Ouvrir le menu principal

Joseph Serlin

homme politique français

Joseph Serlin
Illustration.
Monument à la mémoire de Joseph Serlin
érigé en Place du Maréchal-Lyautey, à (Lyon)
Fonctions
Sénateur de l'Isère
Maire de Crachier
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Crachier (Isère)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Dommartin (Rhône)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique GD
Profession Secrétaire général de la mairie de Lyon

Joseph Serlin, né le à Crachier (Isère) et mort le à Dommartin (Rhône), est un homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Entré sur concours à la mairie de Lyon, Joseph Serlin gravit tous les échelons de la hiérarchie municipale jusqu’aux fonctions de secrétaire général, qu’il atteint en 1909[1]. Pendant la Première Guerre mondiale, il assure dans des conditions délicates le ravitaillement de la population lyonnaise.

En 1932, il prend sa retraite de secrétaire général de la mairie et devient sénateur à la suite des élections sénatoriales de 1932 dans l’Isère, où il recueille 668 voix sur 1 230 suffrages exprimés. Auparavant il avait été conseiller général et maire de Crachier, mais ses fonctions lui interdisaient de pouvoir cumuler un autre mandat.

Au Sénat, il fait partie du groupe de la Gauche démocratique et devient membre de la commission de l'administration générale, départementale et communale (1933-1940), et aussi à celle des douanes (1937-1941).

Il décide de voter favorablement l'attribution des pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain le mercredi lors du congrès de Vichy.

Durant la guerre, il rejoint néanmoins la Résistance et il fournit des centaines des cartes d’alimentation aux jeunes gens requis par le Service du travail obligatoire[2]. Le (durant l’occupation allemande), son corps est retrouvé au lieu-dit « La Chicotière » près de Dommartin, à proximité du viaduc du chemin de fer[1]. Il avait été abattu de plusieurs balles dans la nuque, et sur son pardessus est épinglée une feuille de papier portant l’inscription « MNAT ». Il semblerait donc qu'à l’origine de cet assassinat il y ait eu le Mouvement national antiterroriste, créé en 1943 pour lutter contre la Résistance en tuant les notables qui avaient un rapport plus ou moins étroit avec la Résistance. Son enterrement dans sa commune du Crachier fut suivi par une foule recueillie.

HommagesModifier

Lors de sa séance du , le conseil municipal de Dommartin délibère pour l’érection d’un monument à la mémoire de Joseph Serlin :

« Le conseil municipal désireux de perpétuer le souvenir de Joseph Serlin, sénateur de l’Isère, lâchement assassiné le 7 janvier 1944 sur le territoire de la commune, décide d’ériger une stèle funéraire sur le lieu du crime. À cet effet, décide de constituer un comité placé sous la présidence de Monsieur Édouard Herriot, Maire de Lyon, comprenant Monsieur Schneiderlin, maire, deux membres du Conseil, MM. Vernay, adjoint, Tisseur et différentes personnalités de la commune, sous réserve d’acceptation de Monsieur le Préfet du Rhône. Ledit Comité ouvrira une souscription publique dans la commune et les communes voisines à seule fin de couvrir les frais d’érection de ce monument. Le Comité se charge de toutes les démarches afférentes à ce projet, de l’examen de devis et de maquettes, de traiter de gré à gré avec le fournisseur présentant les meilleures conditions après autorisation du Conseil Municipal qui devra être informé de toutes les démarches entreprises. »

À l'élévation de son buste en 1946, l'émotion fut très forte et le maire Édouard Herriot touchera ces quelques mots pour saluer sa mémoire[3] :

« Pour lui, rien n’était impossible. C’était son sport de lutter avec la difficulté et de l’abattre »

Il existe une rue Joseph-Serlin à Lyon[4], le monument érigé à la Chicotière, et un buste érigé en Place du Maréchal-Lyautey.

Détail des fonctions et des mandatsModifier

Mandats locaux
Mandat parlementaire

BibliographieModifier

  • « Joseph Serlin », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Henri Amoretti, Lyon-capitale : 1940-1944, France-Empire,

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier