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Joseph Antier

personnalité politique française

Joseph Antier
Illustration.
Fonctions
Député 1919-1924
puis 1928-1932
Sénateur 1938-1940
Gouvernement IIIe république
Groupe politique ERD (1919-1924
DP (1928-1932)
ANRS (1938-1940)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 75 ans)
Résidence Haute-Loire

Joseph Antier est un homme politique né le à Laussonne et décédé le à Lyon.

Député de la Haute-Loire de 1919 à 1924 et de 1928 à 1932, il fut ensuite sénateur de la Haute-Loire de 1938 à 1941. Il fut également maire de la commune de Laussonne pendant plus d'un demi-siècle, succédant ainsi à son père et son grand-père à la tête du « fief » familial. Son fils Paul Antier lui succédera à la tête de la commune par la suite.

BiographieModifier

Né dans une vieille famille de propriétaires terriens, Joseph Antier, après de brillantes études à la Faculté de Droit de Paris, obtint le titre de docteur en droit en 1892, avec une thèse sur les actions noxales en droit romain et sur l'électorat politique en droit français. C'est au Puy-en-Velay, qu'il exerça sa profession d'avocat. Marié en 1895, et père de cinq enfants, il fut Bâtonnier de l'ordre. Sa famille, originaire du Dauphiné, s'est installée à Laussonne vers 1750. À la Révolution, l'Abbé Antier, prêtre réfractaire sera activement recherché à cause de ses nombreuses actions antirévolutionnaires (il abattit un arbre de la liberté et fut contraint de fuir en exil). De cette même famille est issue Reine Antier, fondatrice de la Congrégation des petites sœurs de l'Enfant Jésus de Chauffailles. Fort de cette tradition chrétienne, Joseph Antier n'aura de cesse de défendre les valeurs évangéliques au cours de ses différents mandats, locaux et nationaux.

Les élections du 16 novembre 1919 le désignèrent comme représentant de la Haute-Loire en tête de la liste d'Union nationale. À la Chambre, membre du groupe d'entente républicaine démocratique, il fit partie de la Commission de législation civile et criminelle et de la Commission des pensions militaires. Battu aux élections du 11 mai 1924, il fut élu maire de sa commune natale, Laussonne, et conseiller général du Canton de Fay-sur-Lignon.

Il se présenta à nouveau, les 22 et 29 avril 1928, aux élections législatives dans la circonscription d'Yssingeaux. Réélu au 2e tour de scrutin Député de la Haute-Loire et membre du groupe des Démocrates populaires, il se consacra, au sein des Commissions de la législation et du suffrage universel, à des problèmes de réforme judiciaire.

Il fut battu aux élections générales des 1er et 8 mai 1932.

Élu sénateur de la Haute-Loire lors d'une élection partielle le 28 octobre 1938, en remplacement de Martin Binachon décédé le 1er septembre 1938, il fut membre des Commissions d'administration générale, départementale et communale et de la législation civile et criminelle. Auteur de diverses questions écrites, il ne prit part à aucun débat. Son activité parlementaire fut d'ailleurs interrompue par la guerre dont il ne put connaître l'issue puisqu'il devait mourir à Lyon le 22 septembre 1943.

Son fils Paul Antier (1905-1996), également avocat, devient député de la Haute-Loire en 1936 et connaîtra une carrière politique brillante sous la Quatrième République, sous diverses étiquettes paysannes et conservatrices.

SourcesModifier

  • « Joseph Antier », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]