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Jean Vendeville

professeur de droit et évêque catholique

Maximilien Morillon
Biographie
Naissance
Lille
Décès
Tournai
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque de Tournai

Jean Vendeville ( à Lille[1] à Tournai) fut professeur de droit et évêque de Tournai.

BiographieModifier

Peut-être né à Lille, il était le fils de Guillaume Vendeville, bourgeois de Sainghin-en-Mélantois[2], et de Marie des Barbieux. Il fit ses premières études à Menin et, dès l'âge de quinze ans, à Paris, où il étudia le droit, avant de commencer à exercer à Arras. En 1551, il épousa Anne Roelofs, de Louvain, et en 1553 il obtint un doctorat en droit à l'université de Louvain. En 1562, il fut nommé professeur de droit à l'université de Douai qui venait d'être créée. Son influence s'exerça pour recueillir le soutien des laïcs afin d'établir des séminaires diocésains dans les Pays-Bas, et pour la création d'un collège des Jésuites à Douai et Lille. Il voyagea à Rome pour demander qu'on mît en place des séminaires missionnaires, et retourna dans les Pays-Bas en compagnie de William Allen, qu'il encouragea à fonder un collège anglais à Douai.

Il perdit sa femme tout au début de la Révolte des Gueux et partit un court moment en exil comme partisan déclaré de la cause royale. Il mena des négociations pour le compte des intérêts royaux dans les Pays-Bas, et fut nommé conseiller privé par Philippe II d'Espagne ; en 1580, toutefois, il abandonna la vie publique pour entrer dans les ordres et fut ordonné prêtre en 1581. Il se fit particulièrement remarquer pour sa charité pendant la disette de 1586. Le roi le proposa comme évêque de Tournai en 1586, sa nomination fut confirmée en 1587 et il fut consacré évêque le 29 mai 1588. En 1589, il convoqua un synode pour l'application dans son diocèse des réformes tridentines.

Il mourut le 15 octobre 1592 et fut enterré le lendemain dans le chœur de la cathédrale de Tournai.

SourcesModifier

  • Alexis Possoz, Mgr Jean Vendeville, évêque de Tournai 1587-1592 (Lille: Lefort, 1862). disponible sur Google Books.

Notes et référencesModifier

  1. Ou à Sainghin-en-Mélantois, à quelques kilomètres de Lille
  2. Appendice, Quelques notes historiques sur les communes voisines, Forest-sur-Marque, pages 289 à 291, Essai de l'histoire d'Ascq et de ses environs, Pierre Delebart, Imprimerie R. Boulonnais, Ascq, 1952.

Référence de traductionModifier