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Joseph-Antoine Cerutti

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cerutti.
Joseph-Antoine Cerutti
Joseph-Antoine Cerutti.jpg
Portrait de Cerutti dans l’Histoire des journaux et des journalistes de la révolution française de Léonard Gallois, 1846.
Fonction
Député
Seine
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Giuseppe Antonio Gioacchino CeruttiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Ordre religieux
Œuvres principales
signature de Joseph-Antoine Cerutti
Signature de Cerruti.

Joseph-Antoine-Joachim Cerutti[1], né le à None et mort le à Paris, est un homme de lettres et journaliste français d’origine italienne.

BiographieModifier

Dès son enfance, Cerutti a montré de grandes dispositions pour les études. À quatorze ans, il avait déjà lu un grand nombre de livres en tout genre trouvés chez son père[2]. Après ses études dans sa ville natale, il est entré, à l’âge de quatorze ans, au Noviciat des Jésuites d'Avignon[3].

À l’issue de brillantes études, il a été appelé, à peine âgé de vingt ans, par ses supérieurs à leur collège de Lyon pour y occuper une chaire d’humanités. En moins de trois ans, il a concouru à sept reprises au prix de diverses académies, remportant, en une seule année, trois des prix mis au concours par les Académies de Dijon, de Toulouse et de Montauban[2], montrant qu’il a lu Buffon, Montesquieu, Mirabeau, Descartes et Bacon[3]. Sa dissertation sur les républiques anciennes et modernes, couronnée à Toulouse, dont le sujet était « Pourquoi l’éloquence est-elle moins florissante dans les républiques modernes que dans les anciennes ? » a surtout remarquée. Le style en était suffisamment bon pour qu’on croie d’abord l’ouvrage de Jean-Jacques Rousseau, avant que le nom de l’auteur soit révélé[2].

À une époque où les jésuites, menacés d’être bannis du royaume de France, ont eu besoin de se défendre contre le Compte rendu des constitutions des Jésuites de l’opposant farouche de cet ordre, le parlementaire janséniste breton La Chalotais[4], le choix des jésuites s’est porté sur Cerutti pour leur répliquer, en évoquant une « dette de gratitude » à leur égard[3]. Appelé à Nancy par le RP de Menoux, confesseur de l’ancien roi de Pologne, Stanislas Leszczynski, il leur a composé un Appel à la raison, ou Apologie des Jésuites, écrit qui, s’il n’est pas parvenu à empêcher la suppression de l’ordre des jésuites, a été considéré comme un modèle d’élégance et d’habileté oratoire, dont la péroraison surtout a été citée comme un grand morceau d’éloquence[2]. Reçu, l’année suivante, en 1763, sur le désir de Stanislas, membre de l’Académie royale des sciences et belles-lettres de Nancy, il a prononcé un discours de réception sur « l’Intérêt d’un ouvrage »[5].

À la fin de 1762, l’ouvrage achevé, et ayant connu deux éditions en moins d’un mois[3], Cerutti est monté à Paris, muni d’une lettre de crédit de Stanislas pour son petit-fils le dauphin Louis de France, père de Louis XVI[2]. Dès son arrivée à Paris, où il vivait « en abbé », Bachaumont note, le , avec quelque surprise, que l’apologiste des jésuites est en relations avec D’Alembert et Duclos. Le dauphin ayant imaginé d’instituer des conférences contradictoires, Cerutti y était chargé défendre les idées modernes contre le P. Berthier, qui défendait l’orthodoxie. Le Dauphin l’admettait également à des audiences privées, où il lisait des discours qu’il avait composés sur l’éducation des princes destinés à régner, mais la mort du Dauphin, survenue en 1765, a mis fin à ces faveurs[3].

Introduit dans le monde à l’âge de vingt-quatre ans, il s’est pris d’une passion violente pour la salonnière Adrienne-Catherine de Noailles (en), qui devait épouser le comte de Tessé, le . Très malheureux dans sa vie privée à cause de ces sentiments non partagés, sa vie publique n’allait guère mieux : des jansénistes cherchaient à lui nuire, notamment en montant Voltaire contre lui, et surtout en demandant pourquoi il n’avait pas juré le serment de renonciation exigé des jésuites par le Parlement[3]. Effrayé à la pensée d’être éloigné de la femme qu’il aimait, Cerutti qui, en réalité, ne risquait rien, puisque qu’il n’avait pas prononcé le dernier degré de ses vœux chez les jésuites[6], ayant cru bon de demander à prononcer ce serment, a non seulement vu sa demande refusée, mais a, de surcroit, vivement irrité contre lui Louis XV, qui a signé une lettre de cachet l’obligeant à quitter le territoire français, faute d’en avoir la nationalité[2].

 
Château de Fléville où Cerutti a trouvé refuge entre 1762 et 1777.

Durant son exil, il a gagné la Hollande, avant de rejoindre la Franche-Comté, où il a eu pour hôte le comte de Lezay-Marnésia, demeuré son ami[3]. De retour à Paris au bout de deux ans, ses affaires de cœur allant toujours également mal, la duchesse de Brancas[7], en quittant Paris pour se retirer dans son château de Fléville, en Lorraine, lui a offert un refuge où il allait rester une quinzaine d’années. Il y a écrit un poème sur le retour de Voltaire à Paris[3]. Il est alors en relation d’amitié avec Delille, Saint-Lambert, La Harpe et Marmontel[5].

Une fois revenu à Paris, ayant dépassé la quarantaine, il est rentré dans la carrière littéraire qu’il avait été naguère contraint d’abandonner, avec, notamment, un poème philosophique intitulé l’Aigle et le Hibou, où sont tracés à grands traits les portraits de Voltaire, de J.-J. Rousseau, de Montesquieu, de Buffon, de Diderot, de d’Alembert, etc. Parmi ses poésies, on a surtout remarqué le Portrait du charlatanisme fait par lui même, dans un moment de franchise[2], et le petit Poème sur le jeu d’échecs, jeu qu’il aimait avec passion[8]. En 1788, dans la Satyre universelle, prospectus dédié à toutes les Puissances de l’Europe[9], il a raillé la fausse noblesse de Rivarol[10], ses origines[11] et ses mœurs[12].

Cerutti a également partagé l’intérêt général de son époque pour la politique[13]. En 1785, à la fin du poème sur les Jardins de Betz, in-8°, il écrit : « La France, depuis deux cents ans, est grosse d’une révolution ; elle accouchera avant la fin du siècle[14]. Lorsque le mémoire du magistrat Dupaty défendant trois habitants de Chaumont condamnés, en 1786, à la roue pour vol avec violences, a été condamné et lacéré et brulé par le bourreau, le , Cerutti a publié, en 1787 un Discours en vers sur la Réforme du Code criminel, condamnant la prison préventive, « cette question prolongée », le secret de la procédure, l’absence du défenseur près du prévenu[3].

Son Mémoire pour le peuple français, publié en novembre 1788, lui a donné une grande notoriété[3]. C’est, avec le Qu'est-ce que le Tiers-État ? de l’abbé Siéyès, l’un de ceux qui ont été le mieux accueillis par l’opinion publique[13]. Dans cette brochure, Cerutti examine le point de contention majeur touchant aux États généraux de 1789 : les privilégiés soucieux de s’assurer la prédominance dans la future assemblée ont fait chorus avec le Parlement qui avait déclaré que la forme des États de 1614, qui écartait le doublement du tiers-état, était la seule forme légale. Au début de son Mémoire, Cerutti montre que la forme de 1614 n’était pas la seule, et que tantôt les représentants du tiers-état ont été doublés, tantôt les trois ordres ont consenti à délibérer ensemble ; tantôt l’on a opiné par classes, par tête. Ensuite, il affirme ensuite que dès lors qu’il s’agit d’un intérêt national, c’est la nation, toute la nation que doivent représenter les États-Généraux[15]. Sa réponse de Cerutti n’est pas la formule de Siéyès, dont la brochure ne paraitra qu’en janvier 1789, mais il a pensé, avant lui, et dit, comme lui, que le tiers-état, qui n’était rien jusqu’alors, devait désormais être tout. Le succès de cette brochure a été tel qu’en quelques jours, il s’en est vendu deux éditions. Trois mois après, il a publié ses Observations rapides sur la lettre de M. de Colonne au Roi, qui ne fait guère que reprendre le thème déjà traité dans le Mémoire précédent, mais réaffirme ses prises de position. En mai, dans l’Exhortation à la Concorde adressée aux Etats-Généraux, il ridiculise le vote par ordre en remontrant aux nobles leur vaine prétention à légiférer en isolation, alors qu’ils étaient notoirement incapables de conduire même leurs propres affaires. En juillet, néanmoins, ses Vues sur la Constitution française sont assez loin de la démocratie. Il ne demande pas la suppression de la noblesse, réclame la permanence assurée de l’Assemblée nationale organisée en deux Chambres, l’établissement des assemblées provinciales, la responsabilité des ministres, la liberté individuelle garantie, la liberté de la presse, la police municipale et croit encore à la prépondérance de la royauté, simplement contenue dans de justes bornes[3].

Lorsque la Révolution a commencé à se radicaliser, il en a déploré les excès dans le Prospectus d’un dictionnaire d’exagération à l’usage des orateurs populaires dont le charlatanisme est pareil « aux années stériles qui renchérissent tout ». Lors des premières violences populaires, il a écrit aux rédacteurs de la Chronique de Paris[16] :

« Je trouve les cabales des patriotes aussi viles que celles des courtisans. Je n’aime pas mieux la république des pirates que la monarchie des Janissaires. Je blâme quiconque travaille à rendre le peuple aussi fantasque, aussi soupçonneux, aussi despote que les sultans d’Asie[17]. »

Il pensait que, pour assurer le progrès de la Révolution, il était nécessaire de la modérer[3]. Au commencement de 1790, il a néanmoins applaudi au décret de l’Assemblée abolissant les vœux monastiques et les congrégations[18] et approuvé la suppression de la noblesse, le 17 juin 1790[3].

 
Page titre du no 27 de la Feuille villageoise.

Cerutti ne faisait pas partie de l’Assemblée constituante. Celle-ci avait mis son nom sur la liste des personnes éligibles aux fonctions de gouverneur du dauphin, mais le , il a été au nombre des 913 citoyens nommés pour composer l’Assemblée électorale de Paris, dont le rôle était d’élire les juges, les administrateurs, le procureur général syndic, l’évêque, les curés, le président du tribunal criminel, l’accusateur public. S’apercevant tes vite que le mode de fonctionnement de l’Assemblée électorale décrété par l’Assemblée Nationale permettait à certaines circonscriptions trop restreintes d’être dominées par les nobles, les riches, les gens d’affaires, il a publié, avec Brissot, Kersaint, Pastoret, etc., Questions que l’on croit devoir présenter aux différentes sections du corps électoral du département de Paris à la suite de quoi l’Assemblée Nationale a permis que les six sections de l’Assemblée électorale s’assemblent en commun, de vérifient leurs pouvoirs en commun et de nomment en commun les trente juges des six tribunaux du département. Le 20 novembre, l’Assemblée électorale l’a élu secrétaire-adjoint, un mois plus tard, secrétaire-général et, le 21 janvier 1791, président. Quelques jours plus tôt, il avait été nommé, le 6e administrateur du département. Le , il a été élu à la Législative. Le 3 octobre 1791, il a été élu secrétaire de l’Assemblée avec Nicolas François de Neufchâteau, Garran de Coulon, Lacépède, Condorcet et Guyton-Morveau. Le 28 octobre, il a été désigné pour faire partie du Comité d’instruction publique[19], mais à peine a-t-il assisté aux premières séances car, au milieu de 1791, il avait été atteint d’un mal que les médecins n’ont pu identifier[3].

Au nombre des hommes de plume choisis par Mirabeau pour préparer ses discours[13], il a été désigné pour prononcer, dans l’église de Saint-Eustache, l’oraison funèbre de « l'Orateur du peuple »[20].

Profondément convaincu qu’une éducation nationale était une urgente nécessité du temps, il a entrepris de lutter contre la fracture sociale en instruisant tous les villages de France des lois et des événements qui intéressaient tout citoyen, à l’aide d’un hebdomadaire intitulé la Feuille villageoise, dont le premier numéro a paru, le . La Feuille villageoise, dont la ligne politique était d’enraciner la Constitution dans tous les villages de France, en luttant contre la pauvreté et l’ignorance, tenait à rester entièrement indépendante, Cerutti refusant les fonds ministériels[21]. Soucieux de sauvegarder la Révolution, il a combattu toutes les menées toutes les menées contre-révolutionnaires. Ainsi, pendant l’agitation de la Constitution civile du clergé, il a réprouvé les menées factieuses de l’opposition cléricale et énergiquement repoussé la prétention du pape à s’ingérer dans les affaires de la France[22]. Respectueux de la personne du roi et de l’autorité royale, telle qu’elle avait été définie par la Constitution, lors de la fuite à Varennes, il a condamné l’attitude de Louis XVI comme une inexcusable trahison[23]. Aussi la Feuille villageoise a-t-elle été, en son temps, un titre de presse majeur, comptant, d’après la Correspondance secrète du , 16 500 abonnés, au bout d’un an de publication[3].

Vers la fin de novembre 1791, après une nouvelle et plus rude atteinte de la maladie, ses souffrances sont devenues devinrent si vives qu’il a dû recourir à l’opium pour les supporter. À l’annonce de sa mort à l’Assemblée législative, la séance a été levée en signe de deuil, Condorcet a proposé sa panthéonisation à côté de Mirabeau[3]. Manuel a proposé au Club des jacobins de se faire représenter à ses obsèques, mais Robespierre s’y est opposé[24]. Une rue de Paris a reçu son nom, avant de prendre, à la Restauration celui du comte d’Artois, puis du banquier Lafitte. Le des Italiens a également porté son nom jusqu’au Consulat. Le nom Cerutti a aussi été porté comme prénom pendant la Révolution[25].

Notes et référencesModifier

  1. Parfois épelé « Cérutti » : lui-même signait ainsi son nom.
  2. a b c d e f et g « Biographie », Gazette littéraire : revue française et étrangère de la littérature, des sciences et des beaux-arts, Paulin, no 1,‎ , p. 665 (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2019).
  3. a b c d e f g h i j k l m n o et p Maurice Pellisson, « Un jésuite passé à la Révolution : Joachim Cérutti », Revue politique et parlementaire, Paris, Colin,‎ , p. 292-315 (lire en ligne, consulté le 30 janvier 2019).
  4. Louis-René de Caradeuc de La Chalotais, « Compte rendu des constitutions des Jésuites », sur archive.org (consulté le 1er juillet 2019).
  5. a et b Victor-Melchior Jacques, Cérutti et le salon de la duchesse de Brancas à Fléville : 1778-1784, Nancy, Berger-Levrault, , 53 p., 14 cm (OCLC 42580840, lire en ligne), p. 5.
  6. Augustin De Backer et Aloys De Backer, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus : Bibliographie, t. 2 Boulanger – Desideri, Paris, Alphonse Picard, , 1963xv p. (OCLC 258436477, lire en ligne), p. 1003.
  7. Marie-Angélique Frémyn de Moras, fille d’un président à mortier au Parlement de Metz, née en 1676, avait épousé en 1709 Louis-Antoine de Brancas, duc de Villars, puis de Brancas. Première dame d’honneur de la Dauphine, de 1744 à 1762 et morte le 7 juin 1763, elle a laissé des Mémoires, plusieurs fois réimprimés. Voir Société historique de Gascogne, Archives historiques de la Gascogne, Paris, Honoré Champion, , 25 cm (OCLC 422248424, lire en ligne), p. 257.
  8. « Cerutti », Le Palaméde : revue mensuelle des échecs, Paris, Chatet et Causette, vol. 1er,‎ , p. 121-28 (lire en ligne).
  9. Signé Le Jay et Champcenets pour Cérutti et Philippe-Antoine Grouvelle.
  10. « Ce seigneur Piémontais, né en Languedoc et perdu dans Paris depuis quinze ans. Voir La Satyre universelle : prospectus dédié à toutes les Puissances de l’Europe, Paris, rue de l'Échelle, , 35 p., in-8° (OCLC 561678237, lire en ligne), p. 4.
  11. « Les grands hommes du siècle passé allaient au cabaret : celui-ci y est né », op. cit., p. 5.
  12. « Ami précoce de l’antithèse et des travestissemens », Ibid.
  13. a b et c Ferdinand Höfer, « Cerutti, Jean-Antoine-Joachim », Nouvelle Biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours : avec les renseignements bibliographiques et l’indication des sources à consulter, Paris, Aux bureaux de l’Artiste, t. 9,‎ , p. 957 (OCLC 829651670, lire en ligne [24 cm], consulté le 4 juillet 2019).
  14. Les Jardins de Betz : poème, accompagné de notes instructives sur les travaux champêtres, sur les arts, les lois, les révolutions, la noblesse, le clergé, etc., fait en 1785 par M. Cérutti, et publié en 1792 par M****, Paris, Desenne, , 72 p., in-8° (OCLC 763557037, lire en ligne), p. 69.
  15. « Si le Clergé, la Noblesse, la Magistrature me demandaient : qu’est-ce que le peuple Français sans nous ? Je leur répondrais : Regardez nos campagnes, nos ateliers, nos comptoirs, nos ports, nos flottes, nos armées, nos tribunaux, nos académies, et dites-nous, si, sans vous, le peuple français est quelque chose. »
  16. Journal modéré, fondé par Aubin-Louis Millin de Grandmaison, paru du au .
  17. Cité par Pellisson, op. cit.
  18. Antoine Auguste Carette, Lois annotées ou Lois, décrets, ordonnances, avis du conseil d'état, etc., vol. 2, Pouleur, (présentation en ligne)
  19. James Guillaume, Procès-verbaux du Comité d’instruction publique de l’Assemblée législative, Paris, Imprimerie nationale, , xxiv, 540 p., 29 cm (OCLC 4332436, lire en ligne).
  20. Elphège Boursin et Augustin Challamel, Dictionnaire de la révolution française : institutions, hommes & faits…, Paris, , 935 p. (lire en ligne), p. 119.
  21. Voir numéro du 29 septembre 1791.
  22. Voir numéro du 31 mars 1791.
  23. Voir numéro du 14 juillet 1791.
  24. François-Alphonse Aulard, La Société des Jacobins : juillet 1791 à juin 1792, t. III, Paris, Jouaust, coll. « Recueil de documents pour l'histoire du club des Jacobins de Paris », (lire en ligne), p. 363-4.
  25. Pierre-Henri Billy, « Des prénoms révolutionnaires en France », Annales historiques de la Révolution française, no 322,‎ (lire en ligne, consulté le 2 juillet 2019).

PublicationsModifier

  • Discours sur la question proposée par l’Académie des Jeux floraux pour l’année 1761 : La lumière des lettres n’a-t-elle pas plus fait contre la fureur des duels, que l’autorité des loix ?, 1761. Seconde édition, augmentée d’une lettre sur les avantages et l’origine de la gayeté française, 1792.
  • Apologie générale de l’Institut et de la doctrine des jésuites, 1763.
  • Portrait de feu Monseigneur le Dauphin, avec P.-F. de Quélen, marquis de Saint-Mégrin, duc de La Vauguyon ; C. N. Cochin del. ; S. C. Miger sculp., 1766, réed. 1816.
  • La Liberté protégée par les armes et les édits du Roi. Poème, 1779.
  • Les Avantages de la paix, ou le Bonheur du peuple, des habitans des villes & de la campagne, avec l’Élan du cœur d’un Franc̜ois, au sujet de la paix, 1783.
  • Recueil de quelques pieces de littérature, en prose et en vers, 1784.
  • Mémoire pour le peuple françois, 1788.
  • Consultation épistolaire touchant l’opinion par ordre et par tête / [C***], 1788.
  • Du Comte de Mirabeau, de ses ouvrages…, 1789.
  • Lettre à monsieur le vicomte de Noailles, sur sa motion du 4 août 1789, 1789.
  • Observations rapides sur la lettre de monsieur de Calonne, au Roi, 1789.
  • Exhortation à la concorde, envoyée aux Etats généraux sous le nom du Roi, 1789.
  • Idées simples et précises sur le papier monnoie, les assignats forcés et les biens ecclésiastiques ; suivies d’une Réponse à M. Bergasse et à M. de Montlossier ; et terminées par une Note importante sur M. Burke, 1790.
  • Lettre de M. Cérutti à Madame ***, 1790.
  • Idées préparatoires sur les travaux préliminaires du corps électoral rédigées par quatre membres-commisaires d’une société d’électeurs patriotes et publiées à sa demande, 179..
  • Lettre de M. Cérutti à MM. les rédacteurs de la Chronique de Paris, au sujet de M. Necker, 1790.
  • Correspondance abrégée entre Madame *** et J. Cerutti, sur la noblesse, sur le décret de l’Assemblée nationale, et sur les observations de M. Necker, concernant les titres, les noms et les armoiries, 1790.
  • Étrennes au public / Micromégas, 179..
  • Bréviaire philosophique, ou Histoire du judaïsme, du christianisme et du déisme, en trente-trois vers, par le feu roi de Prusse, et en trente-trois notes, par un célèbre géomètre, 1791.
  • Éloge funèbre de M. de Mirabeau prononcé le jour de ses funérailles dans l’église de Saint-Eustache, 1791.
  • Les Jardins de Betz, poème, accompagné de notes instructives sur les travaux champêtres, sur les arts, les lois, les révolutions, la noblesse, le clergé, etc., fait en 1785 par M. Cérutti, et publié en 1792 par M****,..., 1792.
  • La Feuille villageoise, 1790-1796.
  • Le Charlatanisme, précédé de quelques mots sur le charlatanisme, par F. Gerinal, 1825

BibliographieModifier

  • Maurice Pellisson, « Un jésuite passé à la Révolution : Joachim Cérutti », Revue politique et parlementaire, Paris, Colin,‎ , p. 292-315 (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2019).

Liens externesModifier