Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Jimmy Morales

acteur, écrivain, producteur, réalisateur et homme politique guatémaltèque
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jimmy Morales et Morales.

Jimmy Morales, né James Ernesto Morales Cabrera le à Guatemala, est un acteur, écrivain, producteur, réalisateur et homme d'État guatémaltèque[1]. Entré en politique en 2001, il est nommé, le , secrétaire général du Front de convergence nationale (Frente de Convergencia Nacional, FCN) et est élu président de la République du Guatemala le .

Jimmy Morales
Jimmy Morales en 2017.
Jimmy Morales en 2017.
Fonctions
Président de la République du Guatemala
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 5 jours)
Élection 25 octobre 2015
Vice-président Jafeth Cabrera
Prédécesseur Alejandro Maldonado
Secrétaire général du Front de convergence nationale

(2 ans, 10 mois et 3 jours)
Prédécesseur José Luis Quilo
Successeur Edgar Ovalle
Biographie
Nom de naissance James Ernesto Morales Cabrera
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Guatemala (Guatemala)
Nationalité Guatémaltèque
Parti politique Front de convergence nationale
Diplômé de Université de San Carlos
Université panaméricaine du Guatemala
Profession Acteur, écrivain, producteur, réalisateur, chef d'entreprise
Religion Évangélisme

Jimmy Morales
Présidents de la République du Guatemala

Sommaire

Enfance et étudesModifier

 
Patricia Marroquin

James Ernesto Morales Cabrera, qui change son nom le pour s'appeler Jimmy Morales, naît en 1969 à Guatemala. Il est le fils de José Everardo Morales Orellana et de Celíta Ernestina Cabrera Acevedo. Il est issu d'une famille pauvre et son père décède quand il a six ans. Il aide alors sa mère en vendant des bananes sur les marchés[2]. Il suit ses études à l'Institut évangélique d'Amérique latine (Instituto Evangélico América Latina - IEAL) où il obtient le diplôme d'expert-comptable.

Il entre ensuite à la faculté des Sciences économiques de l'université Saint-Charles de Guatemala (Universidad de San Carlos de Guatemala, USAC), où il obtient une licence en administration des entreprises. Il suit également une formation pour devenir enseignant en théologie au séminaire théologique baptiste. Il obtient un mastère en hautes études stratégiques avec une spécialisation en sécurité et défense à l'université Mariano Gálvez de Guatemala. Il conclut ses études universitaires avec un doctorat en sécurité stratégique de la faculté de Sciences juridiques et sociales de l'université Saint-Charles de Guatemala.

Carrière professionnelleModifier

Jimmy Morales travaille comme enseignant à la faculté de Sciences économiques et à l'école des Sciences de la communication de l'université Saint-Charles de Guatemala.

Il fonde plusieurs entreprises de niveau national et international. Son œuvre la plus reconnue est le programme et concept « Maralejas » qui a été adapté aussi bien à la télévision qu'au cinéma. À la télévision, conjointement avec son frère Sammy Morales, il reste sur le devant de la scène pendant plus de quinze ans avec son programme « Moralejas »[2]. Au cinéma, il produit et joue dans sept films :

  • Manzana güena en noche buena
  • La misteriosa herencia
  • Detectives por error
  • Ve que vivos
  • Una aventura en el más allá
  • Repechaje
  • Gerardi
  • Un presidente de a sombrero.

Il a également joué le personnage principal du film de Alejo Crisóstomo, Fe (« foi » en espagnol) et est apparu dans le film Looking for Palladin de Andrzej Krakowski (en).

Carrière politiqueModifier

Candidature à la mairie de MixcoModifier

Jimmy Morales a été candidat à la mairie de Mixco (département de Guatemala) lors des élections générales de 2011 pour le parti Action de développement national (Acción de Desarrollo Nacional - ADN). Il a obtenu la troisième place avec 13 045 votes, soit 7,95 % des voix.

Secrétaire général du Front de convergence nationalModifier

Le , lors de son assemblée nationale biennale, le Front de convergence national élit Jimmy Morales au poste de secrétaire général.

Élection présidentielle de 2015Modifier

Le , Jimmy Morales est proclamé candidat à la Présidence de la République pour les élections à venir au nom du parti Front de convergence nationale. Son colistier est Jafeth Cabrera Franco, ancien recteur de l'Université de San Carlos de 1994 à 1998.

À l'issue du premier tour de la présidentielle du , Jimmy Morales arrive en tête avec 23,99 % des suffrages, devant l'ancienne épouse du président Colom, la social-démocrate Sandra Torres, qui obtient 19,76 % des votes, ce qui les qualifie tous deux pour le second tour[3]. Il est élu 50e président de la République du Guatemala au second tour[4], le 25 octobre 2015, avec plus de 68 % des voix[5].

Il a basé sa campagne sur la lutte contre la corruption avec son slogan « Ni corrompu, ni voleur » et a ainsi profité de la vague d'exaspération qui traverse le pays à ce sujet[5]. Son prédécesseur, Otto Pérez Molina, ainsi que l'ancienne vice-présidente, Roxana Baldetti, sont aujourd'hui en prison, accusés d'avoir organisé un réseau de corruption et d'avoir reçu 800 000 dollars en pots-de-vin. Son manque d'expérience en politique a ainsi pu être considéré par la population comme un gage d'honnêteté. Il a toutefois été soutenu par un parti controversé, le Front de convergence national, ouvertement accusé par Sandra Torres de « représente(r) la vieille garde de militaires douteux ». En effet, certains des militaires ayant fondé le parti sont accusés de violations des droits de l'Homme durant la guerre civile (1960-1996)[5].

Président de la RépubliqueModifier

Son investiture a lieu le , date à laquelle il prête serment et succède à Alejandro Maldonado comme président de la République du Guatemala.

En des manifestations éclatent pour exiger sa démission après un incendie meurtrier dans un foyer pour enfants, qui avait fait 39 morts. Le gouvernement est accusé par les manifestants ne pas se soucier du sort des défavorisés et de cacher des informations au sujet de cet incendie[6].

En aout 2017, il renvoie le chef de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (nommée par l'ONU pour enquêter sur la corruption), qui l'accusait de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2015[7].

FamilleModifier

Son fils, Jose Manuel Morales, et son frère, Samuel Everardo Morales, sont suspectés dans une affaire de fraude de plus de 4 millions de quetzales au Registre général de la propriété[8].

Article connexeModifier

Notes et référencesModifier

  1. Guatemala : un animateur en tête des sondages pour la présidentielle, Le Figaro, 3 septembre 2015.
  2. a et b Jean-Michel Caroit, « Au Guatemala, duel pour la présidence entre une ex-première dame et un comique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Un comique en tête de la présidentielle guatémaltèque, Le Figaro, 8 septembre 2015.
  4. Guatemala : un humoriste se fait élire président, Le Figaro.fr, 26 octobre 2015.
  5. a, b et c « Guatemala : Jimmy Morales, l’acteur comique devenu président », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « Guatemaltecos piden renuncia del presidente por muerte de niñas », TeleSUR,‎ (lire en ligne)
  7. « Le président du Guatemala ordonne l'expulsion du chef d'une mission anticorruption de l'ONU », sur www.romandie.com (consulté le 28 août 2017)
  8. « Protestan con tambores contra la gestión de Jimmy Morales », teleSUR,‎ (lire en ligne)