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Jean Vivant Micault de Corbeton

juriste français

Vivant Micault de Corbeton
Image illustrative de l’article Jean Vivant Micault de Corbeton
armoiries de la Maison de Micault

Titre Seigneur de Fleurey-sur-Ouche
(-1789)
Autres titres Comte de Corbeton
Gouvernement militaire Président au Parlement de Bourgogne
Biographie
Nom de naissance Jean
Naissance
Bourgogne
Décès
Dijon
Conjoint Marie-Charlotte Trudaine

Jean Vivant Micault de Corbeton est président au parlement de Bourgogne lorsqu'éclate la Révolution française de 1789.

BiographieModifier

Marié à Marie-Charlotte Trudaine le , il est président au parlement de Bourgogne lorsque la Révolution éclate. Il n'est pas le plus riche de ces nobles parlementaires dijonnais, mais sa fortune est loin d'être négligeable. Il demeure en ce temps là rue Vauban à Dijon dans un hôtel particulier dit des Monnoyes, avec un très beau parc aux essences rares.

Craignant pour sa personne et celle de sa femme, il émigre avec elle en octobre 1789 ; il rentre en France, de peur que leurs biens ne soient saisis. Ils sont de retour sur le territoire national en mars 1792, quelques semaines avant la date fatidique. Comme ils étaient rentrés entre le et le 8 mai, ils n'eurent pas à payer le double impôt pour l'année en cours.

Ne désirant pas paraître à Dijon, il s'installe à Luxeuil et fait parvenir certificats de résidence et certificats médicaux, toujours dans le même but, mais ceux-ci ne sont pas considérés comme valables et le (13 Brumaire An II), ses biens sont saisis. Le citoyen André-Antoine Bernard dit Pioche Fer Bernard est envoyé en mission à Dijon, par le Comité de salut public, il y arrive le et s'installe immédiatement dans l'hôtel Bouhier de Savigny, propriété du président Jean Vivant Micault de Corbeton. Ce dernier est incarcéré au château de Dijon le 13 du même mois (25 pluviôse an II), sur réquisition de Pioche Fer Bernard. Le (4 ventôse an II), il est transféré à la Conciergerie sous l'inculpation d'avoir émigré.

Son avocat, maître Larché, plaida qu'il n'avait jamais quitté la France, fournissant des certificats de résidence. Le tribunal, dans le doute, le renvoya devant le directoire du département. Pioche Fer Bernard déclara que ces certificats n'étaient pas rédigés dans les formes et qu'ils n'étaient pas valables. Ne voulant pas lâcher sa proie et perdre les avantages qu'il avait déjà tirés de la saisie de ses biens, il adressa une lettre d'injonction au directoire les pressant de juger le jour même. Craignant pour leur sécurité, les juges condamnèrent Vivant Micault de Corbeton. Il fut exécuté le jour même, le (27 ventôse an II), avec neuf autres personnes, sur la place du Morimont[1].

Le , son fils, Joseph-Vivant, son gendre, Charles Michel Trudaine de la Sablière, et son frère sont également guillotinés sur ordre du Tribunal révolutionnaire de Paris.

Il restait deux autres enfants qui étaient sous curatelle depuis le  : une fille, Charlotte-Joséphine, en état d'imbécilité depuis sa naissance et un garçon, Lubin Marie Vivant, âgé de 17 ans, mort à l'asile.

Propriétés, seigneuriesModifier

  • Seigneurie d'Agey
  • Seigneurie de Meilly-sur-Rouvres
  • Seigneurie de Fleurey-sur-Ouche soit 176 journaux de terres, 23 soitures[2] de prés, plus bois, ainsi que la ferme, le moulin et le château de la Velotte. L'inventaire des biens saisis fut fait du 14 au 22 novembre 1793. Il fut réalisé par Claude Dellery, maire de la commune, aidé de Pierre Bouhin, fermier du comte, et Jean-Antoine Romey, venu de Dijon. L'ensemble des biens fut estimé à 39 727 livres et vendu en 67 lots, le à Jean Cazotte et Antoine Liguier pour 32 000 livres. Les terres, vignes, prairies et chenevières furent vendues des 12 au 14 fructidor pour 40 000 livres à Claude Pavaillon, André Maillot, François Potier, Mathieu Perille, Antoine Liguier et Jean Cazotte. Rayée de la liste des émigrés le ou 24 thermidor an III, sa famille recouvre les biens, mobiliers et immobiliers, sauf ceux de Fleurey, par arrêté portant mainlevée du séquestre en date du 18 brumaire an VI. Ce n'est que le que Monsieur de Vérac, légataire universel de la famille, reçoit une somme de 53,315 francs pour les biens saisis à Fleurey.
  • Seigneurie de Maconge
  • Seigneurie de Rouvres-sous-Meilly
  • Seigneurie de Barbirey-sur-Ouche
  • Seigneurie de Saligny
  • Seigneurie de Santenay
  • Seigneurie de Pommard
  • Seigneurie de Joncy
  • Seigneurie de Liernolles

ArmoiriesModifier

  • «  D'azur, à un chevron d'or, chargé en chef d'une croix de gueules, accompagné de trois chats d'argent »[3]

DeviseModifier

IconographieModifier

BibliographieModifier

  • Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand, Nevers, 1865, 3e éd. Guénégaud, Paris, 1965, 3 vol., t. I
  • Archives Départementales de la Côte-d'Or: Q.212 - Q.1070
  • Pierre Perrenet, La Terreur à Dijon, la conspiration des prisons, Dijon, 1907.
  • Albert Colombet Les Parlementaires bourguignons à la fin du XVIIIe siècle, Dijon, 1937
  • Guy Masson, La triste histoire du comte Jean Vivant Micault de Corbeton, châtelain de Fleurey, texte en ligne.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Aujourd'hui place Émile-Zola.
  2. Un grand journal ou soiture = 34 ares ; un arpent royal = 51 ares ; une ouvrée = 1/8e de journal.
  3. Armorial de la Bourgogne par d'Hozier, 1696. BnF