Jeanne de Genève

comtesse de Savoie du XIème siècle
Jeanne de Genève
Jeanne de Geneve.jpg
Estampe extraite de Jean Frézet Histoire de la Maison de Savoie (1826-1827).
Titre de noblesse
Comtesse de Savoie
-
Prédécesseur
Successeur
Biographie
Décès
Famille
Père
Mère
Gisèle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Amédée II de Savoie (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Humbert II de Savoie
Adélaïde de Savoie (d)
Auxilia (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason comte Geneve ancien.svg
Blason

Jeanne de Genève, née vers 1050 et morte vers 1095, est une princesse probablement issue de la maison de Genève et qui devient par mariage comtesse de Savoie.

BiographieModifier

Jeanne est très probablement une fille du comte de Genève, Gérold (1020 - 1080), et de Gisèle dite de Bourgogne (1020-1060)[1],[2].

Elle est mariée, selon Guichenon (1660)[3], au comte Amédée II, seigneur de Maurienne et de Belley[1],[4],[5], vers 1065[2] (peut être 1070[2], voire 1077[4],[5]). Cette union n'est pas mentionnée chez le spécialiste des comtes de Genève Pierre Duparc (1955)[6]. Le site Internet de généalogie Foundation for Medieval Genealogy indique qu'il n'existe pas d'acte connu.

Le Altacumbæ Chronicon, cité par le médiéviste Charles William Previté-Orton, mentionne « uxor ejus [Amedei] de Burgondia », qui pourrait se référer à Amédée[7]. Si elle est d'origine genevoise, cela permettrait d'expliquer comment la maison de Savoie est venue si tôt posséder une grande partie du Genevois[7].

Elle lui apporte ainsi en dot le Valromey ainsi que la rive droite du Rhône, entre les bourgs de Culoz et Bellegarde[2],[4],[5].

FamilleModifier

Cette union a donné un fils, Humbert, dit le Renforcé (1065-1103), qui succède à son père. Pour les autres enfants, les généalogistes et les historiens ne s'accordent pas. Guichenon donnait en plus d'Humbert deux filles, Constance, qui aurait été l'épouse du marquis Otton II, et Lucrèce, pour laquelle on trouve également le prénom Adelays, unie à André vicomte d'Anglerie et Seigneur de Milan[3]. Les travaux plus récents ne semblent pas reprendre ces deux dernières.

Les autres enfants d'Amédée seraient :

RéférencesModifier

  1. a et b Secretan, 1867, p. 95 (lire en ligne).
  2. a b c d et e Palluel-Guillard, p. 8.
  3. a et b Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie, G. Barbier, (lire en ligne), pp. 208-213.
  4. a b et c Louis Trénard et Raymond Chevallier, Histoire des communes de l'Ain : Le Bugey, Roanne, Éditions Horvath, , 503 p. (ISBN 978-2-7171-0314-4), p. 436.
  5. a b et c Hélène Perceveaux, Paul Perceveaux, Histoire du Valromey, H. et P. Perceveaux, , 569 p. (ASIN B000WIPJS8), p. 65.
  6. Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe – XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p..
  7. a et b (en) Charles William Previté-Orton, The Early History of the House of Savoy: 1000-1233, Cambridge, Cambridge University Press (réimpr. 2013) (1re éd. 1912), 512 p. (lire en ligne), p. 242-243, « uxor ejus [Amedei] de Burgondia ».
  8. a et b (en) Charles William Previté-Orton, The Early History of the House of Savoy: 1000-1233, Cambridge, Cambridge University Press, , 512 p. (lire en ligne), p. 205.
  9. Laurent Ripart, « La tradition d'Adélaïde dans la maison de Savoie », dans Patrick Corbet, Monique Goullet, Dominique Iogna-Prat, Adélaïde de Bourgogne. Genèse et représentations d'une sainteté impériale, Comité des travaux historiques et scientifiques / Éditions universitaires de Dijon, coll. « CTHS Histoire », , 230 p. (ISBN 2-7355-0497-2, lire en ligne).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier