mètres et large de 15, pour un équipage de 570 marins et fusiliers, il jaugeait 3.000 tonneaux et portait 74 canons.
  19. Naufrage du vaisseau Le Superbe, sur l'Ile de Paros le 15 décembre 1833. Sur près de 29 ans de carrière maritime, 12 sont déclarées "à la mer en guerre" ou "en captivité". Sources : http://www.archeosousmarine.net/ et http://paroslife.parosweb.com/ « Le Superbe » est poussé entre Tinos et Mykonos, ses voiles se déchirent. Le vaisseau dégarni voit Paros, mais ne parvient pas à rejoindre le port fortifié de Naoussa. Il est emporté jusqu’à Parikia, dont il n’a pas de cartes précises. Le mât de beaupré se brise, tuant un matelot. Puis un autre mât casse. Le 15 décembre, vers 16 heures, le navire, mouillé sur deux ancres, par une erreur du pilote [grec] qui avait lancé sans ordre celle de tribord, et ballotté par d’énormes vagues, talonne un rocher. Il gîte à bâbord, la carène défoncée et menace de se briser en deux. Le commandant d’Oysonville fait preuve d’un grand courage : il harangue ses hommes paniqués, leur interdit de quitter le bord avant que ne soit trouvé un moyen sûr d’abandonner le navire et menace d’exécuter les récalcitrants. Il fait tirer quatre coups de canon pour ameuter les villageois. Témoin du drame, le consul britannique, Petros Mavromatis, évoque « des vagues monstrueuses ». Un second-maître d’équipage, Guigoux, accepte malgré cela de tenter de rejoindre la terre à la nage pour chercher du secours. Il y parvient, mais la tempête est trop brutale pour mettre des caïques à la mer. Le commandant ordonne alors de lancer des filins attachés à des barils vides, en espérant que le vent les pousse vers la côte pour qu’on puisse tracter le navire. L’idée échoue, comme la tentative d’un officier, Maisonneuve, de tirer un câble avec un canot. Finalement, la grande chaloupe est mise à la mer au prix d’énormes efforts. Elle emmène environ 120 hommes, mais se casse en accostant. Des radeaux de fortune en sauvent chacun une soixantaine d’autres. Et un pêcheur grec héroïque réussit à faire quatre allers et retours avec son caïque, sauvant ainsi une centaine de matelots de plus. Les quelque 150 derniers marins devront leur salut, le 17 décembre, au retour subit du beau temps. L’agent consulaire Condilly (Nicolas Kondylis) coordonne efficacement l’aide aux naufragés : la France le remerciera en le nommant à vie. Hormis le marin écrasé par la chute du mât de beaupré, seules huit victimes sont à déplorer, toutes noyées pour avoir tenté de s’en sortir par leurs propres moyens. Les neuf corps sont enterrés près de la rive, au cap Delphini. Le commandant d’Oysonville fut acquitté par le conseil de guerre qui eut à juger de sa conduite, à l’unanimité, après la plaidoirie du capitaine de corvette Baudin, à Toulon, le 7 mars 1834. Il fut même fait Commandeur de la Légion d'Honneur.
  20. Un courrier du Ministère de la Marine et des Colonies du 19 janvier 1837, signé de Rosamel (son ancien commandant) dit : "Le Roi, Monsieur, par ordonnance du 17 de ce mois, vous a admis, à compter du même jour, à faire valoir vos droits à la retraite.Les motifs qui ont porté le Roi à mettre un terme à votre carrière militaire sont puisés dans des considérations générales et par conséquent n'ont rien qui vous soit personnellement défavorable ; et Sa Majesté me charge de vous exprimer tout le regret qu'elle en éprouve.Recevez, Monsieur, l'afsurance de ma parfaite considération.Le Vice Amiral, Ministre secrétaire d'État de la Marine et des Colonies. Rosamel."