Joseph Pouliquen

Joseph Pouliquen
Nom de naissance Joseph-Marie-Guillaume Pouliquen
Naissance
Saint-Malo (France)
Décès (à 90 ans)
Paris (France)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Armée de l'air
Grade French Air Force-lieutenant-colonel.svg Lieutenant-colonel
Années de service 1915 – 1946
Commandement Groupe de chasse Alsace
G.C. 3 Normandie-Niemen
Groupe de bombardement Lorraine
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Grand Officier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
Croix de Guerre 1939-1945
Hommages La Promotion 2019 de l'École de l'air porte son nom : Lieutenant-Colonel Joseph Pouliquen

Joseph Pouliquen, né le à Saint-Malo et mort le à Paris, est un aviateur français de la Seconde Guerre mondiale. Il est compagnon de la Libération.

BiographieModifier

En , à l'âge de 17 ans, il s'engage pour participer à la Première Guerre mondiale. Il est incorporé au 176e régiment d'infanterie qui prend part à la bataille des Dardanelles. Il sert ensuite au sein du 26e régiment d'infanterie, lorsqu'il est blessé en au cours de la bataille du Chemin des Dames. Déclaré inapte à la vie dans les tranchées, l'aspirant Joseph Pouliquen obtient son brevet de pilote militaire le à l'école d'aviation de Chartres, future base aérienne 122 Chartres-Champhol et il prend les commandes d'un Breguet XIV. Démobilisé en 1919, il décide de faire carrière dans la presse, notamment pour les quotidiens L'Intransigeant et Paris-Soir[1].

Fin 1939, il est mobilisé à Toulouse-Francazal, puis Orly, comme capitaine de réserve. Démobilisé à Oran après l'armistice, il retourne à Saint-Malo. Il décide de poursuivre le combat et de rejoindre la France libre. Il parvient à passer en zone libre où, à Lyon, il retrouve les membres de Paris-Soir. Il obtient ainsi un "ordre de mission" d'envoyé spécial, chargé d'effectuer un reportage en Afrique. En , Joseph Pouliquen réussit à gagner Oran, puis après de nombreuses pérégrinations, arrive jusqu'à Freetown (Sierra Leone), où le , il signe son engagement (Mle no 31350) dans les Forces aériennes françaises libres. Le général Valin, commandant l'aviation des Forces aériennes, lui demande de se rendre à Beyrouth où il est nommé, en , commandant-adjoint du groupe de chasse Alsace.

Le , il prend la tête du groupe de chasse Alsace, sur les rives du canal de Suez. Quelques jours plus tard, il prend également, pour deux mois, le commandement du Groupe de bombardement Lorraine dont le personnel est envoyé immédiatement au repos en Syrie. Il est promu au grade de commandant le .

Du au le commandant Joseph Pouliquen est le chef du Groupe de Chasse no 3 « Normandie »

Il rejoint, en , le Groupe de bombardement Lorraine où il est nommé adjoint au colonel de Rancourt, commandant le groupe.

En , il est nommé adjoint au colonel Corniglion-Molinier commandant les FAFL en Grande-Bretagne et affecté en qualité d'officier supérieur de liaison auprès du commandement britannique du Wing 145 (en) pour les opérations en Normandie, au Nord de la France et en Belgique. Promu lieutenant-colonel en , il retourne au combat avec le Groupe de bombardement Lorraine à la fin du mois d'[2].

Démobilisé en 1946, Joseph Pouliquen s'établit comme antiquaire à Saint-Paul-de-Vence. En 1974, il retourne vers sa ville natale de Saint-Malo.

Joseph Pouliquen est décédé le , à l'Institution nationale des Invalides à Paris. Il est inhumé à Saint-Méloir-des-Ondes[3].

DistinctionsModifier

Voir aussiModifier

SourcesModifier

  1. « JOSEPH POULIQUEN », sur www.ordredelaliberation.fr (consulté le 27 juin 17)
  2. « Commandant Joseph POULIQUEN », sur normandieniemen.free.fr (consulté le 27 juin 17)
  3. « Pouliquen Joseph », sur www.absa3945.com (consulté le 27 juin 17)