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Jean Navarre (peintre)

artiste français
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Jean Navarre
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Fréjus
Nom de naissance
Jean Louis Paul Émile Navarre
Nationalité
Autres activités
Formation
Maître
Distinctions

Jean Louis Paul Émile Navarre est un peintre, lithographe et illustrateur français né le à Pontoise et mort le à Fréjus.

BiographieModifier

Jean Navarre est né au 26, rue Thiers à Pontoise. Ses parents sont Alexandre Louis Navarre, électricien, et son épouse née Émilie Fau[1]. Jean Navarre grandit dans une ambiance favorable puisque sa mère est restauratrice de tapisseries anciennes[2]. Il est élève à Paris de l'École supérieure des arts appliqués Duperré de 1929 à 1932[3], puis, de 1933 à 1939, ayant pour condisciples Robert Humblot et Lucien Fontanarosa, de Lucien Simon à l'École nationale supérieure des beaux-arts[4]. « Élève indiscipliné »[2], il n'en participe pas moins en 1938 à l'exposition Jeune Génération constituée autour du manifeste Rupture écrit par Henri Hérault et signé de la majorité des exposants : « Nous dénonçons l'impressionnisme destructeur de lignes et de formes comme l'ennemi public no 1 » y est-il dit, comme pour énoncer l'émergence d'un nouveau réalisme[5].

Jean Navarre devient sociétaire du Salon des indépendants en 1948, sociétaire du Salon d'automne en 1959, membre du conseil en 1964 puis secrétaire général en 1968 du Salon de la Société nationale des beaux-arts.

Il vécut en partage entre la cité Montmartre-aux-artistes au 189, rue Ordener dans le 18e arrondissement de Paris et le chemin du Terme à Tourrettes (Var).

Contributions bibliophiliquesModifier

  • Pierre Devaux et Henry-Gérard Viot, La minute dérobée, illustrations de Jean Navarre, collection « Sciences et aventures », Éditions Magnard, 1952.

ExpositionsModifier

Expositions personnellesModifier

Expositions collectivesModifier

Réception critiqueModifier

  • « Il peint souvent des paysages du Midi, dans lesquels dominent les jaunes et les bleus… Il n'a pas fait partie officiellement du groupe des Forces Nouvelles ; c'est bien à cette tendance d'attachement à la réalité recomposée qu'il appartient ; sa vision, son écriture, bref son style personnel présentent des affinités de génération et d'amitiés avec ceux de Robert Humblot ou d'André Marchand, par un certain hiératisme des attitudes des figurants, tempéré par les saveurs rustiques du décor. » - Jacques Busse[8]
  • « Jean Navarre est un grand magicien de la lumière. Il voit et rend la nature uniquement en vibrations colorées. Les thèmes abordés sont nombreux, mais restent autour d'une constante : nature, personnages. À chaque sujet choisi s'adapte une dominante colorée. L'évocation de la lumière, toute en nuances et en valeurs, est surtout une évocation subtile de l'atmosphère et diffère fondamentalement du luminisme contrasté du Caravage. Il s'agit pour l'artiste de traduire une vision affective des êtres et de la nature en formes et accords colorés. La lumière vient de l'intérieur du tableau, ce qui contribue à rendre l'atmosphère de mystère à l'œuvre de Jean Navarre. » - Patrick-F. Barrer[3]

Récompenses, distinctions et hommagesModifier

Collections publiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Archives de la Ville de Pontoise[réf. nécessaire].
  2. a b et c René Barotte, « Jean Navarre », dans l'ouvrage collectif Les peintres témoins de leur temps, VI, Achille Weber/Hachette, 1957, pages 178-179.
  3. a b et c Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  4. (en) « Jean Navarre (peintre) », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787).
  5. Francis Parent et Raylond Perrot, Le Salon de la Jeune Peinture.? Une histoire, 1950-1983, Éditions Jeune Peinture/Imprimeurs Libres, 1983, page 7.
  6. Collectif, Un siècle d'art moderne. L'histoire du Salon des indépendants, Denoël, 1984.
  7. Galerie Celia B. Guedj, Jean Navarre.
  8. Jacques Busse, « Jean Navarre », in Dictionnaire Bénézit, tome 10, Gründ, 1999, page 117.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • René Barotte, « Jean Navarre », in collectif, Les peintres témoins de leur temps. Tome VI : Le sport, Achille Weber/Hachette, 1957.
  • Louis Guillaume, Jean Navarre, Genève, Éditions Pierre Cailler, 1959.
  • Jean Cassou, Pierre Courthion, Bernard Dorival, Georges Duby, Serge Fauchereau, René Huyghe, Jean Leymarie, Jean Monneret (peintre), André Parinaud, Pierre Roumeguère et Michel Seuphor, Un siècle d'art moderne. L'histoire du Salon des indépendants, Denoël, 1984.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Éditions André Roussard, 1999.
  • Jacques Busse, « Jean Navarre », in Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Liens externesModifier