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Jos Albert

peintre belge
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Joseph Albert.
Jos Albert
Naissance
Décès
(à 95 ans)
Uccle
Nom de naissance
Joseph Pierre Albert
Nationalité
Activité
Formation
Lieux de travail
Mouvement
Influencé par
Distinctions
1912 : Médaille d'Or de l'académie des Beaux-Arts de Saint-Josse-ten-Noode. Croix de Grand Officier de l'Ordre de Léopold[2]
Œuvres principales

Jos Albert, né à Bruxelles en 1886 et mort à Uccle en 1981, est un peintre et dessinateur belge, aquafortiste et académicien.

BiographieModifier

Sa formationModifier

C’est en cours du soir, à l'académie de Saint-Josse-ten-Noode, de 1903 à 1912 que Jos Albert apprend son métier de peintre. Il y reçoit une médaille d'Or pour le cours d'après modèle vivant. Il suit ensuite une formation à l’Académie libre L’Effort et chez Albert Crommelynck, frère du dramaturge Fernand Crommelynck, où il rencontre les peintres Auguste Oleffe et Ferdinand Schirren.

Dès 1912, Albert participe également au cercle Doe Stil Voort à Bruxelles.

Ses débuts sont marqués par l’impressionnisme et le fauvisme.

Sa période Fauve brabançonModifier

« Son chef-d’œuvre, réalisé en 1914, Intérieur également intitulé Le Déjeuner ou Le repas servi[3] constitue l’une des toiles "phare" des œuvres produites par ces peintres de la périphérie bruxelloise que Paul Fierens désignera sous le nom de Fauves brabançons », estime Christian Desclez, administrateur du cercle artistique communal de Waterloo[4].

Très représentative de la manière de peindre de ces artistes ainsi nommés, cette toile de grand format[5],[6] aux couleurs pures sera régulièrement montrée dans les expositions consacrées au Fauvisme brabançon. Cette œuvre incarne cet intimisme autochtone qui privilégie les intérieurs domestiques et les scènes familiales avec, ici, ses modèles favoris : Louise, la femme et Émile, le fils de l'artiste, à l'instar de cette autre œuvre intimiste d’Éliane de Meuse, Les pantoufles rouges, présentée dans cette même exposition[7] où l'on observe cette fois une scène d'intérieur où sont montrés quelques objets familiers provenant de l'atelier de l'artiste comme ce masque semblant sorti tout droit de l'iconographie d'Ensor[8].

La toile Intérieur montre bien l’incidence de l'art de Schirren et de Rik Wouters alors considéré comme le chef de file de ce mouvement, sur le travail de Jos Albert mais, qui peint davantage à la manière d'un Jean Brusselmans, à l’aide d’une palette plus ferme et plus construite que celles de ces deux artistes influencés par Cézanne et ses enseignements.

Quant à Paul Colin, il avait remarqué que Jos Albert, comme ses camarades avait le fétichisme de la couleur pure et la volonté de saisir jusque dans leurs outrances les réactions de la lumière mais ne cherchait pas comme plusieurs d’entre eux, la simplification des plans et des grandes masses colorées, les reflets ardents, tout ce qui anime la matière et la modèle, restitue à la forme son frémissement et sa flamme. Inconsciemment il portait en lui l’amour du travail appuyé, de l’analyse, de la calligraphie[9].

En 1914, invité par Octave Maus, Jos Albert participe au dernier Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles. Au lendemain de la guerre, il séjourne trois mois à Paris et ne peut cacher son admiration pour Cézanne et Van Gogh.

C'est vers 1917 que son art commence à s'imposer et qu'une importante exposition lui sera consacrée à la galerie Giroux relève Philippe Robert-Jones[10]. Autour des années 1920, la palette d’Albert s’assombrit au contact du cubisme, s’aventurant même dans quelques velléités futuristes.

Sa période réaliste bruegélienneModifier

En 1923, la galerie bruxelloise Le Centaure expose des œuvres au réalisme minutieux à la manière des maîtres anciens d’autrefois de tradition flamande issue de Pieter Aertsen et de Joachim Beuckelaer, paysages qui se situent dans la lignée de Bruegel, manière de peindre à laquelle, cette fois, il restera fidèle jusqu’à sa mort.

Jos Albert est alors, avec toutes ses nuances personnelles, le représentant belge de la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité) et du réalisme magique.

DistinctionsModifier

En 1938, il est nommé membre de la Commission du Musée d'Art Moderne de Bruxelles.

Le 4 janvier 1973, il est élu correspondant de la classe des Beaux-Arts de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique dont il devient membre le 6 janvier 1977.

En 1977, une exposition Hommage à Jos Albert est organisée aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, précise encore le Grand Larousse encyclopédique [6].

Créé en 1981, le Prix Jos Albert est destiné à encourager annuellement l'œuvre d'un artiste plasticien de tendance figurative ressortissant d'un pays de l'Union européenne ou domicilié en Belgique.

BibliographieModifier

  • Jos Albert Série: monographies de l'art belge. Auteur: François Maret, 1963, Éditions Meddens pour le Ministère de l'é́ducation nationale et de la culture à Bruxelles.
  • Hommage à Jos Albert, éditeur: Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1977 [7]
  • Jos Albert 1886-1981 publié en 1982 par la Ville de Bruxelles à l'occasion de l'exposition organisée en l'Hôtel de Ville de Bruxelles, du 22.12.1982 au 23.01.1983 [8]
  • Jos Albert, auteurs: Philippe Robert-Jones et la Fondation Jos Albert, Bruxelles, éditeur : Lebeer Hossmann, Bruxelles, 1986 [9]
  • Dictionnaire des Peintres belges du XIVe siècle à nos jours, La Renaissance du Livre, 1994 Jos Albert sur BALaT

ExpositionsModifier

  • Galerie Georges Giroux, Bruxelles, Belgique, 1917
  • Le fauvisme brabançon, Crédit communal de Belgique, Bruxelles, Belgique, 12.05.1979-24.06.1979
  • L'impressionnisme et le Fauvisme en Belgique, Musée communal d'Ixelles, Bruxelles, Belgique, 12.10.1990-16.12.1990
  • Le fauvisme brabançon (la Collection Van Haelen), au Tutesall à Luxembourg, Luxembourg - 14.10.1995-05.11.1995
  • Le fauvisme brabançon, Cercle artistique communal de Waterloo, Waterloo, Belgique, 14.09.1996-27.10.1996
  • Les réalismes, Beaubourg, Centre Georges Pompipou, Paris, France, 17.12.1980-20.4.1981

Œuvres réputéesModifier

Notes et référencesModifier

  1. au tout début de sa carrière selon Bernadette de Visscher-d'Haeye, historienne de l'art et guide conférencière indépendante auprès des Musées royaux des beaux-arts de Belgique dans sa conférence Les fauves brabançons et la primauté de la Couleur - 17 octobre 1996
  2. l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique Pierre, dit Jos.Albert
  3. de la collection permanente du Musée communal d’Ixelles (Bruxelles)
  4. dans son catalogue consacré au Fauvisme brabançon édité à l'occasion de l'exposition du même nom (14 septembre au 27 octobre 1996), p. 3
  5. Institut royal du patrimoine artistique [1]
  6. caractéristiques renseignées par l'IRPA, reproduit à la page 272 de l’ouvrage de Serge Goyens de Heusch L’impressionnisme et le fauvisme en Belgique
  7. Œuvre appartenant à la Communauté française de Belgique intitulée Intérieur dans la monographie que Paul Caso consacre à l'artiste p. 71, Bruxelles : PREFILM, 1991 (Bibliothèque royale de Belgique, Bruxelles) « http://opteron1.kbr.be/cgi-bin/opac.cgi?P1=1_JAN&P2=1&P4=&P0=FKBR&P3=R_TIT&P5=20&P6=eliane+de+meuse&D%E9marrez=Start »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. Christian Desclez, catalogue de l'exposition consacrée au fauvisme brabançon (du 14 septembre au 27 octobre 1996) édité par le Cercle artistique communal de Waterloo p. 3 & 12
  9. La peinture belge depuis 1830, Bruxelles : Cahiers de Belgique, 1930 p. 386
  10. Serge Goyens de Heusch, in: L'Impressionnisme et le fauvisme en Belgique, Lannoo, p. 271
  11. Musées royaux des beaux-arts de Belgique [2]
  12. Musées royaux des beaux-arts de Belgique [3]
  13. Musées royaux des beaux-arts de Belgique [4]
  14. Musées royaux des beaux-arts de Belgique [5]

Liens externesModifier