John Stockton

joueur de basket-ball américain

John Stockton
Image illustrative de l’article John Stockton
John Stockton avec le maillot des Jazz de l'Utah.
Fiche d’identité
Nom complet John Houston Stockton
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance (58 ans)
Spokane, Washington
Taille 1,85 m (6 1)
Situation en club
Club actuel Retraité
Numéro 12
Poste Meneur
Carrière universitaire ou amateur
1980-1984 Bulldogs de Gonzaga
Draft de la NBA
Année 1984
Position 16e
Franchise Jazz de l'Utah
Carrière professionnelle *
SaisonClubMoy. pts
1984-1985
1985-1986
1986-1987
1987-1988
1988-1989
1989-1990
1990-1991
1991-1992
1992-1993
1993-1994
1994-1995
1995-1996
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002
2002-2003
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
Jazz de l'Utah
05,6
07,7
07,9
14,7
17,1
17,2
17,2
15,8
15,1
15,1
14,7
14,7
14,4
12,0
11,1
12,1
11,5
13,4
10,8
Sélection en équipe nationale **
1992-1996Drapeau : États-Unis États-Unis
Basketball Hall of Fame 2009
* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.

John Houston Stockton, né le à Spokane dans l'État de Washington, est un ancien joueur de basket-ball américain évoluant au poste de meneur en National Basketball Association (NBA). Il a effectué l'intégralité de sa carrière professionnelle dans l'équipe des Jazz de l'Utah et forma pendant dix-huit ans un duo prolifique avec l'ailier fort Karl Malone.

Excellent passeur, John Stockton obtient le titre de meilleur passeur de la saison NBA neuf fois consécutives, de 1987 à 1996. Il est également le meilleur intercepteur de l'histoire de la NBA avec 3 265 réalisations.

BiographieModifier

Carrière universitaireModifier

Après avoir étudié de près les offres des Vandals de l'Idaho et des Grizzlies du Montana, John Stockton décide de rester près de chez lui et de jouer pour les Bulldogs de Gonzaga, équipe universitaire de l'université de Gonzaga, sur les traces de son grand-père Hust Stockton (en), l'un des meilleurs joueurs de football américain de l'université dans les années 1920[1]. Stockton progresse chaque année à Gonzaga jusqu'à être le meilleur marqueur, passeur et intercepteur de la conférence West Coast Athletic lors de sa dernière année universitaire[2]. Il quitte Gonzaga avec les records de l'université en termes de passes décisives et d'interceptions[3].

Joueur frêle au visage juvénile, John Stockton impressionne lors des sélections de l'équipe nationale américaine de basket-ball pour les Jeux olympiques d'été de 1984[2]. Il y domine les meneurs des camps, faisant sa place dans les vingt derniers joueurs en lice pour intégrer l'équipe de Bobby Knight et est l'un des derniers joueurs exclus de la sélection, avec Charles Barkley ou encore Terry Porter[2]. Ses performances lui ont néanmoins permis de s'illustrer devant les recruteurs de la NBA[2].

Carrière professionnelleModifier

Sélection et apprentissage (1984-1987)Modifier

Stockton est choisi en 16e position lors du premier tour de la draft 1984 par les Jazz de l'Utah. Cette sélection est une surprise, le meneur n'est pas connu par un grand nombre de supporteurs de la franchise[2]. Le joueur pense que les fans le huent mais le commentateur Rod Hundley le rassure, ils ne crient pas « Boo », ils se demandent simplement « Who ? »[2],[4]. Le joueur est lui aussi surpris, il s'est renseigné sur la possibilité d'aller joueur en Europe pour y poursuivre sa carrière, ne pensant pas avoir sa chance en NBA[5].

Persuadé de ne pas faire une longue carrière dans la NBA, Stockton économise ses premières paies[6]. Meneur remplaçant derrière un très bon joueur de la ligue, Rickey Green, All-Star en 1984, Stockton apprend. Rejoint l'année suivante par Karl Malone, Stockton progresse chaque année et gagne du temps de jeu. Avec avoir partager les minutes sur le terrain avec Rickey Green, il prend sa place de titulaire et explose lors de sa quatrième saison en NBA sous la houlette du nouvel entraîneur principal Jerry Sloan.

Passeur vedette du Jazz (1987-1992)Modifier

Lors de la saison NBA 1987-1988, il devient le nouveau patron de l'équipe avec Karl Malone, dirigé par leur nouvel entraîneur Jerry Sloan. Celui-ci, devant l'intelligence de jeu de Stockton, lui laisse une grande liberté. En effet, Stockton n'est pas qu'un excellent passeur, il est également un marqueur avisé comme le prouve son classement de 4e au pourcentage de réussite au tir, ce qui est inhabituel pour un meneur. De plus, sa complicité avec Karl Malone est impressionnante : leur jeu est la parfaite application du pick and roll. Il participe également à son premier All Star Game en compagnie de celui-ci.

De la Dream Team aux records (1992-1996)Modifier

En 1992, il participe aux Jeux olympiques de Barcelone avec la Dream Team originelle, celle des Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, avec son compère Karl Malone prenant la place d'Isiah Thomas. Il continue d'être présent au All Star Game la saison suivante où il est nommé co-MVP avec Karl Malone du All-Star Game 1993 à Salt Lake City.

En 1995, il dépasse Magic Johnson et devient le meilleur passeur de l'histoire. Puis en 1996, il devient le plus grand intercepteur de l’histoire de la ligue. À la fin de cette saison 1995-96, il participe à nouveau aux Jeux olympiques d'Atlanta.

Double finaliste NBA (1997-1998)Modifier

En 1997, la paire qu'il forme avec Karl Malone atteint son summum. Malone est désigné meilleur joueur de la saison, une récompense qu'il n'aurait jamais eu sans Stockton selon Charles Barkley[7]. En finale de conférence, face aux Rockets de Houston, Stockton livre une prestation historique (25 points, 13 passes décisives) en marquant les neuf derniers points d'un match 6 décisif pour le Jazz, dont un tir à trois points dans la dernière seconde de la partie pour envoyer le Jazz en finales NBA[7],[8].

Les finales face aux champions sortants, les Bulls de Chicago, mettent en lumière les performances du timide Stockton. Dans les dernières minutes de la quatrième rencontre de la série, le meneur du Jazz marque un tir à trois points en fin de rencontre, vole un ballon à Michael Jordan, inscrit plusieurs lancers francs importants avant de délivrer une sublime longue passe vers Karl Malone pour sceller le succès de son équipe[9].

La saison suivante, Stockton et Malone s'inclinent à nouveau en finale face aux Bulls. Ils ont laissé filer leur dernière chance d'être champions NBA avec le Jazz.

Il décide d'arrêter sa carrière en juin 2003 avec des lignes statistiques impressionnantes : 19 713 points, 15 806 passes décisives (record NBA) et 3 265 interceptions (Record NBA), soit des moyennes de 13,1 points et 10,5 passes par match. Il détient également les records NBA du plus grand nombre de saisons et de matchs joués avec la même équipe. Fait exceptionnel pour un joueur professionnel All-Star, il aura joué l'ensemble de sa carrière pro dans la même équipe. Cette fidélité lui a permis de se construire une popularité remarquable auprès de la population de l'Utah. Incroyablement résistant, sur les 19 saisons que Stockton passe en NBA, il en réalise 17 sans manquer un seul match, ne manquant que 4 matchs en 1989-90 et 18 en 1997-98 à cause d'une blessure au genou. Joueur très physique malgré son gabarit de monsieur tout le monde, Stockton a acquis la réputation de joueur le plus vicieux auprès de certains joueurs, souvent eux-mêmes coutumiers du fait.

Le , il entre au Basketball Hall of Fame de la NBA, le Panthéon du basket nord-américain, qui rassemble toutes les plus grandes personnalités de l'histoire de la NBA. Il en devient membre en même temps que Michael Jordan et David Robinson, ses coéquipiers de la Dream Team.

Statistiques NBAModifier

Légende :

Leader de la ligue

gras = ses meilleures performances

Saison régulièreModifier

Statistiques en saison régulière de John Stockton[10] :

Saison Équipe Matchs Titul. Min./m % Tir % 3pts % LF Rbds/m. Pass/m. Int/m. Ctr/m. Pts/m.
1984–85 Utah 82 5 18,2 47,1 18,2 73,6 1,3 5,1 1,3 0,1 5,6
1985–86 Utah 82 38 23,6 48,9 13,3 83,9 2,2 7,4 1,9 0,1 7,7
1986–87 Utah 82 2 22,7 49,9 17,9 78,2 1,8 8,2 2,2 0,2 7,9
1987–88 Utah 82 79 34,7 57,4 35,8 84,0 2,9 13,8 3,0 0,2 14,7
1988–89 Utah 82 82 38,7 53,8 24,2 86,3 3,0 13,6 3,2 0,2 17,1
1989–90 Utah 78 78 37,4 51,4 41,6 81,9 2,6 14,5 2,7 0,2 17,2
1990–91 Utah 82 82 37,8 50,7 34,5 83,6 2,9 14,2 2,9 0,2 17,2
1991–92 Utah 82 82 36,6 48,2 40,7 84,2 3,3 13,7 3,0 0,3 15,8
1992–93 Utah 82 82 34,9 48,6 38,5 79,8 2,9 12,0 2,4 0,3 15,1
1993–94 Utah 82 82 36,2 52,8 32,2 80,5 3,1 12,6 2,4 0,3 15,1
1994–95 Utah 82 82 35,0 54,2 44,9 80,4 3,1 12,3 2,4 0,3 14,7
1995–96 Utah 82 82 35,5 53,8 42,2 83,0 2,8 11,2 1,7 0,2 14,7
1996–97 Utah 82 82 35,3 54,8 42,2 84,6 2,8 10,5 2,0 0,2 14,4
1997–98 Utah 64 64 29,0 52,8 42,9 82,7 2,6 8,5 1,4 0,2 12,0
1998–99 Utah 50 50 28,2 48,8 32,0 81,1 2,9 7,5 1,6 0,3 11,1
1999–00 Utah 82 82 29,7 50,1 35,5 86,0 2,6 8,6 1,7 0,2 12,1
2000–01 Utah 82 82 29,2 50,4 46,2 81,7 2,8 8,7 1,6 0,3 11,5
2001–02 Utah 82 82 31,3 51,7 32,1 85,7 3,2 8,2 1,9 0,3 13,4
2002–03 Utah 82 82 27,7 48,3 36,3 82,6 2,5 7,7 1,7 0,2 10,8
Carrière 1504 1300 31,8 51,5 38,4 82,6 2,7 10,5 2,2 0,2 13,1
All-Star Game 10 5 19,7 53,0 33,3 66,7 1,7 7,1 1,6 0,1 8,1

Note: La saison 1998-1999 a été réduite à 50 matchs en raison d'un lock out.

Dernière modification le

PlayoffsModifier

Statistiques en Playoffs de John Stockton[10] :

Saison Équipe Matchs Titul. Min./m % Tir % 3pts % LF Rbds/m. Pass/m. Int/m. Ctr/m. Pts/m.
1985 Utah 10 0 18,6 46,7 0,0 74,3 2,8 4,3 1,1 0,2 6,8
1986 Utah 4 0 18,3 52,9 100,0 88,9 1,5 3,5 1,3 0,0 6,8
1987 Utah 5 2 31,4 62,1 80,0 72,9 2,2 8,0 3,0 0,2 10,0
1988 Utah 11 11 43,5 50,7 28,6 82,4 4,1 14,8 3,4 0,3 19,5
1989 Utah 3 3 46,3 50,8 75,0 90,5 3,3 13,7 3,7 1,7 27,3
1990 Utah 5 5 38,8 42,0 07,7 80,0 3,2 15,0 1,2 0,0 15,0
1991 Utah 9 9 41,4 53,7 40,7 84,1 4,7 13,8 2,2 0,2 18,2
1992 Utah 16 16 38,9 42,3 31,0 83,3 2,9 13,6 2,1 0,3 14,8
1993 Utah 5 5 38,6 45,1 38,5 83,3 2,4 11,0 2,4 0,0 13,2
1994 Utah 16 16 37,3 45,6 16,7 81,0 3,3 9,8 1,7 0,5 14,4
1995 Utah 5 5 38,6 45,9 40,0 76,5 3,4 10,2 1,4 0,2 17,8
1996 Utah 18 18 37,7 44,6 28,9 81,4 3,2 10,8 1,6 0,4 11,1
1997 Utah 20 20 37,0 52,1 38,0 85,6 3,9 9,6 1,7 0,3 16,1
1998 Utah 20 20 29,8 49,4 34,6 71,8 3,0 7,8 1,6 0,2 11,1
1999 Utah 11 11 32,0 40,0 33,3 739 3,3 8,4 1,6 0,1 11,1
2000 Utah 10 10 35,0 46,1 38,9 76,7 3,0 10,3 1,3 0,2 11,2
2001 Utah 5 5 37,2 45,9 00,0 71,4 5,6 11,4 2,0 0,6 9,8
2002 Utah 4 4 35,3 45,0 28,6 92,3 4,0 10,0 2,8 0,3 12,5
2003 Utah 5 5 29,8 46,2 00,0 100,0 3,2 5,2 1,6 0,2 11,2
Carrière 182 165 35,2 47,3 32,6 81,0 3,3 10,1 1,9 0,3 13,4

PalmarèsModifier

En sélection nationaleModifier

En franchiseModifier

Distinctions personnellesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) Dale Goodwin, « Stockton to enroll at Gonzaga », The Spokesman-Review,‎ , p. 23 (lire en ligne).
  2. a b c d e et f (en) Jack McCallum, « Not A Passing Fancy : Utah's Surprising John Stockton is the NBA assist leader, and he can score and play plenty of solid defense, too », Sports Illustrated, vol. 68, no 17,‎ , p. 72-79 (lire en ligne).
  3. (en) Adam Augustyn, « John Stockton », sur britannica.com (consulté le 30 mai 2020).
  4. (en) NBA, « John Stockton: The suprise of the 1984 NBA Draft » [vidéo], Youtube, (consulté le 19 mai 2020).
  5. (en)[vidéo] The 1984 Draft, documentaire de 69 minutes produit par la NBA, 2014.
  6. (en) John Blanchette, « Stockton, Sloan formed lasting relationship », The Spokesman-Review, (consulté le 30 mai 2020).
  7. a et b (en) Tom Friend, « Stockton Sends Jazz to Finals At Last Second », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  8. (en) NBA, « John Stockton Game Winner in 1997 Conference Finals » [vidéo], Youtube, (consulté le 19 mai 2020).
  9. (en) Phil Taylor, « Pass Master : John Stockon's court savvy helped the never-say-die Jazz fight its way back into the NBA Finals », Sports Illustrated, vol. 86, no 24,‎ , p. 42-49 (lire en ligne).
  10. a et b (en) « statistiques NBA », sur NBA.com, (consulté le 5 juillet 2012)

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • (en) Roland Lazenby, Stockton to Malone : The Rise of the Utah Jazz, Rowman & Littlefield, , 94 p. (ISBN 9781886110434)
  • (en) Michael C. Lewis, To the Brink : Stockton, Malone, and the Utah Jazz's Climb to the Edge of Glory, Simon & Schuster, , 286 p. (ISBN 9780684856865)
  • (en) John Stockton et Kerry L. Pickett, Assisted : An Autobiography, Shadow Mountain, , 349 p. (ISBN 9781609075705)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier