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John Walker Lindh

combattant et partisan de la cause des Talibans
John Walker Lindh
John Walker Lindh.jpg
John Walker Lindh en janvier 2002
Biographie
Naissance
Nom de naissance
John Philip Walker LindhVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Autres informations
Religion
Lieux de détention
Federal Correctional Institution, Terre Haute (en), United States Penitentiary, Victorville (en), ADX Florence, Qala-i-Jangi (), Camp Rhino (en) (), USS Bataan (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata

John Phillip Walker Lindh (né le ) est un citoyen américain capturé en tant que combattant ennemi des États-Unis pendant l'invasion de l'Afghanistan en novembre 2001. Il purge une peine de prison de 20 ans aux États-Unis à partir de 2002.

BiographieModifier

Converti à l'islam sunnite en Californie à l'âge de 16 ans, Lindh se rend au Yémen en 1998 pour étudier l'arabe et demeure 10 mois sur place. Il y retourne en 2000, puis se rend en Afghanistan pour soutenir les talibans. Il reçoit un entraînement dans un camp militaire situé à Al-Farouq, près de Kandahar. Au camp, il suit des formations données par Osama bin Laden, chef d'al-Qaïda à cette époque. Après les attentats du 11 septembre 2001, il rejoint les forces militaires qui s'opposent au gouvernement afghan lorsqu'il apprend que les États-Unis collaborent avec l'Alliance du Nord. Lindh a également reçu un entraînement d'Harakat ul-Mujahidin, une organisation jugée terroriste par les États-Unis, dont la base se trouvait au Pakistan[1],[2].

John Walker Lindh a par la suite été capturé en tant que combattant ennemi des États-Unis pendant l'opération Enduring Freedom (invasion de l'Afghanistan) en novembre 2001. Il a été emprisonné à la forteresse de Qala-i-Jangi, en attente de son transfert vers les États-Unis pour y être jugé. Il participe à la mutinerie de Qala-e-Jangi, un violent affrontement entre, d'un côté, des prisonniers et des talibans et, de l'autre côté, les forces armées alliées pendant lequel au moins cinq cents prisonniers ont été tués[3]. Jugé devant une cour fédérale des États-Unis en février 2002, Lindh plaide coupable à deux chefs d'accusations, ce qui lui vaut 20 ans de prison sans libération.

Lindh se faisait appeler Sulayman al-Faris pendant son temps en Afghanistan, mais préfère Abu Sulayman al-Irlandi en 2010[4]. À la suite de sa capture, les médias américains ont préféré l’appeler « John Walker » puisqu'il est citoyen américain[5]. Néanmoins, des médias le surnomment le « Taliban américain »[6].

John Phillip Walker Lindh a été libéré le jeudi 23 mai 2019 après 17 ans d'incarcération pour bonne conduite.

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « John Walker Lindh » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) Statement of Facts, Département de la Justice des États-Unis, (lire en ligne)
  2. (en) Jane Mayer, The Dark Side: The Inside Story of How the War on Terror Turned into a War on American Ideals, New York, Doubleday, (ISBN 978-0-385-52639-5), p. 73
  3. (en) Gina Lennox, Forged by war: Australians in combat and back home, Melbourne Universitu Publishing, p. 20.
  4. (en) « Cageprisoners: The Ballad of the Fleas » [archive du ], pub, (consulté le 25 septembre 2010)
  5. (en) Josh Tyrangiel, « The Taliban Next Door », Time magazine,‎ (lire en ligne)
  6. (en) « The Real Story of John Philip Walker Lindh–"The American Taliban"–as Told by His Father, Frank Lindh », The Peter Collins Show,

Liens externesModifier