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John Manners (marquis de Granby)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir John Manners.
John Manners
John Manners Marquess of Granby 1763 65.jpg
Fonction
Membre au Parlement de Grande-Bretagne (d)
Biographie
Naissance
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Kelham (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Formation
Activités
Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Fratrie
Enfants
Lord Robert Manners (en)
Frances Manners (en)
Charles Manners
George Manners (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
11e Parlement de Grande-Bretagne (en)
12e Parlement de Grande-Bretagne (d)
10e Parlement de Grande-Bretagne (d)
9e Parlement de Grande-Bretagne (d)
13e Parlement de Grande-Bretagne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Arme
Grade militaire
Conflits
Guerre de Sept Ans
Rébellion jacobite (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

John Manners ( à Kelham - à Scarborough), marquis de Granby, soldat britannique, était le fils aîné du 3e duc de Rutland. Décédé avant son père, on le connaissait par le titre subsidiaire de son père, marquis de Granby.

BiographieModifier

Il a suivi ses études à Eton et au Trinity College de Cambridge, et fut élu député de Grantham en 1741. Quatre ans plus tard, il fut nommé colonel d'un régiment levé à Leicester et dans ses environs pour aider à mater la révolte des Highlands (Jacobites) de 1745. Le régiment n'alla jamais au-delà de Newcastle, mais le jeune Granby rejoignit le front en se portant volontaire dans les troupes du duc de Cumberland, et il servit activement pendant les derniers événements de l'insurrection. Son régiment fut dissous très rapidement.

Il retourna au parlement, tout en s'acquittant de ses obligations militaires, en participant à la campagne des Flandres (1747). Promu major-général en 1755, il fut nommé colonel du Royal Regiment of Horse (les Blues) trois ans plus tard. Entre-temps il avait épousé la fille du duc de Somerset, et en 1754 commença sa relation parlementaires avec le Cambridgeshire, comté qu'il a représenté jusqu'à sa mort. La même année où Granby fut nommé colonel des Blues, vit aussi l'envoi en Allemagne d'un considérable contingent britannique.

La première grande bataille de Granby eut lieu à Minden. À la tête des Blues, il était un des cavaliers leaders arrêtés au moment critique par le Lieutenant général Sackville, et quand ce dernier fut renvoyé en disgrâce, le Lieut.-Général Lord Granby assura avec succès le commandement du contingent britannique de l'armée de Ferdinand, avec 32 000 hommes sous ses ordres au début de l'année 1760. Lors des dernières campagnes de la Guerre de Sept Ans, le contingent anglais était plus remarquable par sa tenue que les Prussiens eux-mêmes.

Le , Granby à la tête de la cavalerie britannique, participa à la bataille de Warburg, capturant 1 500 hommes et dix pièces d'artillerie. Un an plus tard (le ), les Britanniques défendirent les hauteurs de Vellinghausen avec une bravoure que Ferdinand lui-même qualifia d'indescriptible. Lors de la dernière campagne, à Gravenstein et Wilhelmsthal, à Homburg et à Cassel, les hommes de Granby soutinrent le plus gros du combat et acquirent ainsi prestige et gloire.

De retour en Angleterre en 1763, Lord Granby découvrit qu'il était devenu pour le public le héros de la guerre. On dit que des courriers attendaient son arrivée dans tous les ports du pays pour lui offrir le choix entre l'Artillerie et les Horse Guards. Sa nomination comme Master-General of the Ordnance porte la date du 1er juillet 1763, et trois ans plus tard il devint le commandant en chef.

Deux portraits de Granby ont été peints par Joshua Reynolds, dont l'un se trouve aujourd'hui à la National Gallery de Londres. Une idée de sa popularité nous est donnée par le nombre d'auberges et de public houses qui prirent son nom et accrochèrent son portrait comme enseigne.

Voir aussiModifier