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Jesús María Echavarría y Aguirre

évêque mexicain, fondateur des "soeurs cathéchistes de guadalupe", déclaré vénérable

Jesús María Echavarría y Aguirre
Biographie
Naissance
Bacubirito, Mexique
Ordre religieux Ordre des Carmes déchaux
Ordination sacerdotale
Décès (à 95 ans)
Saltillo, Mexique
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Fonctions épiscopales Évêque de Saltillo
Évêque de Saltillo
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jesús María Echavarría y Aguirre
Image illustrative de l’article Jesús María Echavarría y Aguirre
Vénérable
Naissance
Bacubirito, Mexique
Décès (à 95 ans) 
Saltillo, Mexique
Nom de naissance José María Francisco Romulo de Jesús Echavarría y Aguirre
Nationalité Drapeau du Mexique Mexicain
Ordre religieux Ordre des Carmes déchaux
Vénéré à Cathédrale de Saltillo
Béatification en cours
Fête 5 avril

Jesús María Echavarría y Aguirre, né le à Bacubirito au Mexique et mort le à Saltillo) au Mexique, est un évêque catholique mexicain, fondateur de la congrégation religieuse des Sœurs catéchistes de Guadalupe.

Il est ordonné prêtre en 1886, et s'investit très vite sur l'éducation et le catéchisme des enfants. En 1904, il est ordonné évêque de Saltillo. Il organise la formation de ses prêtres et l'éducation des enfants. Pour cela, il fonde en 1921 une congrégation de religieuses (les sœurs catéchistes de Guadalupe) qui ont pour mission de scolariser les enfants et leur donner une formation chrétienne. Il fonde plusieurs écoles dans les villes et les campagnes. Prudent et réservé en politique, il est néanmoins contraint à l'exil durant la guerre des Cristeros.

Âgé de 96 ans, il décède en 1954, considéré comme un saint par une partie de la population. Son procès en béatification est ouvert en 1984. Le , il est déclaré vénérable par le pape François.

Sommaire

BiographieModifier

EnfanceModifier

Jesús María Echavarría y Aguirre est né à Bacubirito (Mexique) le . Il est l'ainé des douze enfants de Don Ignacio Echavarría Yanez (1830 - août 1904) et de Doña María del Refugio Aguirre Rochini ( - ) ; ses parents s'étaient mariés en 1857. Son baptême est célébré le 18 juillet dans l'église paroissiale locale dans laquelle il reçoit les noms de José María Francisco Romulo de Jesús[1].

Dès l'enfance, il se distingue par sa piété religieuse, et sa dévotion à la Sainte Vierge. Durant sa jeunesse, il « se sent appelé à devenir religieux », il en parle au curé de Badiraguato qui l'envoie au séminaire de Culiacán, où il termine ses études et se prépare au sacerdoce[1].

Le prêtreModifier

Ordonné prêtre le , sa première fonction est celle de recteur du séminaire de son diocèse. Ensuite, il est nommé vicaire et curé de la paroisse del Fuerte. Les habitants y ont témoigné qu'il y travaille « avec un zèle apostolique » est qu'il est estimé de tous ses paroissiens. Il s'investit dans le soin et l'éducation chrétienne des enfants. Pour cela, il organise des séances de catéchisme deux fois par semaine dans l'église, où il enseigne personnellement, avec d'autres intervenants appelés pour l'occasion[1],[2].

Il est ensuite nommé vicaire de la cathédrale du Culiacán, où il poursuit ses actions d'enseignements. Dans cette paroisse, il lance la construction de l'église du Sacré-Cœur de Jésus à Culiacán[1],[2].

Le , il est nommé vicaire général du diocèse de Sinaloa[N 1], par l'évêque du diocèse de Saltillo, Mgr Santiago Zubiría y Manzanera[1].

L'évêqueModifier

 
Cathédrale de Saltillo.

À la mort de l'évêque de Saltillo, il est nommé évêque du lieu, le , par le pape Pie X. Il est ordonné évêque le 12 février suivant[2],[3].

Le diocèse, à cette date, présente de nombreuses carences tant matérielles que spirituelles. Une des pénuries les plus visibles est le manque de prêtres : il n'y a que 11 prêtres pour un diocèse d'une superficie de 150 000 km2. Mgr Echevarria s'attache alors d'organiser la structure de l'enseignement de la « doctrine chrétienne ». Pour l'aider dans les tâches d'enseignement, il fonde la congrégation des Sœurs catéchistes de Guadalupe[N 2] en 1921. Cette congrégation, est officiellement reconnue par Rome dans le décret du . Le but de ces religieuses est « d'être le bras droit des prêtres dans le service des plus pauvres, la catéchèse et l'éducation chrétienne »[1]. Il travaille sans relâche à l'évangélisation des zones rurales de son diocèse. Tout au long de son épiscopat il se préoccupe des plus nécessiteux, défend la dignité des pauvres. Il crée le séminaire de Saltillo où il se dévoue à la bonne formation de son clergé.

Pour protéger les enfants[N 3], Mgr Echavarría met en place des écoles pour les enfants pauvres (qu'il finance personnellement). Ces écoles sont appelées « écoles à domicile » car ces écoles se font dans une « ambiance familiale et chrétienne ». Ces écoles sont réparties dans plusieurs villes du diocèse (comme Torreón, San Pedro de las Colonias (es), Monclova, Frontera, Parras de la Fuente, Saltillo)[1].

En politique, il se montre prudent et discret : ainsi, il n'a jamais eu de conflits ou de confrontations publiques avec les autorités de son temps. Cependant il n'échappe pas à la vague de persécutions religieuses qui frappent le pays lors de la guerre des Cristeros. Durant un temps, il exerce son ministère dans la clandestinité et au péril de sa vie. Il est même contraint de s'exiler quelque temps aux États-Unis (de 1914 à 1918, puis de 1927 à 1929)[1],[4].

Âgé de 96 ans, Mgr Echavarría décède, le . Les paroissiens de Saltillo viennent le pleurer lors de ses funérailles, gardant le souvenir « d'un saint homme ». Il est inhumé dans la cathédrale Santiago de Saltillo[1].

SpiritualitéModifier

Toute sa vie il montre un grand dévouement pour Dieu, pour l'Église et ses paroissiens, avec une attention particulière pour les pauvres et les enfants. Il célèbre l'Eucharistie avec « dévotion et un profond respect » et il a une grande dévotion pour la Vierge Marie (en particulier, la Vierge de Guadalupe). Avec les prêtres de son diocèse, il a une relation paternelle mais « énergique », souhaitant que ses « principaux collaborateurs progressent dans la foi »[1].

Il a également une grande dévotion pour le Sacré-Cœur de Jésus et une vénération respectueuse pour le pape[1].

Les Sœurs Catéchistes de GuadalupeModifier

 
Vírgen de Guadalupe (copie originale, gravure du XVIe siècle).

La congrégation des Sœurs Catéchistes de Guadalupe (Hermanas Catequistas Guadalupanas)[N 4] est fondée le avec quelques volontaires et l'établissement d'une première école accolée au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à Saltillo[N 5],[5]. Le charisme de ce nouvel institut est défini comme « la configuration avec Jésus-Christ bon pasteur et unique maître », sa spiritualité est « la charité pour Dieu et pour le prochain », sa mission : l'éducation et la catéchèse à destination des pauvres et des marginaux (pastorale paroissiale, rurale, éducative, des indigènes, des Mexicains et des immigrants mexicains aux États-Unis)[6].

Le [N 6], les premières religieuses prononcent leurs vœux solennels dans la congrégation naissante. Très vite les persécutions religieuses qui frappent le Mexique touchent la congrégation naissante. Les religieuses connaissent des pressions et menaces des autorités gouvernementales. Elles doivent parfois se cacher pour poursuivre leur mission. La paix civile retrouvée, elles poursuivent leur mission[6].

De nos jours, la congrégation compte 25 maisons, et 140 religieuses, dans diverses régions du Mexique et des États-Unis[4],[7]. Leur maison mère est basée à Mexico.

Vénération et béatificationModifier

La chambre où l'évêque est décédé (et qu'il a occupée pendant plus d'une décennie) est restée inchangée. Elle est devenue un lieu de pèlerinage où des fidèles viennent « pour demander une faveur » à l'ancien évêque de Saltillo. Le musée, installé dans la maison, contient de nombreux témoignages de fidèles, relatant des miracles et grâces obtenus par l'intercession de Mgr Echavarría[4].

Le procès diocésain de béatification s'est déroulé de 1984 à 1995. La positio a été présentée en 2001 au Vatican[8], et depuis le , il est reconnu vénérable par l'Église catholique[2].

Le procès pour l'étude d'un miracle a été instruit de 1999 à 2001[8] et envoyé pour étude au Vatican.

Sa mémoire est célébrée le 5 avril[3].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le poste de vicaire général étant devenu vacant.
  2. Cette congrégation de religieuses est rattachée à l'Ordre du Carmel.
  3. Son hagiographe précise « pour les protéger d'une éducation (ou propagande) socialiste ».
  4. Congrégation à ne pas confondre avec les Filles de Sainte Marie de Guadalupe (Hijas de Santa Maria de Guadalupe), congrégation fondée par le Père Luis Gonzaga de la Torre y Baeza, à Puebla au Mexique en 1888. Cette congrégation est agrégée à l'Ordre des Carmes déchaux depuis 1981.
  5. Ce sanctuaire ne doit pas être confondu avec le grand Sanctuaire marial de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico.
  6. Cette date est parfois retenue comme date de fondation de la congrégation.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j et k (es) « Sintesis Biografica », sur Jesús María Echavarría Aguirre, jesusmariaechavarria.org.mx, (consulté le 20 janvier 2017).
  2. a b c et d (en) « Venerable Jesús María Echavarría y Aguirre », sur CatholicSaints.Info, catholicsaints.info (consulté le 20 janvier 2017).
  3. a et b « Vénérable Jesús María Echevarría y Aguirre », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le 24 janvier 2017).
  4. a b et c (es) hermanas Catequistas Guadlupanas, « Nuestro Padre Fundador Jesus Maria Echavarria y Aguirre », sur Hermanas Catequistas Guadlupanas, hermanascatequistasguadalupanas.blogspot.fr, (consulté le 25 janvier 2017).
  5. (es) Jorge Fuentes Aguirre, Una casa para la Virgen : historia del Santuario de Guadalupe de Saltillo, Comíte Pro Restauración del Santuario de Guadalupe de Saltillo, , 111 p. (lire en ligne).
  6. a et b (es) « Fundacion del instituto de Hermanas Catequistas Guadalupanas », sur Jesus Maria Echavarria, jesusmariaechavarria.org.mx (consulté le 25 janvier 2017).
  7. (es) Jerry Circelli, « Las Hermanas Catequistas Guadalupanas (HCG) naturalmente responden al llamado del Papa », North Texas Catholic,‎ (lire en ligne).
  8. a et b (es) « Santidad en el Carmelo » [PDF], sur Portal Carmelitano, portalcarmelitano.org, (consulté le 24 janvier 2017), p. 72.

AnnexeModifier

Articles liésModifier

BibliographieModifier

  • Jesús María Echavarría Aguirre, Obispo de Saltillo. Dans (es) Francisco Belgodere et Wilhelm Maria Havers, Obispos mexicanos del siglo XX, Guadalajara, Libros católicos, , 304 p. (lire en ligne), p. 139–147.
  • (es) collectif, El obispo migrante: contextualización y edición crítica de los diarios durante los exilios del tercer Obispo de Saltillo, Jesús María Echavarría y Aguirre, , 236 p. (ISBN 9786079158965, lire en ligne).

Liens externesModifier