Joséphin Soulary

poète français

Joseph Marie Soulary, dit Joséphin Soulary (né le à Lyon et mort le [1] à Lyon), est un poète français, fils d'un commerçant de Lyon d'origine génoise (Solari).

Joséphin Soulary
Joséphin Soulary.jpg
Buste de Joséphin Soulary par Charles Textor, musée des beaux-arts de Lyon.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
signature de Joséphin Soulary
signature
2016-11-27 nouveau cimetière de la XRousse (2).JPG
Vue de la sépulture.

BiographieModifier

Il fut engagé dans un régiment de ligne à l'âge de seize ans et servit cinq ans sous les drapeaux. Il était chef de bureau à la préfecture du Rhône de 1845 à 1867, et en 1868 devint bibliothécaire au Palais des arts de sa ville natale. Il mourut à Lyon le .

Ses Œuvres poétiques furent rassemblées en trois volumes (1872-1883). Ses Sonnets humoristiques[2] attirèrent sur lui les attentions, charmant leurs lecteurs par un mélange de gaité et de tragique[3]. Sa maîtrise des difficultés techniques de son art, en particulier dans le sonnet, lui valut le titre de « Benvenuto de la rime ».

Il reçoit deux fois le prix Vitet de l’Académie française, en 1878 et en 1891 pour l'Ensemble de son œuvre poétique.

Une rue de Lyon où habita l'auteur, dans le quatrième arrondissement (quartier de la Croix-Rousse), porte aujourd'hui son nom.

La phrase finale de son poème Rêves ambitieux : « Tout bonheur que la main n'atteint pas n'est qu'un rêve ! » a été reprise presque à l'identique par Jacques Higelin pour sa chanson « Tout bonheur que la main n'atteint pas n'est qu'un leurre. »

ŒuvresModifier

  • À travers champs (1837)
  • Les Cinq cordes du luth (1838)
  • Les Éphémères (deux séries, 1846 et 1857)
  • Sonnets humoristiques (1858)
  • Les Figulines (1862)
  • Les Diables bleus (1870)
  • Pendant l'invasion (1871)
  • Joli mois de Mai (1871)
  • Les Rimes ironiques (1877)
  • Jeux divins (1882),

et deux comédies:

  • Un grand homme qu'on attend (1879)
  • La Lune rousse (1879)

BibliographieModifier

  • Paul Marieton, Soulary et la Pléiade lyonnaise (1884).

RéférencesModifier

  1. Ou le 23 février 1891, selon le Dictionnaire des Lettres françaises, Arthème Fayard, 1972.
  2. Voir la page de titre de l’œuvre.
  3. Les Enfances de Montherlant, Jacques-Napoléon Faure-Biguet, Plon, p. 216, 1941

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :