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Jean Raspail

écrivain, journaliste, voyageur et explorateur français
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Jean Raspail
Jean Raspail - Portrait - 2010.jpg
Jean Raspail en 2010.
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Aliette Raspail (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jean Raspail, né le à Chemillé-sur-Dême (Indre-et-Loire), est un écrivain et explorateur français.

Sommaire

BiographieModifier

Fils d'Octave Raspail, président des Grands moulins de Corbeil et directeur général des mines de la Sarre, et de Marguerite Chaix, Jean Raspail fait ses études au collège Saint-Jean-de-Passy, à Paris, où il est élève de Marcel Jouhandeau, puis à l'Institution Sainte-Marie, à Antony, pour enfin aller à l'École des Roches à Verneuil-sur-Avre[1] (Prairie-Colline 1936-1940).

Il se met tardivement à l'écriture, bien que la vocation l'ait taraudé dès le lycée; la lecture de son premier roman de jeunesse, jugé négativement par un académicien ami de son père, le bloquera pendant des années.

Pendant ses vingt premières années de carrière, il court le monde à la découverte de populations menacées par la confrontation avec la modernité. Il est marqué par le scoutisme qu'il a connu jeune, et son premier voyage, en 1949, l'emmène en canoë de Québec à La Nouvelle-Orléans[2], sur les traces du père Marquette. Il rallie ensuite la Terre de Feu à l'Alaska en automobile (du 25 septembre 1951 au 8 mai 1952) puis dirige une expédition française sur les traces des Incas en 1954.

En 1970, l'Académie française lui remet le prix Jean-Walter pour l'ensemble de son œuvre. En 1973, il s'autorise enfin à revenir au roman et écrit son œuvre phare, Le Camp des saints, dans lequel l'écrivain décrit la submersion de la France par l'échouage sur la Côte d'Azur d'une flotte de bateaux en ruine venue d'Inde, chargée de réfugiés. En février 2011, ce roman est réédité avec une nouvelle préface, intitulée « Big Other »[3]. Roman controversé : certains médias y voient un livre de « référence » pour une partie de l'extrême droite française, laquelle considérerait l'ouvrage comme « visionnaire »[4],[5].

Après Le Camp des saints, Jean Raspail écrira un grand nombre de romans couronnés de succès, parmi lesquels Septentrion, Sire et L'Anneau du pêcheur

Un certain nombre d'ouvrages évoquent également la Patagonie, à travers la revendication du royaume de Patagonie et d'Araucanie par Orélie-Antoine de Tounens, avoué de Périgueux, dans la seconde moitié du XIXe, tout autant que dans l'évocation de l'histoire et du destin de ces régions du bout du monde, notamment dans Qui se souvient des hommes.... En 1981, il se proclame consul général de Patagonie, ultime représentant du royaume d'Orélie-Antoine Ier[6]. Il se déclare par ailleurs royaliste[7].

Son catholicisme traditionnel sert d'inspiration pour beaucoup de ses œuvres utopiques, dans lesquelles les idéologies du communisme et du libéralisme sont vouées à l'échec, et une monarchie catholique est rétablie. Dans le roman Sire, un roi français est couronné à Reims en février 1999, Philippe Pharamond de Bourbon, âgé de 18 ans, descendant direct des derniers rois de France.

En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »[8], initiée par le collectif Non à la guerre[9].

Il postule à l'Académie française en 2000 et recueille le plus de voix[10], sans toutefois obtenir la majorité requise pour être élu au siège vacant de Jean Guitton.

Le 17 juin 2004, il publie une tribune dans Le Figaro intitulée « La patrie trahie par la République »[11], dans laquelle il critique la politique d'immigration menée par la France. Il est alors, avec le journal, attaqué en justice par la LICRA[12] pour « provocation à la haine raciale », mais est finalement relaxé par une décision de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris en date du 28 octobre.

Il a appartenu au comité d'honneur du Cercle national Jeanne-d'Arc, affilié au Front national[13]. Il est par ailleurs membre de l'association Les Écrivains de marine, fondée par Jean-François Deniau[14].

En 2012, il s'associe au projet « Notre antenne », porté par Gilles Arnaud et Philippe Milliau, qui donne naissance en 2014 à TV Libertés[15].

ŒuvresModifier

PrixModifier

Dans la culture populaireModifier

Son œuvre a été plusieurs fois portée à l'écran, adaptations qui n'ont pas soulevé l'enthousiasme de l'auteur. Les adaptations en bandes dessinées de ses romans Sept cavaliers… et Les Royaumes de Borée par Jacques Terpant, sont par contre, tout à fait revendiquées par l'écrivain[28].

En 2014, le dessinateur Philippe Francq emprunte ses traits pour le personnage de Mr Banks, qui apparaît dans Chassé-croisé, le dix-neuvième album de la série Largo Winch[29].

Notes et référencesModifier

  1. Parcours de Jean Raspail sur son site officiel (consulté le 30 octobre 2010).
  2. Thomas Goisque, « Disparition - Michel Menu, fondateur des Goums », Le Figaro, samedi 7 / dimanche 8 mars 2015, page 14.
  3. « Ouvrir les yeux sur les mensonges », entretien avec Bruno de Cessole dans Valeurs actuelles du 10 février 2011.
  4. Saïd Mahrane, « Jean Raspail : "Que les migrants se débrouillent" », sur Le Point (consulté le 12 février 2016)
  5. « Le "Camp des Saints" : le succès inattendu d'un livre raciste de 1973 », sur @rrêt sur images (consulté le 12 février 2016)
  6. Jean Raspail, Moi, Consul Général de Patagonie, Le Figaro, 6 novembre 1981
  7. Vidéo sur YouTube.
  8. « Liste des personnalités signataires de l'Appel », sur nonguerre.chez.com.
  9. Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir », sur liberation.fr, .
  10. Communiqué sur le site de l'Académie française (consulté le 30 octobre 2010).
  11. Jean Raspail, « La patrie trahie par la République », Le Figaro, no 18619,‎ (lire en ligne)
  12. La LICRA attaque Jean Raspail
  13. Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 118.
  14. Les Écrivains de Marine sur defense.gouv.fr.
  15. Abel Mestre et Caroline Monnot, « La télé identitaire, la drôle d’agence de presse et le « soft power » russe », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, .
  16. « Prix du livre Inter : Le palmarès depuis 1975 » (consulté le 21 janvier 2011)
  17. « Prix Jean-Walter - Prix d'histoire et de sociologie de l'Académie française », sur academie-francaise.fr (consulté le 2 novembre 2018).
  18. « Grand Prix du roman de l'Académie française : l'appel de l'aventure », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  19. a b et c Patrice De Méritens, « Jean Raspail « Aujourd'hui, "Le Camp des Saints" pourrait être poursuivi en justice pour 87 motifs » », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  20. « Palmarès du Prix du Livre Inter », sur lalettredulibraire (consulté le 2 novembre 2018).
  21. a b et c « L'écrivain Jean Raspail place Karukinka sous le haut-patronage du Consulat Général de Patagonie », sur Karukinka (consulté le 2 novembre 2018).
  22. « Prix Renaissance (lettres) », sur cerclerenaissance.info.
  23. a et b « L'Anneau du pêcheur », sur albin-michel.fr (consulté le 2 novembre 2018).
  24. « Le Grand Prix Littéraire de la Ville d'Antibes Jacques Audiberti », sur audiberti.com.
  25. « Les royaumes de Borée », sur albin-michel.fr (consulté le 2 novembre 2018).
  26. a et b « En canot sur les chemins d'eau du Roi », sur albin-michel.fr (consulté le 2 novembre 2018).
  27. Pierre Adrian, « En Bretagne, un prix littéraire pour Éric Zemmour dérange », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  28. Page consacrée à la bande dessinée sur le site de Jean Raspail (consultée le 30 octobre 2010).
  29. Jean Raspail s'est infiltré dans Largo Winch

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Madeleine Roussel, Jean Raspail, miroir d'une œuvre, éditions Sainte Madeleine, 2010 (ISBN 9782906972605)

Liens externesModifier