Jeannette Guyot

résistant français

Jeannette Guyot ( - ) est l’une des deux seules femmes titulaires de la Distinguished Service Cross, obtenue durant la Seconde Guerre mondiale. Elle participe au plan Sussex et à la mission Pathfinder.

Jeannette Guyot
Jeannette Guyot.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
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Grade militaire
Distinctions

BiographieModifier

Jeannette Guyot naît le à Chalon-sur-Saône, d'un père marchand de bois et d'une mère couturière[1]. Sa famille s'engage dans la Résistance, ce qui vaut à ses deux parents d'être déportés[1]. Elle-même rejoint la France libre en [2]. Sa première participation à un réseau clandestin consiste à faire exfiltrer des agents et des civils vers la zone libre. Au fur et à mesure de son investissement dans le réseau, elle devient un agent de liaison chargé de transmettre des informations à la France libre[3]. En , elle est arrêtée par la Gestapo mais est libérée faute de preuve.

Elle rejoint alors le réseau Confrérie Notre-Dame (C.N.D.) commandé par le colonel Remy[4]. En , le réseau est trahi et Jeannette Guyot s'enfuit vers Lyon puis vers l'Angleterre. Elle porte alors le nom de Jeannette Gauthier. Elle fait alors partie des 120 volontaires formés pour participer au plan Sussex[3].

Le , elle est parachutée à Loches avec trois autres résistants, Marcel Saubestre, Georges Lasalle et Pierre Binet afin de mettre en place une cellule de recherche de zone de parachutage et de caches pour les soldats qui seront parachutés par la suite, cette mission porte le nom de Pathfinder[5]. Cette mission aboutit à la création du réseau Phratrie[6],[7].

Après la guerre, elle se retire de la vie publique et meurt le à 97 ans après une vie au service de la France[8]. Le quotidien britannique du Daily Telegraph lui consacre une page entière pour lui rendre hommage[9].

La 45e promotion de l'institut régional d'administration de Nantes s'est baptisée en son honneur (2017)[10].

Le , l'école élémentaire de Génelard est baptisée "École Jeannette Guyot"[11],[12]

DistinctionsModifier

  FranceModifier

  Royaume-UniModifier

  Etats-UnisModifier

RéférencesModifier

  1. a et b (en) « Jeannette Guyot, Free French agent – obituary », sur The Telegraph (consulté le 7 mai 2016).
  2. « Jeannette Guyot - Les Français Libres », sur www.francaislibres.net (consulté le 6 mai 2016)
  3. a et b Le Point.fr, « Jeannette Guyot, la (trop) discrète disparition d'une femme de l'ombre », sur Le Point, (consulté le 15 mai 2016)
  4. « C.N.D. Castille - Résistant - GUYOT Jeannette », sur cnd-castille.fr (consulté le 6 mai 2016)
  5. « Mission Pathfinder », sur www.plan-sussex-1944.net (consulté le 6 mai 2016)
  6. « Obituary: Jeannette Guyot, French Resistance fighter », sur www.scotsman.com (consulté le 15 mai 2016)
  7. Henri Noguères, Marcel Degliame-Fouché et Jean Louis Vigier, Histoire de la Résistance en France, de 1940 à 1945 ...: Et du nord au midi..., novembre 1942, R. Laffont, (lire en ligne).
  8. a b et c « Jeannette Guyot. Heroine of the French Resistance who became one of the most decorated women of the Second World War », sur www.thetimes.co.uk (consulté le 6 mai 2016)
  9. (en) « Jeannette Guyot, Free French agent – obituary », The Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mai 2017)
  10. OneXt Content System - www.onext.fr, « www.ira-nantes.fr: La 45ème promotion a fait sa rentrée le 1er septembre 2017 », sur www.ira-nantes.gouv.fr (consulté le 17 septembre 2017)
  11. Agnès Jaffre, « L’école élémentaire portera le nom de Jeannette-Guyot », Le Journal de Saône et Loire,‎ (lire en ligne)
  12. Décision du conseil municipal de Génelard le 3 juillet 2019
  13. a b et c Laurent Lagneau, « Grande résistante, Jeannette Guyot nous a quittés dans la plus grande discrétion », sur Zone Militaire, (consulté le 6 mai 2016)
  14. « Valor awards for Jeannette Guyot », sur valor.militarytimes.com (consulté le 6 mai 2016)
  15. « Jeannette Guyot - forum "Livres de guerre" », sur www.livresdeguerre.net (consulté le 6 mai 2016)

Liens externesModifier