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Joseph Marie François Sevestre

député d'Ille-et-Vilaine à la Convention
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Joseph Marie François Sevestre
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
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Seine-et-MarneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Joseph Marie François Sevestre, né à Rennes, le , mort à Liverdy (Seine-et-Marne) le , est un homme politique français de la Révolution française. Membre du Comité des assignats et des monnaies et du Comité de sûreté générale (avril 1795), il est chargé d'annoncer la mort de Louis XVII à la Convention.

BiographieModifier

Employé au tribunal de Rennes à la Révolution. Il fut élu député d'Ille et-Vilaine à la Convention. Dans le procès du roi, il vota contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. Il fut envoyé en mars 1793 avec Billaud-Varenne en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes-du-Nord. Il organise une lourde répression sur des paysans révoltés à Redon et à Rochefort et surveille le recrutement des trois cent mille hommes. Il était à Lorient lorsque parvint la nouvelle des événements du 31 mai et du 2 juin (chute et arrestation des députés girondins), il retourna à Paris pour inviter la Convention à prendre des mesures destinées à rétablir la confiance nécessaire au salut de la République dans les départements où il était en mission avec Merlin de Douai et Gillet (il était alors représentant à l'armée des côtes de Brest). En août 1793, il prit la défense de Garat contre les attaques de Collot d'Herbois, Il fut envoyé à Courtalin pour la surveillance de la fabrication du papier monnaie. Après Thermidor, il devint un ardent réacteur, et remplit une mission dans le Jura, le Doubs et le Mont-Blanc avec Pelletier et Foucher, dans le sens de la réaction thermidorienne (août 1794). Il se signala par la répression judiciaire qui suivit les journées de Prairial (du 1er au 4 prairial correspondant au 20 au 23 mai 1795) fit décréter d'arrestation Forestier, Prieur de la Marne, Romme, Soubrany, Goujon entre autres. On le retrouve ensuite messager d'État au Conseil des Cinq-Cents, fonction qu'il conserva jusqu'à la première Restauration (1814). Il fut exilé en 1816, et ne rentra en France qu'en 1830.

SourcesModifier