Jean Thierry Ebogo

moine carme camerounais
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Thierry de l'Enfant-Jésus et de la Passion
Image illustrative de l’article Jean Thierry Ebogo
Frère carme, serviteur de Dieu
Naissance
Bamenda (Cameroun)
Décès (à 23 ans) 
Legnano (Italie)
Nom de naissance Jean Thierry Ebogo
Nationalité Drapeau du Cameroun camerounaise
Ordre religieux Ordre des Carmes déchaux
Vénérée à Jardin du scolasticat «Edith Stein» de Nkolbisson (Yaoundé)
Béatification cause en cours


Jean Thierry Ebogo, également connu sous son nom en religion Thierry de l'Enfant-Jésus et de la Passion, né le à Bamenda (Cameroun) et mort le à Legnano (Italie), est un religieux carme déchaussé camerounais. Les nombreux témoignages rapportés sur sa vie et sa spiritualité ont amené l'Église catholique à enclencher une procédure de béatification et de canonisation.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Jean Thierry Ebogo est né le dans une famille pieuse et fervente dans le nord-est du Cameroun. Dès son plus jeune âge, il manifestera le désir de devenir prêtre[1]. Âgé de 13 ans, il fait son entrée au petit séminaire de Guider[2]. Il poursuivra ses études dans un lycée scientifique. Il n'abandonna pas son projet de devenir prêtre mais s'intéressa à la science pour subvenir le plus possible aux besoins des habitants les plus miséreux[1]. Garçon très pieux et obéissant, il se fait remarquer par ses nombreuses vertus. Il était très dévoué dans sa paroisse et pour sa famille. Jean Thierry Ebogo était aussi un adolescent joyeux, sociable et qui aimait la vie[1].

Vie religieuseModifier

Il fait une brève expérience chez les Oblats de Marie-Immaculée, mais on ne lui reconnaît pas la vocation pour le charisme de cette Congrégation. Orienté vers un autre ordre religieux, il entre le au carmel Sainte-Thérèse de Nkoabang[2]. Il s'y épanouit dans sa vie religieuse. Il sera désormais très influencé par la spiritualité de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus[1]. Les premières charges qu'on lui confie sont l'animation de groupes de prières, de jeunesse et de l'Action catholique. Menant une vie d'une grande profondeur spirituelle, il décida d'épouser la Sagesse et de se donner entièrement au Christ.

MaladieModifier

À la suite d'une maladie osseuse se propageant à l'intérieur de son corps, il dut se faire amputer la jambe droite. Il accueillit cette nouvelle avec joie et l'offrit pour les vocations sacerdotales et le bien de l’Église. L'opération se déroula le , peu après son entrée au carmel[2].

Il termina son noviciat dans la région de Milan, où il put également être suivi avec plus de soins et de moyens par des cliniques italiennes. C'est le qu'il fait sa profession religieuse, et prend le nom de frère Thierry de l'Enfant-Jésus et de la Passion[2],[3].

Toujours hospitalisé, sa chambre devint un véritable lieu de rencontres. Des centaines de jeunes, prêtres, consacrés, malades vinrent à son chevet. Le charisme qu'il dégageait attirait de nombreuses personnes, qui vinrent y trouver du réconfort auprès de ce frère malade. Par ses souffrances, il s'offrit entièrement pour les vocations religieuses et sacerdotales.

Le , frère Thierry de l'Enfant-Jésus et de la Passion mourut à Legnano, près de Milan, âgé de seulement 23 ans[1].

Béatification et canonisationModifier

Ses obsèques attirèrent une foule inattendue. Une grande réputation s'est construite sur le témoignage de sa vie. Sa tombe est toujours fleurie et de nombreuses personnes viennent s'y recueillir[1].

La cause pour sa béatification a été introduite le à la phase diocésaine. Le diocèse compétent pour cette tâche est celui de Milan. L'enquête diocésaine a été clôturée le à Milan[2].

Jean Thierry Ebogo est désormais considéré par l’Église catholique comme Serviteur de Dieu.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f « Notices Biographiques », sur Fr Jean Thierry Ebogo, jeanthierryebogo.org (consulté le 7 décembre 2015).
  2. a b c d et e Anne Kurian, « Italie/Cameroun : la cause de canonisation du fr Jean Thierry, ocd, avance », Zenit, le monde vu de Rome,‎ (lire en ligne).
  3. Sa profession religieuse anticipée (du fait de sa maladie) se fait avec l'accord du père général de l'Ordre.