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Joséphine Marchand

journaliste, écrivaine et militante féministe canadienne française
Joséphine Marchand
Description de cette image, également commentée ci-après
Joséphine Marchand en 1886
Naissance
Saint-Jean-sur-Richelieu
Décès
Montréal, Canada
Nationalité Canada
Profession
Autres activités

Joséphine Marchand (née Joséphine-Hersélie-Henriette Marchand le 5 décembre 1861 à Saint-Jean-sur-Richelieu, décédée le 2 mars 1925 à Montréal) est une journaliste, écrivaine, conférencière et militante féministe canadienne française[1].

Sommaire

BiographieModifier

Joséphine Marchand naît le 5 décembre 1861 à Saint-Jean-sur-Richelieu dans une famille de 11 enfants. Son père Félix-Gabriel Marchand est premier ministre de la province de Québec de 1897 à 1900 et sa mère est Hersélie Turgeon. Joséphine épouse à Saint-Jean-sur-Richelieu, en 1886, Raoul Dandurand, sénateur de 1898 à 1942 et homme politique libéral qui joue un rôle important au sein de la Société des Nations après la Première Guerre mondiale[1].

Dans son environnement familial, Joséphine à développé son intérêt pour l’écriture. Dans la bibliothèque de son père, elle a accès aux œuvres des écrivains canadiens de cette époque, tels que Benjamin Suite, Joseph Marmette, Arthur Buies, Faucher de Sainte-Maurice et son père Félix-Gabriel. Elle développe ainsi un intérêt qui n’était pas vu couramment chez les autres femmes de son temps, car celles-ci n’avaient pas accès à une formation scolaire conforme.[2]

Pionnière du journalisme féminin au Québec, Joséphine Marchand-Dandurand écrit de nombreux articles pour divers journaux et périodiques et, en 1893, elle lance la première revue féminine québécoise, Le Coin du feu, mensuel qui paraît jusqu'en décembre 1896. Soucieuse de promouvoir l’alphabétisation et la lecture chez les plus défavorisés, elle crée en 1898 l'Œuvre des livres gratuits, qui expédie des livres gratuitement à des particuliers et à des institutions partout dans la province.C’est une action qui demande l’égalité d’éducation.

Femme dynamique, elle s'occupe de la section féminine de l'Association nationale Saint-Jean-Baptiste, donne des conférences au Conseil national des femmes du Canada (dont elle est la directrice) et au premier Congrès de la langue française tenu à Québec en 1912. À la demande du gouvernement Laurier, pendant l'Exposition universelle de Paris en 1900, elle agit comme déléguée au Congrès international des femmes, comme Officier d'Académie et membre du Club Lyceum de Paris.

ŒuvresModifier

  • Contes de Noël (1889)[3]
  • Ce que pensent les fleurs (1895)
  • La Carte postale (1896)
  • Rancune (1896)
  • Nos travers (1901)[4]

Notes et référencesModifier

  1. a et b Line Gosselin, « Marchand, Joséphine », sur Dictionnaire biographique du Canada, vol. 15, Université Laval/University of Toronto, 2003 (consulté le 5 mars 2014)
  2. France Parent, « Joséphine Marchand : Journal intime 1879-1900 », Recherches féministes, vol. 14, no 2,‎ , p. 175–179 (ISSN 0838-4479 et 1705-9240, DOI 10.7202/058153ar, lire en ligne)
  3. Joséphine Marchand, Contes de Noël, John Lovell & Fils, (lire en ligne)
  4. Joséphine Marchand, Nos travers, C.O. Beauchemin & Fils, (lire en ligne)

BibliographieModifier

  • Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Montréal, Fides, 1989. 1364 p., p. 361