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Joseph-Abel Couture

architecte français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Couture (homonymie).

Joseph-Abel Couture
Présentation
Autres noms Couture l'Aîné
Naissance avant 1732
Rouen, France
Décès avant 1799
Nationalité Drapeau du royaume de France Royaume de France
Formation élève de Le Carpentier
Entourage familial
Famille Guillaume-Martin Couture (frère)

Joseph-Abel Couture, dit Couture l'Aîné, est un architecte français du XVIIIe siècle né à Rouen (actuel département de la Seine-Maritime) avant 1732 et mort avant 1799[1].

Sommaire

BiographieModifier

Frère aîné de Guillaume-Martin Couture, Joseph-Abel Couture fut l'élève de Le Carpentier (1709-1773) qu'il assista dans plusieurs de ses chantiers : le nouvel hôtel de ville de Rouen ; l'hôtel de Choiseul, rue de Richelieu[2] ; le pavillon Bouret en forêt de Sénart pour le fermier général Étienne-Michel Bouret ; le château d'Ollwiller en Alsace pour la famille de Waldner von Freundstein (1751).

Apprécié à Rouen par l'intendant Feydeau de Brou, et le marquis de Berville, commandant en Normandie pour Sa Majesté, il fut chargé d'un certain nombre de constructions publiques comme la Romaine ou Douane du Havre, et fut également chargé des églises et des presbytères dans la généralité de Rouen.

« Si nous n'avons pas reconnu son œuvre entière, il est néanmoins, avec Verniquet, l'architecte du XVIIIe siècle dont nous connaissons le plus de châteaux. Ceux qui sont dispersés à travers la Normandie constituent un ensemble intéressant. »[3]

En 1766, Le Carpentier recommanda Couture au fermier général Charles Legendre de Villemorien après qu'il eut acheté le château de Valençay. Il succéda à Le Carpentier comme architecte des Domaines et, à ce titre, fut chargé du Palais de Justice de Paris. Quand il fut question de le reconstruire après l'incendie de , plusieurs de ses confrères tentèrent de l'évincer[4], mais il fut chargé des aménagements intérieurs réalisés sous le règne de Louis XVI, à l'exception de la grande salle des avocats et des bâtiments de la cour du May[5]. Comme architecte des Domaines, il rétablit les ponts du Pecq et de Chatou[6]. Successeur de Laurent Lindet à la manufacture de Sèvres, il construisit le moulin et aménagea la salle de présentation des porcelaines[7].

Réalisations et principaux projetsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Selon Soreau, lors de la mort de Couture le Jeune en 1799, Couture l'Aîné était déjà mort depuis longtemps (Soreau, « Notice sur Couture », in : Aubin-Louis Millin (dir.), Magasin encyclopédique : ou Journal des sciences, des lettres et des arts, vol. 6, Paris, Fuchs, , p. 505-511).
  2. Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 163.
  3. M. Gallet, op. cit., p. 163.
  4. Couture le Jeune écrivit à Jacques-Denis Antoine le  : « Mon frère vient d'être convaincu que vous avez machiné et employé plusieurs moyens pour lui enlever les ouvrages du Palais dont il est chargé par sa place d'architecte des domaines. » (AI, B 21, cité par M. Gallet, op. cit., p. 164).
  5. Un album de Couture l'Aîné conservé au cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de France (Ve 84) renferme ses dessins de menuiseries pour la salle d'audience des Requêtes du Palais, des Requêtes de l'Hôtel, de la Tournelle criminelle et de la Cour des monnaies. « À titre de curiosité, il nous faut citer ici de Couture un projet d'aménagement de la façade sud de la Sainte-Chapelle. Légué par Alfred Bonnardot au cabinet des estampes de Carnavalet, ce dessin a été vilipendé par les archéologues. » (M. Gallet, op. cit., p. 164).
  6. a b et c M. Gallet, op. cit., p. 164.
  7. M. Gallet, op. cit., p. 164 et 349.
  8. Notice no IA00017466, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. Notice no IA00017728, Notice no PA27000088 ; M. Gallet, op. cit., p. 163.
  10. « Manoir du Colombier », notice no IA00019311, « Château du Colombier », notice no PA00099451; M. Gallet, op. cit., p. 164.
  11. Notice no IA00017096.
  12. Notice no IA00016852.
  13. Notice no IA00016809.
  14. Notice no IA00016983 ; M. Gallet, op. cit., p. 163.
  15. Notice no IA00018846.
  16. Notice no IA00017875.
  17. Couture mentionne les travaux de Valençay dans une lettre adressée à l'Académie royale d'architecture par « Couture premier élève de feu M. Le Carpentier », soit après 1773 (cité par M. Gallet, op. cit., p. 164).
  18. Le permis de construire est daté de 1770 (M. Gallet, op. cit., p. 164).
  19. L'élévation en a été reproduite dans la Revue générale de l'architecture de César Daly, 25e année, 1874, 4e série, vol. I, pl. 53 (vol. XXXI de la collection générale).
  20. Notice no PA76000085 ; M. Gallet, op. cit., p. 163.
  21. Notice no IA00020695.

Voir aussiModifier

SourcesModifier

  • Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle : Dictionnaire biographique et critique, Paris, Éditions Mengès, , 494 p. (ISBN 2-8562-0370-1)