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Jeanne-Françoise Quinault

actrice française
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Jeanne-Françoise Quinault
Jeanne-Françoise Quinault by Pirodon after Quentin de La Tour.jpg
Jeanne-Françoise Quinault.
Gravure d'Eugène Louis Pirodon d'après Quentin de La Tour.
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Fratrie

Jeanne-Françoise Quinault-Dufresne, Mlle Quinault, dite Quinault cadette, est une actrice française, née à Strasbourg le 13 octobre 1699 et morte à Paris le 18 janvier 1783.

BiographieModifier

Issue d'une famille de comédiens[1], fille de Jean Quinault (voir aussi la famille : Quinault), de la Comédie-Française, Jeanne-Françoise Quinault débuta à la Comédie-Française en 1718 comme tragédienne, avant de jouer les rôles de soubrettes, de caractères et de ridicules. C'est elle qui donna à Nivelle de La Chaussée l'idée du Préjugé à la mode et à Voltaire celui de L'Enfant prodigue. Elle quitta le Théâtre-Français en 1741.

Pendant l'hiver 1731-1732 à Paris, Mlle Quinault réunit dans le plus grand secret un petit groupe de sept amis, parmi lesquels Maurepas, pour une série de lazzi, c'est-à-dire des soupers fins accompagnés de théâtre de société : bal masqué, lanterne magique, chien savant, marionnettes, satire, discours d'opérateur et parodie...

Pleine de grâce et d'esprit, elle anima l'un des plus célèbres salons littéraires de l'époque, dit la Société du bout du banc. Les lundi, elle donnait des dîners chez elle, rue Sainte-Anne puis rue d'Anjou à Paris, où la meilleure noblesse était mise sur le même pied que les poètes et les artistes. S'y réunissait la société la plus éclairée – Maurepas, Honoré-Armand de Villars, le duc de Lauragais, le duc d'Orléans, le Grand Prieur d'Orléans, le marquis de Livry, Antoine de Fériol de Pont-de-Veyle – et des hommes de lettres comme Caylus, Duclos, Voltaire, Piron, d'Alembert, Voisenon, Rousseau, Grimm, Diderot, Lagrange-Chancel, Collé, Moncrif, Grimod de La Reynière, Crébillon fils, Marivaux, Saint-Lambert, Fagan de Lugny, l'abbé de La Marre, le chevalier Louis Caron-Destouches... En fin de compte, la société devint si nombreuse que les dîners durent se tenir dehors. Les philosophes en chassèrent les poètes, la gaieté s'évanouit, et la société fut dissoute.

Notes et référencesModifier

  1. Ses frères et sœurs étaient Jean-Baptiste-Maurice Quinault l'aîné (1689-1745), acteur et musicien ; Françoise Quinault-Denesle (1668-1713) ; Abraham-Alexis Quinault-Defresne (1690-1767), tragédien.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Judith Curtis, Mademoiselle Quinault and the Bout-du-Banc : a reappraisal, SVEC, 2000, p. 35-56
  • Paul de Musset, « Mademoiselle Quinault », Revue de Paris, tome III, 1841, p. 175-211, et tome XXVII, 1841, p. 153-185.
  • Judith Curtis, « Divine Thalie » : the career of Jeanne Quinault, (SVEC 2007,8), Oxford : Voltaire Foundation, 2007.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier