John Yau

Poète, critique d'art, essayiste, éditeur, commissaire d'expositions et universitaire américain

John Yau, né le 1950 à Lynn dans le Massachusetts[1], est un poète, critique d'art, essayiste, éditeur, commissaire d'expositions[2] et universitaire américain[3]. Il enseigne à la Mason Gross School of the Arts (en)[4] de l'Université Rutgers. Il est une des figures marquantes des écrivains sino-américains. En 2002, il est décoré chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres. Les critiques reconnaissent l'originalité de son style poétique, ainsi que son exploration des phénomènes d'identification ethnique et des processus de production des stéréotypes raciaux.

John Yau
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
(71 ans)
Lynn, (États-Unis)
Nationalité
Domicile
Formation

Brooklin High School (Promotion 1967), Bachelor of Arts au Bard College en 1972,

Master of Arts au Brooklyn College en 1977
Activité
poète, critique d'art, essayiste, directeur de collection et d'anthologie, commissaire d'exposition, universitaire
Conjoint
Eve Aschheim (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Pratt Institute Graduate School of Art Brown University Université de Californie à Berkeley

Mason Gross School of the Arts de la Rutgers University
Membre de
Maître
Distinctions

2006 : boursier de la Fondation Guggenheim 1985 : prix de la New York Foundation for the Arts 1979 : boursier de la Ingram-Merrill Foundation

1977 : boursier du National Endowment for the Arts.

BiographieModifier

John Yau est issu d'une famille chinoise originaire de Shangaï qui s'est installée à Boston en 1949. Il obtient son Bachelor of Arts en 1972 au Bard College puis il entre au Brooklyn College où il soutient avec succès son Master of Fine Arts en 1977[1],[5],[6]. sous la direction de John Ashberry[7].

En 1976, John Yau publie son premier recueil de poèmes Crossing Canal Street.

À côté de son activité littéraire il organise diverses expositions d'arts plastiques comme celles du Museum of Modern Art de New York City, le Kunstmuseum à Bonn, la Queensland Art Gallery à South Brisbane, etc.

Il est publié dans des revues telles que Jacket2[8], Bomb Magazine[9], LyrikLine[10], Hyperallergic[11], The Boston Review[12], Art News[13], Poetry[14], Art Forum, The Brooklyn Rail[15]

ŒuvresModifier

Recueils de poèmesModifier

  • Egyptian Sonnets, éd. Rain Taxi, 2012
  • Further Adventures in Monochrome, éd. Copper Canyon Press, 2012[16],
  • Exhibits, éd. Letter Machine Editions, 2010,
  • Paradiso Diaspora, éd. Penguin Books, 2006,
  • Ing Grish, éd. Saturnalia Books, 2005,
  • Borrowed Love Poems, éd. Penguin Books, 2002[17],
  • Berlin Diptychon, éd. Timken Publisher, 1995,
  • Edificio Sayonara, éd. Black Sparrow Press, 1992,
  • Forbidden Entries, éd. Black Sparrow Press, 1992[18],
  • Corpse and Mirror, éd. Henry Holt & Company, Inc, 1983,
  • Broken Off by the Music, éd. Burning Deck, 1981,
  • Sometimes, éd. Tilbury House Pub, 1980,
  • Crossing Canal Street, éd. Bellevue Press, 1976,

Romans et nouvellesModifier

Essais, beaux livres et biographiesModifier

  • The Wild Children of William Blake, éd. Autonomedia, 2017
  • Thomas Nozkowski, éd. Lund Humphries, 2017[19],
  • Sam Francis, éd. Bernard Jacobson Ltd, 2014,
  • Nicholas Krushenick (en): A Survey, éd. Gary Snyder Gallery, 2011,
  • William Tillyer (en): Watercolours, éd. 21 Publishing Ltd, 2010,
  • Will Ryman (en): A New Beginning, éd. Marlborough Chelsea, 2009,
  • A Thing Among Things: The Art of Jasper Johns, éd. D.A.P, 2008[20],
  • The Passionate Spectator: Essays on Art and Poetry, éd. University of Michigan Press, 2006,
  • Mark Di Suvero, éd. Knoedler & Company , 2005,
  • James Siena (en): New Paintings and Gouaches, éd. Pace Wildenstein, 2005,
  • Tom Uttech (en): New Paintings, éd. Alexandre Gallery, 2004,
  • Max Gimblett (en), éd. Craig Potton Publishing, 2000,
  • Don Gummer--sculpture: Essay, éd. Salander-O'Reilly Galleries, 2000,
  • Dazzling Water, Dazzling Light: Pat Steir Paintings, éd. University of Washington Press, 2000,
  • Randy Hayes: The World Reveiled, éd. Oglethorpe University Museum, 2000,
  • The United States of Jasper Johns, éd. Zoland Books, 1997,
  • Ed Moses: A Retrospective of Paintings and Drawings, 1951-1996, éd. University of California Press, 1996,
  • In Pursuit of the Invisible, éd. Hard Press, 1996,
  • A.R. Penck, éd. Harry N. Abrams Press, 1993,
  • In the Realm of Appearances: The Art of Andy Warhol, éd. The Ecco Press, 1993,
  • Big City Primer: Reading New York at the End of the Twentieth Century, éd. Timken Publishers, 1991,
  • Radiant Silhouette: New and Selected Work, 1974-1988, éd. Black Sparrow, 1989,
  • Four Painters: Michael Kessler, Archie Rand, Mark Schlesinger, Lynton Wells, éd. Flint Inst of Arts, 1989,
  • Yuri Kuper: Recent work, éd. Claude Bernard Gallery, 1989,
  • Roger Brown, éd. George Braziller, 1987,
  • Miklos Pogany, Paintings and Works on Paper, éd. Phillips Collections, 1985,
  • The sleepless night of Eugene Delacroix, éd. Small Press, 1980.

Éditeur, directeur de collections, anthologiesModifier

  • Richard Artschwager: Into the Desert, éd. Black Dog Publishing, 2014,
  • The Triumph of Poverty: Poetry Inspired by the Work of Nicole Eisenman, éd. Off the Park Press, 2012,
  • Viva La Difference: Poetry Inspired by the Painting of Peter Saul, éd. Off the Park Press, 2010,
  • New Smoke: An Anthology Of Poetry Inspired By Neo Rauch, éd. Off the Park Press, 2009,
  • « What’s It All Mean: William T. Wiley (en) » in Retrospect, éd. University of California Press, 2009,
  • Fetish: An Anthology, éd. Four Walls Eight Windows, 1998

Prix et distinctionsModifier

BibliographieModifier

Les thématiques de John Yau, comme cela a été souligné plus haut sont les processus d'identification culturelle, la production des préjugés raciaux, les effets de l'exil et du déracinement, l'interculturalisme. sa quête est soutenue par l'intégration de l'histoire chinoise, la mythologie, le dialogue interculturel. Son approche du dialogue interculturel produit un style novateur dans la poétique américaine. John Yau utilise le style imagé de la littérature chinoise pour développer une nouvelle syntaxe poétique. afin de transformer la façon dont la langue anglaise a été utilisée pour opprimer et exclure les minorités pour devenir libératrice.

Les critiques soulignent comment John Yau utilise la parodie, les techniques cinématographiques comme le film noir, comment il explore le langage, opère des innovations stylistiques brouillant les lignes entre la poésie et la prose. Par cette ambiguïté, il est rapproché d'autres poètes américains qui ont exploré la relation entre la prose et la poésie, comme John Ashbery, William Carlos Williams, Robert Creeley.

  • (en) Embalmed in the Camera’s Glowing Formaldehyde: On John Yau’s Hollywood Asians, article de Edward N. Schelb pour la revue "Interdisciplinary Literary Studies", Volume 18, Numéro 1, 2016[23],
  • (en) Further Adventures in the Monochrome: A Conversation with John Yau, interview menée par Rachel May pour la Los Angeles Review of Books, 2013[24],
  • (en) Richard Baker with John Yau, interview pour la revue The Brooklyn Rail, 2010[25],
  • (en) John Yau with Phong Bui, interview pour la revue The Brooklyn Rail, 2009[26],
  • (en) Neither us nor them, part 2, article de Al Filreis pour la revue Jacket2, 2007[27]
  • (en) Neither us nor them, part 1, article d'Al Filreis pour la revue Jacket2, 2007[28]
  • (en) Postmodernism and subversive parody: John Yau's "Genghis Chan: private eye" series., article de Xiaojing, Zhou pour la revue "College Liittérature" de la West Chester University[29], 2004[30],

Documents audio-phoniques et audio-visuelsModifier

RéférencesModifier

  1. a et b (en) John Yau, « John Yau », sur John Yau, (consulté le )
  2. « John Yau Curatorial Writing and Museum Catalogues », sur www.artbook.com (consulté le )
  3. (en-US) « John Yau », sur Poetry Foundation, (consulté le )
  4. (en) « John Yau | Mason Gross School of the Arts », sur www.masongross.rutgers.edu (consulté le )
  5. « John Yau :: Foundation for Contemporary Arts », sur www.foundationforcontemporaryarts.org (consulté le )
  6. (en) « John Yau - John Yau Biography - Poem Hunter », sur www.poemhunter.com (consulté le )
  7. (en) Larissa MacFarquhar, « The Gentleness of John Ashbery », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le )
  8. (en) « Articles | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le )
  9. (en) « BOMB Magazine — Archive : John Yau », sur bombmagazine.org (consulté le )
  10. (en) « In The Kingdom of Poetry (John Yau) · Lyrikline.org », sur www.lyrikline.org (consulté le )
  11. (en-US) « Weekend Archives - Hyperallergic », sur Hyperallergic (consulté le )
  12. Intern, « John Yau », sur Boston Review, (consulté le )
  13. (en-US) « John Yau | ARTnews », sur www.artnews.com (consulté le )
  14. (en) Poetry Foundation, « Search », sur Poetry Foundation, (consulté le )
  15. « The Brooklyn Rail Contributor - John Yau », sur brooklynrail.org (consulté le )
  16. (en-US) « The Sunday Poem : John Yau - Gwarlingo », Gwarlingo,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. (en-US) « “Borrowed Love Poems” by John Yau », Words for the Year,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. (en-US) « Forbidden Entries by John Yau », Marjorie Perloff,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. « THOMAS NOZKOWSKI with John Yau », sur brooklynrail.org (consulté le )
  20. (en-US) « Christensen Distinguished Lecture | John Yau – Stanford Arts », sur arts.stanford.edu (consulté le )
  21. (en) « John Simon Guggenheim »
  22. (en) « Directory of Artists’ Felows 1985, 2013 »
  23. Edward N. Schelb, « Embalmed in the Camera's Glowing Formaldehyde: On John Yau's Hollywood Asians », Interdisciplinary Literary Studies, vol. 18, no 1,‎ , p. 81–95 (ISSN 2161-427X, lire en ligne, consulté le )
  24. (en-US) « Further Adventures in the Monochrome: A Conversation with John Yau - Los Angeles Review of Books », Los Angeles Review of Books,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. « RICHARD BAKER with JOHN YAU », sur brooklynrail.org (consulté le )
  26. « John Yau with Phong Bui », sur brooklynrail.org (consulté le )
  27. (en) « Neither us nor them, part 2 | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le )
  28. (en) « Neither us nor them | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le )
  29. (en) « West Chester University », Wikipedia,‎ (lire en ligne, consulté le )
  30. (en) « Postmodernism and subversive parody: John Yau's "Genghis Chan: private eye" series. », sur www.freepatentsonline.com (consulté le )
  31. « PennSound: John Yau », sur writing.upenn.edu (consulté le )

Liens externesModifier