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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jeu de l'oie.
Jeu de l'oie contemporain en Allemagne (avec une oie morte)

Dans le folklore européen, le jeu de l’oie était autrefois[1] une des activités les plus populaires. Ce jeu, quoique cruel, nécessitait une belle adresse.

En Wallonie, selon les règles locales, l’oie est pendue par les pattes, la tête, éventuellement attachée à une roue, on l’enterre ou on la met dans un panier en lui laissant sortir la tête. Le gagnant est le joueur qui parviendra à arracher la tête de l’animal soit - selon les règles - à main nue ou à l’aide d’un bâton, d’un sabre ou d’un pistolet. Parmi les variantes, on voit que parfois la tête de la volaille est enduite de savon, que l’animal est occis avant le début du jeu, que les joueurs ont les yeux bandés ou qu’ils montent à cheval. Il arrive que le jeu débute par un procès fictif au cours duquel l’oie est condamnée. Ce jeu n’a progressivement plus été pratiqué à partir du début du vingtième siècle.

À Bossière, le Jeu de l’Oie se tenait à la kermesse qui a lieu le dimanche qui suit la fête de la Visitation (le 2 juillet dans les calendriers de la période 1263–1969).

À Bossière, en 1794, le jeu et spectacle était organisé par la suspension d’une oie à une corde tendue entre deux perches. L’oie est poursuivie par des hommes du lieu et des villages voisins tous montés à cheval. Celui qui emporte la bête est le gagnant, reçoit un prix et est reçu au frais de la collectivité locale.

À Paris, les jeunes gens de la paroisse de la Villette et du faubourg Saint-Laurent jouaient à tirer l'oie au bâton en 1726[2]

Dans la ville de Sursee, canton de Lucerne, on pratique le jeu de la décapitation de l'Oie le 11 novembre, jour de la Saint-Martin. Une oie morte est suspendue au milieu de la place communale, les compétiteurs, en ordre essayent de lui trancher le cou avec un sabre[3].

Au pays basque on fait de même avec une oie suspendue au-dessus de l'eau tandis que les concurrents passent en dessous en bateau[3].


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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Didier Pible-Razia. Le Cou de l'oie et les reinages à Arfeuilles en montagne bourbonnaise : la tradition médiévale perpétuée. Éd. des Cahiers bourbonnais, 1991. 96 p. : ill. en coul. (ISBN 9782853701198)
  • Elisabeth Belmas. Jouer autrefois: essai sur le jeu dans la France moderne (XVIe-XVIIIe siècle) (p. 46, 90 et 406) Éditions Champ Vallon, 2006 - 439 pages.
  • Ordonnance de la Police de Paris Portant défense à toute personne de tire l'Oie au bâton. Paris, 23 novembre 1726. Imprimerie P.J. Mariette à Paris.
  • Pietro Gorini. Jeux et fêtes traditionnels de France et d'Europe. Gremese Editore, 1994 - 192 pages

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Notes et référencesModifier

  1. Sources : Conseil Provincial de Namur. Procès du Procureur Général no 1426. Archives de l’État à Namur.
    Françoise LADRIER, Le jeu de l’Oie à Bossière au XVII siècle. Le Guetteur Wallon. 1971, no 1, p. 32-33. Société royale Sambre et Meuse.
    E.G. et JMR La décapitation de l’Oie. Enquête à Saive-lez-Waremme en 1924. « Enquêtes du Musée de la vie Wallonne » t.1. 1924-1926. p. 243-253.
  2. Elisabeth Belmas. Jouer autrefois: essai sur le jeu dans la France moderne (XVIe-XVIIIe siècle) Éditions Champ Vallon, 2006 - 439 pages; (p. 90).
  3. a et b Pietro Gorini. Jeux et fêtes traditionnels de France et d'Europe. Gremese Editore, 1994. p. 38.