Ouvrir le menu principal

José Mário Vaz

homme politique guinéen

José Mário Vaz
Illustration.
José Mário Vaz en août 2014.
Fonctions
Président de la République de Guinée-Bissau
En fonction depuis le
(5 ans, 5 mois et 20 jours)
Élection 18 mai 2014
Premier ministre Rui Duarte de Barros (transition)
Domingos Simões Pereira
Baciro Djá
Carlos Correia
Baciro Djá
Umaro Sissoco Embaló
Artur Silva
Aristides Gomes
Faustino Imbali
Prédécesseur Manuel Serifo Nhamadjo (transition)
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Cacheu (Guinée portugaise)
Nationalité bissau-guinéenne
Parti politique Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (jusqu'en 2015)
Père Mário Vaz
Mère Amélia Gomes

Signature de José Mário Vaz

José Mário Vaz
Présidents de la République de Guinée-Bissau

José Mário Vaz, né le à Cacheu (Guinée portugaise) est un homme d'État bissau-guinéen, président de la République de Guinée-Bissau[1].

BiographieModifier

Avant le coup d'État de 2012, José Mário Vaz a été le ministre des Finances[2] du président Malam Bacai Sanha.

Il a remporté 40,9 % des voix lors du premier tour de l'élection présidentielle du [3]. Lors du second tour qui s'est déroulé le , il a reçu 61,9 % des voix contre Nuno Gomes Nabiam, soutenu par feu l’ancien président Kumba Ialá et le chef d’état-major de l’armée, le général António Injai[4]. Cette élection marque le retour progressif à la légalité constitutionnelle de ce pays.

Pour autant, des soubresauts politiques subsistent. Le Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC, est destitué en août 2015, étant en conflit avec son président José Mário Vaz sur le sujet sensible de la lutte contre la corruption. Un nouveau Premier ministre, Baciro Dja, est désigné, mais cette désignation est annulée par la Cour suprême et il est remplacé par Carlos Correia. Baciro Dja est finalement rappelé fin mai 2016 et forme son gouvernement début juin 2016[5].

Un accord de sortie de crise est signé à Conakry le 12 octobre 2016, et Umaro Sissoco Embaló (PAIGC) devient Premier ministre le 18 novembre 2016, mais il démissionne le 12 janvier 2018. Vaz nomme alors Artur Silva avec le soutien des 15 frondeurs et des 41 députés du Parti du renouveau social (PRS), auparavant dans l'opposition. La crise perdure ainsi au sein de la classe politique[6].

Un nouvel accord de sortie de crise est conclu le 14 avril 2018 à Lomé au sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Celui-ci abouti à la désignation d'un Premier ministre de consensus, Aristides Gomes, chargé de conduire le pays aux législatives[7].

Après les élections législatives bissau-guinéennes de 2019, Vaz refuse de nommer Domingos Simões Pereira au poste de Premier ministre[8]. Le 22 juin, à la veille de la fin de son mandat, il reconduit le Premier ministre sortant[9]. Ayant décidé de rester en poste jusqu'à la présidentielle de novembre, des manifestations appellent à son départ[10]. José Mário Vaz a la particularité d'être le seul président de la Guinée-Bissau depuis l'indépendance à avoir terminé son mandat de 5 ans. Le 27 juin, le Parlement décide de son remplacement par le président de l'Assemblée nationale Cipriano Cassamá[11]. Cependant, la Constitution est floue au sujet de savoir si le mandat présidentiel peut être prorogé ou si le président sortant doit effectivement quitter ses fonctions[12]. Le 29 juin, le parquet ordonne l'arrestation de Cipriano Cassamá, président du Parlement et Califa Seidi, président du groupe parlementaire du PAIGC[13]. Le jour même, la Cédéao décide lors d'un sommet que Vaz reste en poste, que le gouvernement exerce ses attributions, qu'un nouveau procureur général soit nommé avant le 3 juillet et un nouveau gouvernement avant le 15 juillet[14]. Ces nominations interviennent le 3 juillet[15].

Vaz est candidat à l'élection présidentielle bissau-guinéenne de 2019[16].

Le 29 octobre, le président Vaz limoge le gouvernement[17]. Ce limogeage n'est pas reconnu par la CEDEAO qui menace de sanctions[18]. Le nouveau gouvernement, dirigé par Faustino Imbali, est assermenté le 31 octobre, alors que Vaz assure que le scrutin aura lieu à la date prévue[19].

La CEDEAO lui donne jusqu'au sommet du 8 novembre pour démissionner, alors que le Conseil de sécurité nationale appelle les forces armées à permettre l'installation du nouveau gouvernement[20]. Imbali démissionne finalement le jour du sommet[21]. Vaz doit nommer un nouveau Premier ministre[22].

Le 24 novembre, il arrive quatrième du scrutin, et est donc éliminé dès le premier tour[23].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Guinea-Bissau election: Jose Mario Vaz wins run-off », BBC News,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Alberto Dabo, « Guinea-Bissau votes in post-coup presidential runoff », Reuters,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Guinea-Bissau to hold presidential run-off », Al Jazeera English,‎ (lire en ligne)
  4. Paulin Maurice Toupane, « Élections générales en Guinée-Bissau: Changement dans la continuité? », Institute for Security Studies,‎ (lire en ligne)
  5. « En Guinée Bissau, la nomination d’un nouveau gouvernement ne résout pas la crise politique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « Guinée-Bissau : le recensement électoral encore prolongé », sur Jeune Afrique,
  7. Décret de nomination du nouveau Premier ministre bissau-guinéen, VOA Afrique, 16 avril 2018
  8. « Guinée-Bissau : José Mário Vaz refuse de nommer Domingos Simões Pereira au poste de Premier ministre – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 21 juin 2019)
  9. « Bissau: le président Vaz reconduit son Premier ministre, trois mois après les législatives (officiel) » (consulté le 22 juin 2019)
  10. https://www.dw.com/pt-002/bissau-manifestantes-exigem-nomeação-de-novo-governo-e-saída-de-jomav/a-49336424
  11. « Guinée-Bissau : les députés décident le remplacement du président sortant par le président de l'Assemblée nationale » (consulté le 27 juin 2019)
  12. « Le PAIGC ne reconnait plus la légitimité du président Vaz », sur BBC News Afrique (consulté le 28 juin 2019)
  13. AfricaNews, « Bissau : le parquet ordonne l'arrestation du président "intérimaire" désigné par l'Assemblée », sur Africanews (consulté le 30 juin 2019)
  14. « Bissau: la Cédéao confie les affaires courantes au gouvernement », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 30 juin 2019)
  15. « Guinée-Bissau: le président nomme un nouveau gouvernement », sur Le Figaro (consulté le 3 juillet 2019)
  16. « Bissau : le président Vaz se représentera en indépendant (entourage) », sur Africanews, (consulté le 15 août 2019).
  17. « Guinée-Bissau: le président démet le gouvernement », sur Le Figaro.fr (consulté le 29 octobre 2019)
  18. « Guinée-Bissau : le président Vaz nomme un nouveau Premier ministre, la Cedeao brandit la menace de sanctions », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 29 octobre 2019)
  19. « Guinée-Bissau : le président Vaz persiste et défie la communauté internationale – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 1er novembre 2019)
  20. « Guinée-Bissau: chaque camp se fait plus menaçant - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 9 novembre 2019)
  21. « Guinée-Bissau: le Premier ministre Faustino Imbali, nommé par Vaz, démissionne - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 9 novembre 2019)
  22. « Vaz recherche un troisième Premier ministre », sur BBC News Afrique (consulté le 9 novembre 2019)
  23. « Présidentielle en Guinée-Bissau : un second tour opposera Domingos Simões Pereira à Umaro Sissoco Embaló – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com, jeuneafrique1, (consulté le 27 novembre 2019).