Ouvrir le menu principal

Jeanne Bucher

marchande d'art française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bucher.
Jeanne Bucher
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Archives conservées par

Marie-Jeanne Bucher, née le à Guebwiller et morte le à Paris, est une marchande d'art française et la fondatrice de la galerie Jeanne Bucher.

BiographieModifier

Jeanne Bucher, née à Guebwiller, est la sœur de Pierre Bucher. Elle arrive à Paris en 1920 où elle fréquente Edmond Bernheim, Jean Lurçat, Jean Dalsace, Dollie et Pierre Chareau.

Elle épouse en 1895 le pianiste d'origine suisse Fridolin Blumer, avec qui elle a deux filles, Ève née en 1898, et Sybille née en 1901[1]. En 1900, elle rencontre le poète Charles Guérin. De leur amitié naît une passion partagée à laquelle elle met un terme sur demande de son mari[1].

Entre 1902 et 1922, elle quitte Strasbourg pour la Suisse, pour suivre des études de bibliothécaire puis des études d'infirmière et devient infirmière volontaire à Lyon pendant la seconde guerre mondiale . Suite à l'annulation de son mariage avec Fridolin Blumer, elle s'installe à Paris en 1922.

Elle travaille tout d'abord comme secrétaire au théatre du Vieux-Colombier, puis dans la librairie de Jean Budry.

Elle ouvre sa première galerie-librairie en 1925, dans une annexe de la boutique d'exposition Pierre Chareau où elle rencontre l'écrivain-éditeur Georges Hugnet. Ses premiers accrochages sont dédiés au cubisme et surtout aux sculptures de Jacques Lipchitz. Lorsque les difficultés financières la contraignent à vendre sa galerie d'art, elle participe aux expositions organisées par Marie Cuttoli, rue Vignon.

En 1936, Jeanne Bucher rouvre une galerie dans un appartement à l'étage, au fond d'une cour, au 9 ter boulevard du Montparnasse[2], toujours très entourée par l'amitié de Jean Lurçat et de Georges Hugnet, qu'elle expose en plus de Pablo Picasso, Joan Miró, Kandinsky, Henri Laurens, Georges Gimel, Jacques Lipchitz, Max Ernst, André Masson, Jean-Michel Coulon, Paul Cognasse, Nicolas Eekman, Robert Lotiron, Jean-Francis Laglenne, Jean Signovert. Elle édite également des livres d'arts, tel que Une semaine de bonté de Max Ernst en 1934[3].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle aide la photographe Rogi André, première épouse d'André Kertész, qui avait été contrainte de fuir en zone libre et de se réfugier en Touraine en raison de ses origines juives, à se cacher à Paris.

En 2004, la galerie est reprise par Véronique Jaeger et renommée « Galerie Jeanne Bucher Jaeger » en 2015[4]. Un nouvel espace d'exposition ouvre dans le quartier du Marais.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Recht, Roland,, Pijaudier, Joëlle,, Musée des beaux arts de Strasbourg, et Musée zoologique de l'université et de la ville (Strasbourg, France),, Laboratoire d'Europe : Strasbourg 1880-1930 (ISBN 9782351251546 et 2351251547, OCLC 1008298247, lire en ligne)
  2. https://books.google.fr/books?id=lfbpAAAAMAAJ&q=%229+ter+boulevard+du+montparnasse%22&dq=%229+ter+boulevard+du+montparnasse%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj70JSZhdzgAhVs1-AKHdJEA_4Q6AEITDAH
  3. « Max Ernst - Une semaine de bonté - les collages originaux », sur musee-orsay.fr (consulté en août 2016)
  4. « Galerie Jeanne Bucher Jaeger — Espace Marais », sur slash-paris.com (consulté en août 2016)